Une nouvelle étude pointe l’influence des désodorants dans l’apparition des cancers du sein

Le lien entre désodorants antitranspirants et cancer du sein est, à nouveau, pointé du doigt, dans une étude réalisée par des chercheurs suisses. Nadia Ismaili, dermatologue et vice-présidente du Conseil national de l’ordre des médecins, rappelle que le marché marocain propose plusieurs déodorants qui ne contiennent pas de sel d’aluminium, pas de fragrances ajoutées et peu de conservateurs.

Une nouvelle étude pointe l’influence des désodorants dans l’apparition des cancers du sein

Le 13 octobre 2021 à 22h26

Modifié 14 octobre 2021 à 8h37

Le lien entre désodorants antitranspirants et cancer du sein est, à nouveau, pointé du doigt, dans une étude réalisée par des chercheurs suisses. Nadia Ismaili, dermatologue et vice-présidente du Conseil national de l’ordre des médecins, rappelle que le marché marocain propose plusieurs déodorants qui ne contiennent pas de sel d’aluminium, pas de fragrances ajoutées et peu de conservateurs.

Dans le cadre d’une étude publiée, en septembre, dans la revue scientifique International Journal of Molecular Sciences et relayée par le journal français Le Monde, des chercheurs suisses ont exposé in vitro des cellules de hamster, y compris des cellules de glandes mammaires, à des sels d’aluminium.

D’après les résultats, le métal pénètre bien dans les cellules et y provoque également une instabilité génomique, résume Le Monde.

« Les recherches menées permettent de montrer que l’aluminium altère l’ADN des cellules, par des modalités équivalentes à celles de substances cancérigènes reconnues et confirment ainsi son potentiel cancérigène », soutient dans un communiqué la Fondation des Grangettes, dont sont issus les chercheurs à l’origine de cette étude. D’autres scientifiques ont également contribué à cette étude, issus du Centre d’oncologie et d’hématologie Hirslanden de la clinique des Grangettes et de l’Université d’Oxford.

Et d’ajouter : « Dans les 24 heures qui suivent, une instabilité génomique apparaît dans ces cellules, sous forme d’une altération dans la structure et le nombre des chromosomes. Les recherches menées permettent de montrer que l’aluminium altère l’ADN des cellules, par des modalités équivalentes à celles de substances cancérigènes reconnues et confirment ainsi son potentiel cancérigène. Ces nouveaux résultats devraient, enfin, convaincre les instances sanitaires à reconnaître, formellement, le risque que l’exposition chronique à l’aluminium représente pour la santé humaine et, à en restreindre l’utilisation, par l’industrie cosmétique. »

« Un panel de désodorants sans sel d’aluminium sur le marché marocain »

« C’est un sujet qui remonte à une dizaine d’années. Il y avait effectivement des suspicions, mais aucun lien de causalité direct incriminant les sels d’aluminium dans l’apparition des cancers du sein. Statistiquement, c’est prouvé : le nombre de femmes utilisant des désodorants, depuis de nombreuses années, n’est pas proportionnel au nombre de cancers du sein. C’est donc une question qui reste ouverte et qui fait régulièrement l’objet d’études scientifiquement », commente Nadia Ismaili, dermatologue et vice-présidente du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), contactée par Médias24.

Elle ajoute : « Par principe de précaution, de plus en plus de firmes cosmétiques retirent les sels d’aluminium de leurs produits, et, de plus en plus, de femmes optent pour des désodorants sans sel d’aluminium. Mais il faut bien souligner le fait que la carcinogenèse, c’est-à-dire la genèse des cancers dans le corps, est multifactorielle : les facteurs peuvent être d’ordre environnemental et génétique et pas, forcément, liés à la présence de sels d’aluminium dans ces produits cosmétiques. »

Les sels d’aluminium permettent la régulation de la transpiration et, dans une moindre mesure, des odeurs, explique Nadia Ismaili. « Mais ils ne sont pas obligatoires ; on peut faire sans », souligne-t-elle. « Le marché marocain propose un panel de désodorants qui ne contiennent pas de sel d’aluminium, pas de fragrances ajoutées et peu de conservateurs – le nombre de composants reste donc limité, ce qui diminue le risque de développer des allergies.

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