Au lendemain de la disparition de la célèbre architecte Zaha Hadid, survenue le 31 mars 2016, Médias 24 a recueilli les réactions de 5 architectes du Maroc à son sujet. Omar Alaoui, Rachid Andaloussi, Anouar Benabdeljalil, Patrick Collier et Aziz Lazrak commentent, parfois avec des réserves, cette œuvre atypique.

>Omar Alaoui.

"J’ai rencontré Zaha Hadid en 2008 dans le cadre du dossier  du Grand théâtre de Rabat, sur lequel travaillaient nos deux cabinets. Nous avons collaboré par la suite sur d’autres projets, notamment l’université de Ben Guérir….

"Lors de l’une de ses visites de travail à Rabat, le hasard a voulu que tous les hôtels de la capitale soient occupés, je l’ai donc orientée vers l’Amphitrite de Skhirat. Elle est tombée sous le charme du site et a prolongé son séjour de quatre jours, elle qui comptait passer 3 nuits seulement au Maroc. Durant cette semaine, j’ai eu la chance de la côtoyer et de la connaître de près. Je parle bien de chance, car sur les 400 personnes qui forment son cabinet, il y en a à peine une trentaine qui ont eu l'occasion de la rencontrer.

"De retour à Londres, Zaha Hadid m’a envoyé une lettre me remerciant de lui avoir permis de prendre des vacances, elle qui n’en prenait pratiquement jamais.

"Je garde d’elle le souvenir d’une femme exceptionnelle, justifiant d’une grande culture. D’une intelligence rare, elle avait en outre une connaissance parfaite de l’Orient, mais aussi de l’Occident, ce qui lui permettait de faire des conférences partout dans le monde.

"Elle avait aussi une capacité de travail extraordinaire. Elle-même racontait qu’une fois, elle a passé deux jours et deux nuits sans fermer l’œil, ni manger. Juste du café.

"Femme de caractère, charismatique, elle avait aussi beaucoup d’humour".

>Rachid Andaloussi.

"Nous nous sommes rencontrés à l’école des Beaux-arts, lors des résultats du concours du Grand Théâtre de Casablanca. Notre échange était bref, mais je garde d’elle le souvenir d’une dame épanouie et sereine, même si elle n’avait pas remporté le concours, dont mon groupement a été l’heureux gagnant.

"Elle incarne à elle seule une école d’architecture, qui a marqué son temps et l’histoire de l’architecture.

"Zaha Hadid a ouvert une voie et apporté une nouvelle vision de l’architecture contemporaine, avec  tous les moyens qu’elle exige".

>Patrick Collier [a insisté pour s'exprimer en arabe].

ذكروا موتاكم بخير"

>Aziz Lazrak.

"Nous nous sommes croisés quelquefois, notamment lors d’un congrès international d’architecture en Turquie et d’un concours où nous étions concurrents.

Zaha Hadid était une figure de l’architecture et possédait un style particulier. Son travail s’inscrivait dans la mouvance déconstructiviste, s’inspirant du mouvement littéraire de la déconstruction.

Son œuvre était plus esthétique que fonctionnelle. Dans sa conception, la fonction suit la forme, contrairement à ce qui se fait conventionnellement".

>Anouar Benabdeljalil.

"Zaha Hadid défiait les lois de la construction et imposait des défis aux ingénieurs.

Elle avait une gestuelle folle et une liberté de forme et de mouvement".

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Au lendemain de la disparition de la célèbre architecte Zaha Hadid, survenue le 31 mars 2016, Médias 24 a recueilli les réactions de 5 architectes du Maroc à son sujet. Omar Alaoui,  Rachid Andaloussi, Anouar Benabdeljalil, Patrick Collier et Aziz Lazrak commentent, parfois avec des réserves, cette œuvre atypique.


>Omar Alaoui.

"J’ai rencontré Zaha Hadid en 2008 dans le cadre du dossier  du Grand théâtre de Rabat, sur lequel travaillaient nos deux cabinets. Nous avons collaboré par la suite sur d’autres projets, notamment l’université de Ben Guérir….

"Lors de l’une de ses visites de travail à Rabat, le hasard a voulu que tous les hôtels de la capitale soient occupés, je l’ai donc orientée vers l’Amphitrite de Skhirat. Elle est tombée sous le charme du site et a prolongé son séjour de quatre jours, elle qui comptait passer 3 nuits seulement au Maroc. Durant cette semaine, j’ai eu la chance de la côtoyer et de la connaître de près. Je parle bien de chance, car sur les 400 personnes qui forment son cabinet, il y en a à peine une trentaine qui ont eu l'occasion de la rencontrer.

"De retour à Londres, Zaha Hadid m’a envoyé une lettre me remerciant de lui avoir permis de prendre des vacances, elle qui n’en prenait pratiquement jamais.

"Je garde d’elle le souvenir d’une femme exceptionnelle, justifiant d’une grande culture. D’une intelligence rare, elle avait en outre une connaissance parfaite de l’Orient, mais aussi de l’Occident, ce qui lui permettait de faire des conférences partout dans le monde.

"Elle avait aussi une capacité de travail extraordinaire. Elle-même racontait qu’une fois, elle a passé deux jours et deux nuits sans fermer l’œil, ni manger. Juste du café.

"Femme de caractère, charismatique, elle avait aussi beaucoup d’humour".

>Rachid Andaloussi.

"Nous nous sommes rencontrés à l’école des Beaux-arts, lors des résultats du concours du Grand Théâtre de Casablanca. Notre échange était bref, mais je garde d’elle le souvenir d’une dame épanouie et sereine, même si elle n’avait pas remporté le concours, dont mon groupement a été l’heureux gagnant.

"Elle incarne à elle seule une école d’architecture, qui a marqué son temps et l’histoire de l’architecture.

"Zaha Hadid a ouvert une voie et apporté une nouvelle vision de l’architecture contemporaine, avec  tous les moyens qu’elle exige".

>Patrick Collier [a insisté pour s'exprimer en arabe].

ذكروا موتاكم بخير"

>Aziz Lazrak.

"Nous nous sommes croisés quelquefois, notamment lors d’un congrès international d’architecture en Turquie et d’un concours où nous étions concurrents.

Zaha Hadid était une figure de l’architecture et possédait un style particulier. Son travail s’inscrivait dans la mouvance déconstructiviste, s’inspirant du mouvement littéraire de la déconstruction.

Son œuvre était plus esthétique que fonctionnelle. Dans sa conception, la fonction suit la forme, contrairement à ce qui se fait conventionnellement".

>Anouar Benabdeljalil.

"Zaha Hadid défiait les lois de la construction et imposait des défis aux ingénieurs.

Elle avait une gestuelle folle et une liberté de forme et de mouvement".

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