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Amine Belkhouya, gérant de Kia Maroc, le jour où tout a basculé 

Jeudi 24 avril 2014 à 15h41
Amine Belkhouya, gérant de Kia Maroc, le jour où tout a basculé
(DR) 

Comment Amine Belkhouya en est arrivé là ? D’où vient-il et comment a-t-il fait fortune ? Retour sur un parcours pas comme les autres où argent et connexions à l’international faisaient bon ménage. Jusqu’au jour où tout a basculé.

Au moment où le dossier d’Amine Belkhouya, gérant de Kia Maroc, est instruit par le procureur du roi, d’autres créanciers viennent s’ajouter aux premiers plaignants.

Le déclenchement de la procédure fait suite aux plaintes pour abus de confiance et détournement de fonds du Crédit Agricole du Maroc, de la Banque Populaire et de City Cap. Cette dernière est une filiale immobilière du groupe Theora, lui-même actionnaire à hauteur de 35% dans le capital de Kia Maroc.

«Cela fait à peine quelques jours par exemple que le pétrolier Total a pris la décision de poursuivre M. Belkhouya en justice», nous confie une source proche du dossier. Le club de football du Wydad lui emboîte le pas et dépose plainte pour chèques en bois.

Arrêté le week-end dernier et incarcéré au pénitencier de Oukacha à Casablanca, Amine Belkhouya est poursuivi à titre personnel par ses créanciers. Il lui est reproché d’avoir commis, en sa qualité de gérant, des actes illégaux qui tombent sous le coup de la législation pénale. Dans l’affaire qui l’oppose à City Cap par exemple, il est accusé de détournement de sommes dues au titre de la vente d’un terrain situé à Fès pour la réalisation du projet «Jad Fès». Mandaté pour commercialiser des lotissements, il n’aurait pas remis le produit de la transaction au commanditaire.

Mais qui est Amine Belkhouya? Comment a-t-il fait fortune? Ce quadra  a démarré sa vie professionnelle très jeune. A seize ans, il avait déjà investi le marché du travail. N’ayant pas terminé ses études, il se lance très vite dans les affaires faisant feu de tout bois. Il est doué pour les affaires, sait convaincre les gens et les mettre en confiance. «Il a quelque chose à lui, une sorte de baraka. Tous ceux qui le croisent tombent sous son charme. Il finit toujours par décrocher la timbale», raconte un proche.

Celui qui a d’abord travaillé dans le secteur du transport finit par se passionner pour le business des voitures. Il commence d’abord par se lancer dans la vente des voitures d’occasion, devient concessionnaire de Fiat puis reprend Kia Motors Maroc.   

Depuis 2003, il est importateur exclusif de la marque sud-coréenne au Maroc. En quelques années, il étoffe le réseau Kia au Maroc, signe des contrats avec des concessionnaires et ouvre des antennes en propre. Dans la foulée, il s’associe à Hicham El Guerrouj dans la concession de Rabat, une affaire qui marchera bien un certain moment mais qui croulera plus tard, à l’instar des autres business Kia, sous le poids des dettes.

Dans sa période faste, Amine Belkhouya voyage aux quatre coins du monde, noue des relations au plus haut niveau et investit de gros montants, et pas que dans l’automobile. Mais aussi dans l’immobilier entre autres.

Un conte de fées

Amine Belkhouya vit un conte de fées. Il est nommé consul honoraire de la Corée du sud à Casablanca. Les sociétés de leasing le suivent. Les banques aussi. Elles lui prêtent sans compter (près de 300 MDH). La Banque populaire à leur tête. Jusqu’au jour où les premières saisies (conservatoires et exécutoires) commencent à tomber.

Cela met la puce à l’oreille à certains concessionnaires qui ont constaté un retard dans la livraison de la marchandise. Fin 2013, nombreux d’entre eux se regroupent et intentent un procès au gérant de KMM. « L’affaire est entre les mains de la justice. Elle est en appel», se contente de nous déclarer l’un d’entre eux.

Entre temps, des véhicules importés mais dont les droits de douane n’ont pas pu être payés demeurent bloqués au port. Une situation qui dure depuis plus d’un an. «Une société s’était proposée pour reprendre le stock suite à une vente aux enchères, mais s’est rétractée in fine en découvrant le montant dont elle devait s’acquitter au titre des droits de douane», selon une source proche du dossier.

L’affaire de la douane est compliquée à plus d’un titre. Le système d’importation des véhicules Kia au Maroc se faisait selon une formule d’intermédiation assurée par le trader sud coréen Hanwha Corporation.

Le stock importé était gardé en dépôt sous douane jusque ce que Kia s’acquitte des droits d’importation. Lors de sa dernière opération pour le compte de KMM, Hanwha s’est heurté à un grand problème.

KMM n’avait plus les moyens de payer les 600 véhicules arrivés au Maroc. Resté bloqué pendant plusieurs mois, le stock a été saisi par le Crédit Agricole, empêchant Hanwha de faire valoir ses droits sur une marchandise qui lui appartenait encore, mais qui était placée sous dépôt de douane au nom de KMM. Une affaire qui suit son cours devant la justice.

Contacté par Médias 24 au sujet de ses liens actuels avec Belkhouya ainsi que sur sa stratégie sur le plan national, Kia Motors Corporation basé à Séoul s’est contenté de déclarer que «Kia Motors Corp fait tout son possible pour normaliser les opérations commerciales au Maroc. Nous sommes confiants que cet objectif sera atteint dans un avenir très proche. Cependant, à l'heure actuelle, nous n’avons pas de commentaire à faire sur les détails concernant les discussions encore ni  sur la relation avec les distributeurs précédents ou potentiels».

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