Les gaz à effet de serre ont atteint de nouveaux records en 2020

Une fois encore, la quantité de gaz à effet de serre qui piègent la chaleur dans l'atmosphère a atteint un sommet en 2020. Pour mieux lutter contre le réchauffement climatique, le monde doit réduire de moitié les émissions annuelles de GES au cours des huit prochaines années.

Les gaz à effet de serre ont atteint de nouveaux records en 2020

Le 26 octobre 2021 à 16h02

Modifié 26 octobre 2021 à 16h16

Une fois encore, la quantité de gaz à effet de serre qui piègent la chaleur dans l'atmosphère a atteint un sommet en 2020. Pour mieux lutter contre le réchauffement climatique, le monde doit réduire de moitié les émissions annuelles de GES au cours des huit prochaines années.

En 2020, le taux d’augmentation annuel a dépassé la moyenne de la période 2011-2020, selon le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). « La tendance s’est poursuivie en 2021. »

La concentration de dioxyde de carbone (CO2), le plus important gaz à effet de serre, s’est établie à 413,2 parties par million en 2020, soit 149 % du niveau préindustriel. Le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) se situaient respectivement à 262% et à 123% des niveaux de 1750, quand les activités humaines ont commencé à perturber l’équilibre naturel de la Terre, explique le rapport. Le ralentissement de l’économie imposé par la Covid-19 n’a pas eu d’incidence perceptible sur le niveau et la progression des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, malgré un recul temporaire des nouvelles émissions.

La température mondiale continuera d’augmenter tant que les émissions se poursuivront, estime l’OMM, relevant qu’ »étant donné la durée de vie du CO2, le réchauffement déjà observé persistera pendant plusieurs décennies, même si les émissions nettes étaient ramenées à zéro rapidement ».

Outre la hausse des températures, cela implique davantage de phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des chaleurs et pluies intenses, la fonte des glaces, l’élévation du niveau de la mer et l’acidification des océans, avec les lourds impacts socio-économiques qui les accompagnent, met en garde l’Organisation.

À peu près la moitié du CO2 émis par les activités humaines demeure dans l’atmosphère, tandis que le reste est absorbé par les océans et les écosystèmes terrestres. Selon l’OMM, on peut craindre que ces derniers soient moins efficaces dans leur fonction de « puits », ce qui réduirait leur capacité d’absorber le dioxyde de carbone et de prévenir une élévation plus marquée de la température.

Le forçage radiatif causé par les gaz à effet de serre persistants, qui réchauffe le système climatique, s’est accru de 47% entre 1990 et 2020, indique la même source, ajoutant que le CO2 y a contribué à hauteur de 80% environ.

Réduire de moitié les émissions annuelles de GES

« Pour maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 1,5 °C au cours de ce siècle, l’objectif ambitieux de l’accord de Paris, le monde doit réduire de moitié les émissions annuelles de gaz à effet de serre au cours des huit prochaines années », souligne le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions, publié ce mardi 26 octobre.

Selon le document publié à la veille de la COP26 prévue début novembre à Glasgow, les nouveaux engagements nationaux en matière de climat, combinés à d’autres mesures d’atténuation, mettent le monde sur la voie d’une augmentation de la température mondiale de 2,7°C d’ici la fin du siècle.

Ce chiffre, bien supérieur aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, pourrait entraîner des changements climatiques catastrophiques, a mis en garde le rapport.

”Si elles sont mises en œuvre efficacement, les promesses d’émissions nettes nulles pourraient limiter le réchauffement à 2,2°C, ce qui se rapprocherait de l’objectif de l’Accord de Paris, qui est bien inférieur à 2°C”, lit-on dans le rapport, notant toutefois que de nombreux plans nationaux pour le climat reportent l’action à après 2030.

D’après le document, la réduction des émissions de méthane provenant des secteurs des combustibles fossiles, des déchets et de l’agriculture pourrait contribuer à combler le déficit d’émissions et à réduire le réchauffement à court terme.

Les marchés du carbone pourraient également contribuer à réduire les émissions, indique la même source, faisant observer que “cela ne se produira que si les règles sont clairement définies et visent des réductions réelles des émissions, tout en étant soutenues par des dispositifs permettant de suivre les progrès et d’assurer la transparence”.

(Avec agences)

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