Tour du monde des Atmani : croisière sur le Titicaca

Toujours accompagnée de son camping-car, la famille Atmani, partie du Maroc, a passé quelques jours sur les rives d’un des plus hauts lacs du monde. Les enfants ont même appris à jouer de la flûte traditionnelle des Indiens de Bolivie.

J + 324 (29 juin 2014): Ramadan Moubarak

Selon l’imam de la mosquée de La Paz, le premier jour du ramadan est le 29 juin. Nous jeûnons donc en même temps qu’au Maroc, les enfants sont contents que cela coïncide avec notre pays.  Ils ont tenu à partager leurs vœux que, nous espérons, seront appréciés par les lecteurs et lectrices de Médias 24.

Lundi d’avant, nous avons fait 4 frontières en une journée ! Sortie de Bolivie, entrée au Pérou pour valider les visas, puis sortie du Pérou et entrée en Bolivie par Copacabana. Une journée éprouvante car les douanes et les frontières ici ne sont vraiment pas simples à traverser, surtout avec un véhicule dont la plaque porte la lettre alif en arabe… Mais nous sommes maintenant habitués et nous nous armons de beaucoup de patience et attendons que cela se passe. Nous arrivons donc encore une fois de nuit en Bolivie, chose fortement déconseillée, mais nous n’avions pas le choix. Le lendemain, nous sommes récompensés par un réveil féérique, en face du lac Titicaca.

Le lac Titicaca, avec ses presque 9.000 km² à 3.500 mètres d’altitude, est le plus haut lac navigable du monde.

Le lac est d’une beauté à couper le souffle car il est entouré des sommets enneigés de la cordillère des Andes à plus de 6.000 mètres et de villages indigènes des Aymaras. 

Depuis Copacabana, nous allons à la fameuse Isla Del Sol en excursion pour la journée sur un petit bateau de fortune. Nous sommes avec des Péruviens, des Chiliens et des Brésiliens… tous portés sur la musique ! Un moment de magie intense au cours duquel Andrés, Paulo et Joël apprennent aux enfants les notes d’une mélodie andine : Ojos Azules no llores (Les yeux bleus ne pleurent pas). Meissa, Mehdi et Maya ont acheté chacun une zampoña (flûte bolivienne).

  

Le lendemain, nous rencontrons un jeune couple de Français, Sophie et Xavier, qui ont pris un aller simple pour l’Amérique latine. Copacabana est un lieu où pratiquement toutes les nationalités se rencontrent. Les échanges avec toutes ces nationalités sont un grand bonheur et une opportunité unique pour nous et les enfants de parler et faire connaitre notre pays, nos traditions et notre diversité culturelle.

Nous quittons avec une certaine tristesse Copacabana et nous nous dirigeons vers La Paz, capitale de la Bolivie, à 4.000 mètres d’altitude et située dans une cuvette cernée par des sommets à plus de 6.000 mètres. Une ville très particulière où Mesk Ellil, notre camion, ne peut se mouvoir tellement les pentes sont abruptes !

Avant d’y arriver, il a fallu traverser le lac Titicaca sur une barge tout juste de la taille de Mesk Ellil… Nous avons eu très très peur, car bien que des camions et des autobus traversent les 3 km sans soucis, plusieurs accidents sont à déplorer. Mesk Ellil a un centre de gravité beaucoup plus élevé et surtout une suspension très élastique qui augmente le tangage. Bien que le capitaine de la barge semblait confiant, nous pensons que nous avons frôlé le pire quand même.

Les bus et les camions qui traversent quotidiennement ont des poids, des centres de gravité et des suspensions très différents de Mesk Ellil. Lors de la prochaine traversée, que nous devons faire de toute manière pour retourner au Pérou, nous sortirons tous de Mesk Ellil avec les passeports avant d’embarquer !

 

Al Hamdoullah, après quelques frayeurs, nous arrivons à bon port. La peur creusant l’estomac, nous avons très faim. Avec les enfants, nous mangeons du poisson du lac sur le quai dans un boui-boui, un vrai régal !

Donc, cap vers La Paz, capitale de Bolivie où nous sommes attendus au lycée franco-bolivien pour y faire une présentation avec les enfants… Ils ont hâte de se retrouver dans une ambiance d’école.

Merci pour votre lecture, à la semaine prochaine et Ramadan Karim à tous nos compatriotes.


 

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J + 324 (29 juin 2014): Ramadan Moubarak

Selon l’imam de la mosquée de La Paz, le premier jour du ramadan est le 29 juin. Nous jeûnons donc en même temps qu’au Maroc, les enfants sont contents que cela coïncide avec notre pays.  Ils ont tenu à partager leurs vœux que, nous espérons, seront appréciés par les lecteurs et lectrices de Médias 24.

Lundi d’avant, nous avons fait 4 frontières en une journée ! Sortie de Bolivie, entrée au Pérou pour valider les visas, puis sortie du Pérou et entrée en Bolivie par Copacabana. Une journée éprouvante car les douanes et les frontières ici ne sont vraiment pas simples à traverser, surtout avec un véhicule dont la plaque porte la lettre alif en arabe… Mais nous sommes maintenant habitués et nous nous armons de beaucoup de patience et attendons que cela se passe. Nous arrivons donc encore une fois de nuit en Bolivie, chose fortement déconseillée, mais nous n’avions pas le choix. Le lendemain, nous sommes récompensés par un réveil féérique, en face du lac Titicaca.

Le lac Titicaca, avec ses presque 9.000 km² à 3.500 mètres d’altitude, est le plus haut lac navigable du monde.

Le lac est d’une beauté à couper le souffle car il est entouré des sommets enneigés de la cordillère des Andes à plus de 6.000 mètres et de villages indigènes des Aymaras. 

Depuis Copacabana, nous allons à la fameuse Isla Del Sol en excursion pour la journée sur un petit bateau de fortune. Nous sommes avec des Péruviens, des Chiliens et des Brésiliens… tous portés sur la musique ! Un moment de magie intense au cours duquel Andrés, Paulo et Joël apprennent aux enfants les notes d’une mélodie andine : Ojos Azules no llores (Les yeux bleus ne pleurent pas). Meissa, Mehdi et Maya ont acheté chacun une zampoña (flûte bolivienne).

  

Le lendemain, nous rencontrons un jeune couple de Français, Sophie et Xavier, qui ont pris un aller simple pour l’Amérique latine. Copacabana est un lieu où pratiquement toutes les nationalités se rencontrent. Les échanges avec toutes ces nationalités sont un grand bonheur et une opportunité unique pour nous et les enfants de parler et faire connaitre notre pays, nos traditions et notre diversité culturelle.

Nous quittons avec une certaine tristesse Copacabana et nous nous dirigeons vers La Paz, capitale de la Bolivie, à 4.000 mètres d’altitude et située dans une cuvette cernée par des sommets à plus de 6.000 mètres. Une ville très particulière où Mesk Ellil, notre camion, ne peut se mouvoir tellement les pentes sont abruptes !

Avant d’y arriver, il a fallu traverser le lac Titicaca sur une barge tout juste de la taille de Mesk Ellil… Nous avons eu très très peur, car bien que des camions et des autobus traversent les 3 km sans soucis, plusieurs accidents sont à déplorer. Mesk Ellil a un centre de gravité beaucoup plus élevé et surtout une suspension très élastique qui augmente le tangage. Bien que le capitaine de la barge semblait confiant, nous pensons que nous avons frôlé le pire quand même.

Les bus et les camions qui traversent quotidiennement ont des poids, des centres de gravité et des suspensions très différents de Mesk Ellil. Lors de la prochaine traversée, que nous devons faire de toute manière pour retourner au Pérou, nous sortirons tous de Mesk Ellil avec les passeports avant d’embarquer !

 

Al Hamdoullah, après quelques frayeurs, nous arrivons à bon port. La peur creusant l’estomac, nous avons très faim. Avec les enfants, nous mangeons du poisson du lac sur le quai dans un boui-boui, un vrai régal !

Donc, cap vers La Paz, capitale de Bolivie où nous sommes attendus au lycée franco-bolivien pour y faire une présentation avec les enfants… Ils ont hâte de se retrouver dans une ambiance d’école.

Merci pour votre lecture, à la semaine prochaine et Ramadan Karim à tous nos compatriotes.


 

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