Formation du nouveau gouvernement : le PAM face au défi des profils ministrables

Pour sa première participation au gouvernement, le PAM est face au difficile choix des candidats pour les portefeuilles ministériels. L'Istiqlal a l'embarras du choix. Pour le PAM, c'est un peu un casse-tête: le parti est jeune et sans expérience de gouvernement.

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Formation du nouveau gouvernement : le PAM face au défi des profils ministrables

Le 23 septembre 2021 à 21h03

Modifié 24 septembre 2021 à 9h38

Pour sa première participation au gouvernement, le PAM est face au difficile choix des candidats pour les portefeuilles ministériels. L'Istiqlal a l'embarras du choix. Pour le PAM, c'est un peu un casse-tête: le parti est jeune et sans expérience de gouvernement.

Tous les yeux sont rivés sur les noms qui pourraient constituer le nouveau gouvernement. Au PAM, pour sa première participation à l’exécutif, la gestion du choix des ministres est une inconnue.

A travers l’historique des gouvernements passés, nous connaissons le type de profils privilégiés que ce soit pour le RNI ou l’Istiqlal, mais pour le PAM ce sera une première, il est donc plus difficile d’anticiper.

Le RNI peut solliciter ses anciens ou actuels ministres, ses nouveaux militants ou puiser dans le bassin des hauts cadres du secteur privé dont il est proche. 

L’Istiqlal, quant à lui, de par ses réseaux complexes, aura la difficile tâche de choisir entre les nombreux CV qui affluent sur le bureau de Nizar Baraka.

13 ans après sa création, le PAM va enfin intégrer le gouvernement, mais présenter des profils ministrables ne sera pas chose aisée. 

Abdellatif Ouahbi 

Le secrétaire général du PAM devrait faire partie de ce gouvernement Akhannouch. En témoigne le communiqué publié par le conseil national du parti qui accepte la participation au gouvernement, tout en demandant que Ouahbi en fasse partie.

Mehdi Bensaïd

Le toujours jeune Mehdi Bensaïd. Ceux qui le connaissent disent qu’il est doté d’un grand sens politique, jusqu’à le décrire comme “un animal politique”.

Il est plus connu pour son dévouement pour la cause nationale, c’est un ardent défenseur de la marocanité du Sahara. Il a pu, d’ailleurs, le démontrer quand il a occupé le poste de président de la commission des affaires étrangères au parlement, entre 2011 et 2016.

Mehdi Bensaïd est aussi le fils de Samir Bensaïd, le camarade d’Abraham Serfaty et de Samira Kinani, militante de l’AMDH ayant des avis divergents de ceux de son fils sur de nombreuses questions.

Younes Sekkouri

Il est probablement la figure qui a le plus de poids en termes de formation et de parcours à la fois politique et de gestion, parmi les cadres du PAM.

Par le passé, Younes Sekkouri fut l’une des figures du PAM les plus visibles. Il a pris une certaine distance avec le parti après 2016. L’ex-député (2011-2016) est actuellement doyen de la business School de l’école nationale des ponts et chaussées pour l’Afrique.

L’ancien membre du bureau politique du PAM a un CV bien garni. Younes Sekkouri est docteur en Stratégie de l’ISCAE et titulaire de 2 MBA, l’un français de l’Ecole des Ponts et chaussées et l’autre américain de la Fox School of Business de l’Université de Temple.

Il aura aussi accumulé des expériences politiques dès l’âge de 24 ans en étant collaborateur de Driss Jettou et de Chakib Benmoussa. Et en tant que député, il a été membre de la commission des Finances.

Une source qui a connu les arcanes du PAM nous confirme que c’est l’une des têtes les mieux formées et les plus complètes du parti, alliant un profil de technocrate à une culture politique affirmée.

Fatima Zahra Mansouri

En tant que présidente du conseil national du PAM, elle peut être considérée comme la femme forte du parti. Récemment cette avocate de formation, a été de nouveau élue maire de Marrakech, après un premier mandat de 2009 à 2015.

Les personnes qui lui sont proches lui reconnaissent beaucoup de qualités, dont son sens de l’engagement. Mais il n’est pas sûr qu’elle puisse assurer les deux fonctions en même temps, celle de ministre et de maire d’une grande agglomération comme Marrakech.

Les fondateurs

La vieille garde du parti, la génération des fondateurs, ceux qui ont mené le Mouvement pour tous les démocrates, l’association qui a donné naissance au PAM. On parle d’Ahmed Akhchichine, Mohamed Cheikh Biadillah et Ali Belhaj.

Ce sont des visages politiques qui sont connus des Marocains, qui ont déjà assuré des responsabilités de ministre ou président de région. Pour le PAM, les remettre sur le ring aura ses avantages et ses inconvénients.

La nouvelle génération

Comme c’est le cas de Salah Eddine Aboulghali, député et président de la commune de Médiouna. Ou encore de Jaouad Chami, le commissaire du salon international de l’agriculture (SIAM) qui a rejoint le bureau politique du PAM avec l’arrivée de Ouahbi.

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