Radars fixes : après dix ans de retard, le Maroc passera de 120 à 672 unités d’ici 2022

Après avoir remporté, en novembre 2018, le contrat de 552 radars fixes, la société allemande Vitronic a commencé les travaux d'installation qui devraient s’achever en 2022. A cet horizon, les routes marocaines seront équipées de 672 unités, contre un objectif de 1.200 initialement.

Radars fixes : après dix ans de retard, le Maroc passera de 120 à 672 unités d’ici 2022

Le 4 octobre 2021 à 15h48

Modifié 5 octobre 2021 à 15h49

Après avoir remporté, en novembre 2018, le contrat de 552 radars fixes, la société allemande Vitronic a commencé les travaux d'installation qui devraient s’achever en 2022. A cet horizon, les routes marocaines seront équipées de 672 unités, contre un objectif de 1.200 initialement.

Sans cesse ralentie, la cadence du taux d’équipement en radars fixes, permettant de sanctionner les infractions au code de la route, va s’accélérer après plus de dix ans de marchés d’acquisition annulés.

Onze années auront été nécessaires avant de trouver un fournisseur

Il aura, en effet, fallu attendre la fin du mandat du gouvernement sortant pour voir aboutir ce chantier d’équipement qui avait été lancé en 2009 par le ministre Karim Ghellab, puis mis en veilleuse par ses successeurs, Abdelaziz Rebbah et Najib Boulif, avant d’être enfin concrétisé par Abdelkader Amara.

Sachant que l’appel d’offres pour acquérir les 552 nouveaux radars n’a abouti qu’en novembre 2018, il aura fallu pas moins de 7 appels d’offres infructueux avant que la société allemande Vitronic GMBH et ses partenaires Vitronic Middle East LLC et Alomra group international (société marocaine) ne remportent le marché de l’acquisition, l’installation et la maintenance de ces équipements, du contrôle et de la constatation automatisés des infractions au code de la route et des logiciels d’exploitation de ces radars.

90% des nouveaux équipements seront des smart-radars

Au nombre de 552, les équipements installés, en périmètre urbain, comprendront 480 unités pour sanctionner excès de vitesse, infractions au feu rouge… auxquelles s’ajouteront 72 autres sur des tronçons de grandes routes.

En d’autres termes, 90% des achats permettront d’élargir le spectre des infractions constatées, notamment à l’intérieur des agglomérations et donc, d’augmenter les recettes pour les caisses de l’État.

Une capacité de contrôle des infractions qui sera multipliée

En effet, 72 des 552 radars seront destinés au contrôle de la vitesse moyenne des véhicules, sur une distance de plusieurs kilomètres entre deux points sur une section d’autoroute, tandis que les 480 équipements de contrôle restants seront polyvalents, avec plusieurs missions en périmètre urbain :

– détecter les excès de vitesse ;

– détecter le non-respect de l’arrêt imposé par le feu rouge ;

– détecter plusieurs véhicules en infraction en même temps ;

– détecter plusieurs types d’infraction pour un seul véhicule ;

– attribuer la vitesse limite spécifique par type de véhicule (poids lourds ou véhicules légers) ;

– détecter l’utilisation des voies interdites à la circulation ;

– détecter le franchissement de ligne continue.

Ces nouveaux radars, dits intelligents, permettent de contrôler la vitesse, non seulement au point d’implantation du radar, mais aussi entre deux radars fixes. Ils calculent, en effet, la vitesse moyenne des véhicules sur une distance de plusieurs kilomètres entre deux points sur une section d’autoroute ; ce qui permet d’identifier les véhicules ayant commis un excès sur une portion donnée absente de couverture radar.

Les 552 radars seront fonctionnels dans moins d’une année

D’un coût de 278,5 millions de dirhams réglé par l’Agence nationale de la sécurité routière (Narsa), ces radars vont commencer à sortir des chaînes de production du constructeur allemand, à la fin de l’année courante. Les travaux préparatoires à leur installation, qui ont déjà démarré en 2019, devraient s’achever durant l’année 2022.

De nouveaux équipements qui sanctionneront davantage et permettront de couvrir les 12 régions du Maroc contre 7 auparavant

Répartis par ordre décroissant sur les 12 régions du Maroc, ils seront au nombre de 108 à Casablanca-Settat ; 92 à Marrakech-Safi ; 69 à Rabat-Salé-Kénitra ; 62 à Fès-Meknès ; 51 à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ; 45 dans l’Oriental ; 43 à Béni Mellal-Khénifra (Sud) ; 38 dans le Souss-Massa ; 13 dans le Drâa-Tafilalet ; 11 à Guelmim-Oued Noun ; 10 à Laâyoune-Sakia El Hamra et enfin 10 à Dakhla-Oued Ed-Dahab.

Hormis le fait qu’ils permettront de sanctionner davantage d’infractions que les simples excès de vitesse, la couverture nationale sera également plus dense, puisque les 120 radars existants ne couvraient que 7 régions sur 12, avec 30 unités à Casablanca-Settat, 37 à Rabat-Salé-Kenitra, 15 à Marrakech-Safi, 14 à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, 7 à Fès-Meknès, 4 dans l’Oriental et enfin 4 à Souss-Massa.

Au final, bien que les 552 radars qui s’ajouteront aux 120, fonctionnels depuis 2010, permettront d’étendre le maillage territorial, à partir de 2022, avec 672 équipements au total, cela restera largement insuffisant, sachant que le ministre sortant avait promis d’installer 1.200 radars, à la fin de son mandat…

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