Cinéma: 20% de ristourne pour les productions étrangères au Maroc

Il s'en est fallu de peu pour que cette incitation à la production cinématographique étrangère au Maroc disparaisse de la loi de finances 2016. Finalement, elle a été retenue, mais sans précision de budget.

Le directeur général du Centre cinématographique marocain (CCM) peut enfin respirer. La loi de finances, qui entrera en vigueur en janvier 2016, a adopté le mécanisme d’aide à la production étrangère au Maroc. Pourtant, ce mécanisme avait, début décembre, disparu à la sortie du projet de loi de finances 2016 de la Chambre des conseillers.

En effet, le PLF, tel que présenté par Mohamed Boussaid, ministre des finances, à la Chambre des représentants en 1re lecture, consacrait le principe d’aide à la production cinématographique.

L’article 23 du projet de loi proposait la modification du Fonds de promotion du paysage audiovisuel. A l'origine, le Fonds devait soutenir les productions nationales pour le cinéma, la télévision et la radio. Le PLF-2016 proposait que le même soutien soit accordé aux productions étrangères au Maroc.

Cette proposition a été adoptée en commission et en plénière à la Chambre des représentants en 1re lecture. Donc, le texte présenté à la Chambre des onseillers la contenait. Or, au moment du vote du PLF2016 en plénière des conseillers, l’article 28 avait disparu.

Contactés par Médias24, plusieurs conseillés et députés ignoraient les raisons de cette suppression subite.

Selon Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication, la suppression était temporaire, le temps de trouver un accord sur le budget additionnel pour alimenter le fonds.

Le fonds, qui s’alimente à travers les redevances introduites dans les factures d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide, est exclusivement destiné au développement de la télévision et de la radio. Or, l’ouvrir au cinéma posait un problème de conformité avec ses objectifs initiaux.

"Nous ne pouvons pas financer le cinéma par une redevance prévue pour l’audiovisuell. Nous avons donc pris l’engagement d’alimenter le fonds via un transfert du budget de l’Etat", explique le ministre.

Toutefois, les contours de ce transfert ne sont pas encore définis. Tout dépendra des largesses que Mohamed Boussaid (en fonction de la marge budgétaire) voudra bien accorder au fonds.

Le projet de loi de finances voté mardi 15 décembre en plénière de la Chambre des représentants en deuxième lecture, réintègre l’article 23, mais n’avance pas de chiffre.

En revanche, le jour même du vote, Sarim Fassi Fihri, DG du CCM, cité par Variety, explique que le fonds accordera un cashback (ristourne) de 20% à toutes les productions internationales réalisées au Maroc, dont l’engagement dépasse 10 millions de DH. Mais à condition que la durée de tournage offre 18 jours de travail au Maroc.

Cette sortie médiatique laisse deviner la volonté du DG du CCM d’entamer rapidement une campagne de promotion pour drainer des investissements cinématographiques au Maroc. Entre temps, le ministère des Finances doit donner de la visibilité sur le montant à engager par l’Etat, même si les professionnels estiment que les transferts du budget se feront en fonction de la demande. Plus il y aura de productions, moins radin sera l’argentier du royaume.

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En effet, le PLF, tel que présenté par Mohamed Boussaid, ministre des finances, à la Chambre des représentants en 1re lecture, consacrait le principe d’aide à la production cinématographique.

L’article 23 du projet de loi proposait la modification du Fonds de promotion du paysage audiovisuel. A l'origine, le Fonds devait soutenir les productions nationales pour le cinéma, la télévision et la radio. Le PLF-2016 proposait que le même soutien soit accordé aux productions étrangères au Maroc.

Cette proposition a été adoptée en commission et en plénière à la Chambre des représentants en 1re lecture. Donc, le texte présenté à la Chambre des onseillers la contenait. Or, au moment du vote du PLF2016 en plénière des conseillers, l’article 28 avait disparu.

Contactés par Médias24, plusieurs conseillés et députés ignoraient les raisons de cette suppression subite.

Selon Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication, la suppression était temporaire, le temps de trouver un accord sur le budget additionnel pour alimenter le fonds.

Le fonds, qui s’alimente à travers les redevances introduites dans les factures d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide, est exclusivement destiné au développement de la télévision et de la radio. Or, l’ouvrir au cinéma posait un problème de conformité avec ses objectifs initiaux.

"Nous ne pouvons pas financer le cinéma par une redevance prévue pour l’audiovisuell. Nous avons donc pris l’engagement d’alimenter le fonds via un transfert du budget de l’Etat", explique le ministre.

Toutefois, les contours de ce transfert ne sont pas encore définis. Tout dépendra des largesses que Mohamed Boussaid (en fonction de la marge budgétaire) voudra bien accorder au fonds.

Le projet de loi de finances voté mardi 15 décembre en plénière de la Chambre des représentants en deuxième lecture, réintègre l’article 23, mais n’avance pas de chiffre.

En revanche, le jour même du vote, Sarim Fassi Fihri, DG du CCM, cité par Variety, explique que le fonds accordera un cashback (ristourne) de 20% à toutes les productions internationales réalisées au Maroc, dont l’engagement dépasse 10 millions de DH. Mais à condition que la durée de tournage offre 18 jours de travail au Maroc.

Cette sortie médiatique laisse deviner la volonté du DG du CCM d’entamer rapidement une campagne de promotion pour drainer des investissements cinématographiques au Maroc. Entre temps, le ministère des Finances doit donner de la visibilité sur le montant à engager par l’Etat, même si les professionnels estiment que les transferts du budget se feront en fonction de la demande. Plus il y aura de productions, moins radin sera l’argentier du royaume.

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