(Famille Atmani)

Voici une année maintenant que nous avons quitté Dar Bouâzza, notre village aux alentours de Casablanca. Education, valeurs, santé, finances… C’est le moment de faire le bilan, en texte, en images et en vidéo.

J + 373 (17 août 2014) : premier bilan d’étape

Pour commencer, nous avions pensé à partager notre projet, objectifs et valeurs à travers une vidéo de 6 minutes que nous avions spécialement réalisée.

Quel en est notre bilan ? Avons-nous pu réaliser nos objectifs ? Était-ce réaliste ? Avions-nous pensé à tout ? Des regrets ? Autant de questions que nous souhaitons partager avec les lectrices et lecteurs en exclusivité sur Médias 24.

Nous avons fait plus de 30.000 kilomètres, avons traversé l’Atlantique en cargo, nous avons visité une dizaine de pays, nous avons rencontré des milliers de personnes sur notre route, nous avons vécu 373 jours différents.

Pour vous, nous avons identifié 5 grandes dimensions intéressantes :

-L’éducation à distance de nos 3 enfants :Meïssa, Mehdi et Maya,

-Nos 5 valeurs : tolérance, famille, partage, marocanité, contribution à la durabilité,

-Santé, sécurité et mécanique du véhicule,

-Les finances,

-Les « plus » et les « moins » de notre changement de vie.

L’éducation à distance de nos 3 enfants Meïssa, Mehdi et Maya

Absolument et indéniablement une excellente formule ! Non pas uniquement sur le plan académique, où les programmes sont excellents, les tuteurs virtuels très présents, le système des examens trimestriels efficace et l’examen final en « vase clos » dans l’ambassade très pertinent, représentant en lui-même un apprentissage pour les enfants… Mais il requiert une énorme discipline aussi bien de la part des enfants que celle des parents.

 

Chaque jour, ceux ne sont pas moins de 4 à 5 heures de classe dans Mesk Ellil, réveil comme à la maison, petit déjeuner et nous attaquons l’école de 9h00 à 13h30/14h00 avec une petite pose de 15 minutes.

L’intérêt de cette formule réside essentiellement en 3 points majeurs. Le premier, académique, permet une concentration optimale avec chaque enfant en « one to one » pour assimiler parfaitement, si ce n’est pas assez, une autre couche le lendemain. Nous n’avons aucune formation pédagogique, mais il est très simple (du moins à ce stade de l’école primaire et du ollège) de faire l’école, les TD et TP.

Le second point est relatif au fait qu’ayant les enfants 24h/24 permet de compléter leur éducation sans avoir à subir les mauvaises fréquentations et/ou habitudes (certes normales) apprises à l’école et qui nous demandaient à chaque fois de rectifier le tir.

Cette proximité permet également un meilleur apprentissage de l’utilisation des nouvelles technologies et d’Internet en particulier.

Le troisième et dernier point est que le voyage est un laboratoire à ciel ouvert, où le cycle de l’eau, les écosystèmes, la géographie ou l’histoire sont à chaque coin de rue, l’apprentissage théorique des enfants qu’il soit en science, histoire, géographie ou mathématiques et leur application reste évident quotidiennement, renforçant ainsi leur apprentissage et aiguisant leur sens critique.

Et le volet socialisation ? Oui en effet, et malgré le fait que nous avions eu à plusieurs reprises à passer une journée dans une école de village ou de ville visitée, malgré le fait aussi que nos enfants parlent couramment l’espagnol et donc socialisent beaucoup avec les autres enfants… leurs amis, la cours de récréation, l’interaction en continue avec des enfants de classe, leur manque énormément. Cela restera le point faible de notre expérience.

Nos 5 valeurs : tolérance, famille, partage, marocanité, contribution à la durabilité

Etre 24h/24 avec ses enfants, partager tous les moments de la vie quotidienne, vivre les expériences ensemble, vivre les valeurs familiales n’est pas un simple plaisir, mais une joie et un cadeau de la vie.

Les 3 enfants entre eux et avec les parents, avons tissé des liens encore plus solides, un respect mutuel et une solidarité familiale robuste. Vivre ensemble dans un espace restreint a raffermi des relations saines. Le constat est le même entre les parents.

La consommation d’eau, d’énergie (nous sommes équipés de panneaux solaires), des déchets solides et liquides, ont été de nouveaux apprentissages pour toute la famille.

Nous avons appris qu’avoir de l’eau ou de la lumière, n’était pas un simple geste de tourner le robinet ou d’appuyer sur un interrupteur. Les enfants gèrent différemment et ont un regard, et donc un respect, complètement différent.

L’étroitesse de notre habitacle et la rigueur de nos dépenses, ont largement contribué à rationaliser nos achats, qu’ils soient en courses, en équipements ou en achats divers.

Nous continuons avec le strict nécessaire, ce qui est vraiment utile. Les enfants ont appris et continuent d’apprendre à se méfier de la consommation à outrance et cela sans que nous ayons eu à intervenir. De loin, l’un des meilleurs apprentissages que ce projet leur ait donné !

Eau, énergie, déchets, consommation : définitivement, une nouvelle approche pour nous tous. Nous consommons différemment et nous gérons nos déchets différemment aussi. Un peu dur et frustrant au début, mais on s’y fait et surtout on s’y attache très rapidement.

Le Maroc intéresse, le Maroc intrigue, le Maroc interpelle… Aussi bien sur le plan des clichés (oui, malheureusement) que celui de l’image que nous projetons…

La famille Atmani reçue à la mairie de Buenois Aires.

 

Une famille toute entière, venant de si loin, avec un véhicule où les inscriptions en arabe sont visibles, des enfants parlant leur langue et celles des autres, une religion différente, une culture et des rites autres… font que nous avons la chance de partager énormément sur qui nous sommes, notre diversité culturelle, nos racines, notre ancestralité, et simplement de notre marocanité

Dans les villages, sur les ondes des radios locales, sur les télévisions nationales, au marché, dans les écoles, au gré des rencontres, sur certains journaux ou magazines, sur la route, dans certaines mairies… bref là où nous passons, c’est une occasion de partager sur nos origines et la tolérance de notre peuple.

 

Aussi surprenant que cela puisse paraitre (du moins pour nous les parents), cela a permis aux enfants de s’accrocher d’avantage à leur culture, à leur langue, à prendre conscience de toutes les richesses de notre Maroc.

A cet égard, aussi, pour les enfants cela a été une formidable expérience. Que ce soit les infrastructures, les habitudes bonnes et mauvaises, certaines « dérives », l’architecture, la culture, les étalages, la nourriture, la liste serait trop longue… Ils ont réalisé à quel point nous étions chanceux d’être Marocain. Il y à certes des choses à améliorer, mais assez loin de ce qui paraitrait nécessaire sur d’autres cieux.

Santé, sécurité et mécanique du véhicule

Pour le thème de la santé, les assurances internationales coutent horriblement cher. Nous avions décidé de partir sans couverture, en sachant que cela pourrait être une erreur. Mais c’était hors d’atteinte…

Hamdoullah, pendant toute cette première année, nous avons été épargnés de gros soucis de santé, sachant que dans certains pays comme en Argentine ou en Bolivie, les soins sont quasi gratuits pour les locaux, comme pour les étrangers.

Ce point restera en suspend, le temps de trouver d’autres alternatives In Cha Allah !

Nous avons été, sommes et resterons très vigilent pour la sécurité. Surtout qu’il va falloir traverser la Colombie et l’Amérique centrale.

Nous dormons toujours dans les petits villages sur la place d’armes où la sécurité est optimale. Lors de nos bivouacs en nature, nous restons alertes et le véhicule en position de départ. Nous privilégions aussi les réserves naturelles ou parcs protégés car il y à toujours les gardes forestiers pas très loin.

Dans les grandes villes, nous optons toujours pour un camping municipal quand il y en a, sinon on demande l’autorisation de stationner devant les locaux de la police.

Dans les capitales, nos ambassades nous trouvent toujours des possibilités grâce à leurs réseaux. Nous en profitons d’ailleurs pour rendre un hommage au personnel de nos ambassades pour leur disponibilité à notre égard.

Mesk Ellil, notre véhicule, nous a accompagné fidèlement tout au long des derniers 30.000 kilomètres. Son défaut : il n’est pas assez haut et donc pas assez sécurisé. Il est tout en électronique et donc difficile à réparer hors de la maison mère (quand elle existe) et le prix est prohibitif. Et finalement, il n’est pas fait pour une utilisation sévère (altitude, climat, température, distances,…).

Il nous faudrait en fait construire une maison sur un châssis de camion. Mais il faudra d’abord pouvoir vendre Mesk Ellil avant et trouver une bonne occasion ou un partenaire financier qui puisse nous permettre cela. Ce qui est sûr, c’est que le véhicule que nous avons, pourra difficilement résister à notre projet.

Les finances

Comme partout, la partie la plus sensible. Nous consommons beaucoup moins qu’au Maroc car les dépenses se restreignent à la nourriture, le combustible, Internet pour l’école des enfants et les besoins sporadiques : entretien/réparation du véhicule, besoin en transport comme le retour au pays de temps en temps pour les besoins administratifs (location de la maison, impôts, visas) ou les transport du véhicule d’un endroit à un autre (Colombie-Panama ou USA/Asie et Asie/Afrique du Sud pour la remontée finale vers le Maroc).

Heureusement, nous avons trouvé un nouveau preneur pour la location de notre maison au Maroc, cela aide à pays les crédits et laisse un peu d’argent aussi pour les coups durs.

Malgré toutes nos démarches, nous n’avons pas pu « convaincre » sur le travail à distance et donc vivre de nos compétences… La culture n’y est pas encore. Cela complique nos finances, mais nous restons confiants et positifs. Nous arriverons bien à pouvoir vivre de nos compétences, même à distance.

Nous en profitons pour lancer un appel aussi auprès des lectrices et lecteurs de Médias 24 qui peuvent découvrir nos CV.

Nous pensons également que notre projet ou concept de vie pourrait aussi s’associer à une cause auprès d’un partenaire qui pourrait aider à compléter certaines incertitudes financières ou à permettre une meilleurs visibilité quand aux soucis de véhicule que nous avons observés.

Les « plus » et les « moins » de notre changement de vie

Malika, Meïssa, Mehdi, Maya et moi-même avons fait un jeu de rétrospective le plus sincère et naïf à la fois pour pouvoir partager avec vous nos sentiments.

Les plus :

-Vivre beaucoup plus le moment présent,

-Voir que le monde n’est parfait nulle part,

-L’apprentissage au quotidien,

-La fierté de parler même sans parler de notre pays et de voir l’admiration portée sur notre culture,

-Réaliser que les valeurs humaines sont universelles et que l’amour existe partout,

-De l’espoir et encore beaucoup d’espoir.

Les moins :

-La famille et les amis nous manquent au quotidien,

-Le véhicule n’est pas adapté et pourrait devenir un souci majeur pour nous,

-Les visas,

-La dépendance à Internet et à la bande passante pour l’école des enfants,

-La couverture médicale qui risque de poser un souci financier majeur.

Nous espérons ne pas avoir étés trop long, nous espérons que notre récit a été intéressant, nous espérons avoir communiqué l’authenticité que nous souhaitions.

Nous vous remercions de votre intérêt et sommes disponible à répondre à toute question sur

-notre site

-notre page facebook

A la semaine prochaine et très bonne rentrée pour toutes et pour tous.


 

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Voici une année maintenant que nous avons quitté Dar Bouâzza, notre village aux alentours de Casablanca. Education, valeurs, santé, finances… C’est le moment de faire le bilan, en texte, en images et en vidéo.

J + 373 (17 août 2014) : premier bilan d’étape

Pour commencer, nous avions pensé à partager notre projet, objectifs et valeurs à travers une vidéo de 6 minutes que nous avions spécialement réalisée.

Quel en est notre bilan ? Avons-nous pu réaliser nos objectifs ? Était-ce réaliste ? Avions-nous pensé à tout ? Des regrets ? Autant de questions que nous souhaitons partager avec les lectrices et lecteurs en exclusivité sur Médias 24.

Nous avons fait plus de 30.000 kilomètres, avons traversé l’Atlantique en cargo, nous avons visité une dizaine de pays, nous avons rencontré des milliers de personnes sur notre route, nous avons vécu 373 jours différents.

Pour vous, nous avons identifié 5 grandes dimensions intéressantes :

-L’éducation à distance de nos 3 enfants :Meïssa, Mehdi et Maya,

-Nos 5 valeurs : tolérance, famille, partage, marocanité, contribution à la durabilité,

-Santé, sécurité et mécanique du véhicule,

-Les finances,

-Les « plus » et les « moins » de notre changement de vie.

L’éducation à distance de nos 3 enfants Meïssa, Mehdi et Maya

Absolument et indéniablement une excellente formule ! Non pas uniquement sur le plan académique, où les programmes sont excellents, les tuteurs virtuels très présents, le système des examens trimestriels efficace et l’examen final en « vase clos » dans l’ambassade très pertinent, représentant en lui-même un apprentissage pour les enfants… Mais il requiert une énorme discipline aussi bien de la part des enfants que celle des parents.

 

Chaque jour, ceux ne sont pas moins de 4 à 5 heures de classe dans Mesk Ellil, réveil comme à la maison, petit déjeuner et nous attaquons l’école de 9h00 à 13h30/14h00 avec une petite pose de 15 minutes.

L’intérêt de cette formule réside essentiellement en 3 points majeurs. Le premier, académique, permet une concentration optimale avec chaque enfant en « one to one » pour assimiler parfaitement, si ce n’est pas assez, une autre couche le lendemain. Nous n’avons aucune formation pédagogique, mais il est très simple (du moins à ce stade de l’école primaire et du ollège) de faire l’école, les TD et TP.

Le second point est relatif au fait qu’ayant les enfants 24h/24 permet de compléter leur éducation sans avoir à subir les mauvaises fréquentations et/ou habitudes (certes normales) apprises à l’école et qui nous demandaient à chaque fois de rectifier le tir.

Cette proximité permet également un meilleur apprentissage de l’utilisation des nouvelles technologies et d’Internet en particulier.

Le troisième et dernier point est que le voyage est un laboratoire à ciel ouvert, où le cycle de l’eau, les écosystèmes, la géographie ou l’histoire sont à chaque coin de rue, l’apprentissage théorique des enfants qu’il soit en science, histoire, géographie ou mathématiques et leur application reste évident quotidiennement, renforçant ainsi leur apprentissage et aiguisant leur sens critique.

Et le volet socialisation ? Oui en effet, et malgré le fait que nous avions eu à plusieurs reprises à passer une journée dans une école de village ou de ville visitée, malgré le fait aussi que nos enfants parlent couramment l’espagnol et donc socialisent beaucoup avec les autres enfants… leurs amis, la cours de récréation, l’interaction en continue avec des enfants de classe, leur manque énormément. Cela restera le point faible de notre expérience.

Nos 5 valeurs : tolérance, famille, partage, marocanité, contribution à la durabilité

Etre 24h/24 avec ses enfants, partager tous les moments de la vie quotidienne, vivre les expériences ensemble, vivre les valeurs familiales n’est pas un simple plaisir, mais une joie et un cadeau de la vie.

Les 3 enfants entre eux et avec les parents, avons tissé des liens encore plus solides, un respect mutuel et une solidarité familiale robuste. Vivre ensemble dans un espace restreint a raffermi des relations saines. Le constat est le même entre les parents.

La consommation d’eau, d’énergie (nous sommes équipés de panneaux solaires), des déchets solides et liquides, ont été de nouveaux apprentissages pour toute la famille.

Nous avons appris qu’avoir de l’eau ou de la lumière, n’était pas un simple geste de tourner le robinet ou d’appuyer sur un interrupteur. Les enfants gèrent différemment et ont un regard, et donc un respect, complètement différent.

L’étroitesse de notre habitacle et la rigueur de nos dépenses, ont largement contribué à rationaliser nos achats, qu’ils soient en courses, en équipements ou en achats divers.

Nous continuons avec le strict nécessaire, ce qui est vraiment utile. Les enfants ont appris et continuent d’apprendre à se méfier de la consommation à outrance et cela sans que nous ayons eu à intervenir. De loin, l’un des meilleurs apprentissages que ce projet leur ait donné !

Eau, énergie, déchets, consommation : définitivement, une nouvelle approche pour nous tous. Nous consommons différemment et nous gérons nos déchets différemment aussi. Un peu dur et frustrant au début, mais on s’y fait et surtout on s’y attache très rapidement.

Le Maroc intéresse, le Maroc intrigue, le Maroc interpelle… Aussi bien sur le plan des clichés (oui, malheureusement) que celui de l’image que nous projetons…

La famille Atmani reçue à la mairie de Buenois Aires.

 

Une famille toute entière, venant de si loin, avec un véhicule où les inscriptions en arabe sont visibles, des enfants parlant leur langue et celles des autres, une religion différente, une culture et des rites autres… font que nous avons la chance de partager énormément sur qui nous sommes, notre diversité culturelle, nos racines, notre ancestralité, et simplement de notre marocanité

Dans les villages, sur les ondes des radios locales, sur les télévisions nationales, au marché, dans les écoles, au gré des rencontres, sur certains journaux ou magazines, sur la route, dans certaines mairies… bref là où nous passons, c’est une occasion de partager sur nos origines et la tolérance de notre peuple.

 

Aussi surprenant que cela puisse paraitre (du moins pour nous les parents), cela a permis aux enfants de s’accrocher d’avantage à leur culture, à leur langue, à prendre conscience de toutes les richesses de notre Maroc.

A cet égard, aussi, pour les enfants cela a été une formidable expérience. Que ce soit les infrastructures, les habitudes bonnes et mauvaises, certaines « dérives », l’architecture, la culture, les étalages, la nourriture, la liste serait trop longue… Ils ont réalisé à quel point nous étions chanceux d’être Marocain. Il y à certes des choses à améliorer, mais assez loin de ce qui paraitrait nécessaire sur d’autres cieux.

Santé, sécurité et mécanique du véhicule

Pour le thème de la santé, les assurances internationales coutent horriblement cher. Nous avions décidé de partir sans couverture, en sachant que cela pourrait être une erreur. Mais c’était hors d’atteinte…

Hamdoullah, pendant toute cette première année, nous avons été épargnés de gros soucis de santé, sachant que dans certains pays comme en Argentine ou en Bolivie, les soins sont quasi gratuits pour les locaux, comme pour les étrangers.

Ce point restera en suspend, le temps de trouver d’autres alternatives In Cha Allah !

Nous avons été, sommes et resterons très vigilent pour la sécurité. Surtout qu’il va falloir traverser la Colombie et l’Amérique centrale.

Nous dormons toujours dans les petits villages sur la place d’armes où la sécurité est optimale. Lors de nos bivouacs en nature, nous restons alertes et le véhicule en position de départ. Nous privilégions aussi les réserves naturelles ou parcs protégés car il y à toujours les gardes forestiers pas très loin.

Dans les grandes villes, nous optons toujours pour un camping municipal quand il y en a, sinon on demande l’autorisation de stationner devant les locaux de la police.

Dans les capitales, nos ambassades nous trouvent toujours des possibilités grâce à leurs réseaux. Nous en profitons d’ailleurs pour rendre un hommage au personnel de nos ambassades pour leur disponibilité à notre égard.

Mesk Ellil, notre véhicule, nous a accompagné fidèlement tout au long des derniers 30.000 kilomètres. Son défaut : il n’est pas assez haut et donc pas assez sécurisé. Il est tout en électronique et donc difficile à réparer hors de la maison mère (quand elle existe) et le prix est prohibitif. Et finalement, il n’est pas fait pour une utilisation sévère (altitude, climat, température, distances,…).

Il nous faudrait en fait construire une maison sur un châssis de camion. Mais il faudra d’abord pouvoir vendre Mesk Ellil avant et trouver une bonne occasion ou un partenaire financier qui puisse nous permettre cela. Ce qui est sûr, c’est que le véhicule que nous avons, pourra difficilement résister à notre projet.

Les finances

Comme partout, la partie la plus sensible. Nous consommons beaucoup moins qu’au Maroc car les dépenses se restreignent à la nourriture, le combustible, Internet pour l’école des enfants et les besoins sporadiques : entretien/réparation du véhicule, besoin en transport comme le retour au pays de temps en temps pour les besoins administratifs (location de la maison, impôts, visas) ou les transport du véhicule d’un endroit à un autre (Colombie-Panama ou USA/Asie et Asie/Afrique du Sud pour la remontée finale vers le Maroc).

Heureusement, nous avons trouvé un nouveau preneur pour la location de notre maison au Maroc, cela aide à pays les crédits et laisse un peu d’argent aussi pour les coups durs.

Malgré toutes nos démarches, nous n’avons pas pu « convaincre » sur le travail à distance et donc vivre de nos compétences… La culture n’y est pas encore. Cela complique nos finances, mais nous restons confiants et positifs. Nous arriverons bien à pouvoir vivre de nos compétences, même à distance.

Nous en profitons pour lancer un appel aussi auprès des lectrices et lecteurs de Médias 24 qui peuvent découvrir nos CV.

Nous pensons également que notre projet ou concept de vie pourrait aussi s’associer à une cause auprès d’un partenaire qui pourrait aider à compléter certaines incertitudes financières ou à permettre une meilleurs visibilité quand aux soucis de véhicule que nous avons observés.

Les « plus » et les « moins » de notre changement de vie

Malika, Meïssa, Mehdi, Maya et moi-même avons fait un jeu de rétrospective le plus sincère et naïf à la fois pour pouvoir partager avec vous nos sentiments.

Les plus :

-Vivre beaucoup plus le moment présent,

-Voir que le monde n’est parfait nulle part,

-L’apprentissage au quotidien,

-La fierté de parler même sans parler de notre pays et de voir l’admiration portée sur notre culture,

-Réaliser que les valeurs humaines sont universelles et que l’amour existe partout,

-De l’espoir et encore beaucoup d’espoir.

Les moins :

-La famille et les amis nous manquent au quotidien,

-Le véhicule n’est pas adapté et pourrait devenir un souci majeur pour nous,

-Les visas,

-La dépendance à Internet et à la bande passante pour l’école des enfants,

-La couverture médicale qui risque de poser un souci financier majeur.

Nous espérons ne pas avoir étés trop long, nous espérons que notre récit a été intéressant, nous espérons avoir communiqué l’authenticité que nous souhaitions.

Nous vous remercions de votre intérêt et sommes disponible à répondre à toute question sur

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