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Les stratégies sectorielles contribuent faiblement à la croissance 

Dimanche 30 mars 2014 à 16h14
Les stratégies sectorielles contribuent faiblement à la croissance
(Ph. MAP) 

Au cours de la 36ème AGO du Conseil Economique, Social et Environnemental le 27 mars, l’avant-projet de rapport “Cohérence des stratégies sectorielles et accords de libre échange” a été présentée. Verdict: la contribution des stratégies sectorielles à la croissance est insuffisante.

Les postulats du diagnostic

L’étude de la Commission des affaires économiques et des études stratégiques part de deux postulats :

- La politique d’ouverture est positive pour le Maroc ;

- Le rapport n’a pas vocation à analyser la pertinence des stratégies sectorielles.

Le constat de la Commission permanente chargée des affaires économiques et des études stratégiques

Le Maroc a signé 55 accords de libre-échanges (ALE) qui lui confèrent une ouverture sur un marché de plus d’un milliard de consommateurs. Des négociations sont en cours avec le Canada et des accords sont envisagés avec l’UEMOA et la CEMAC. Le Maroc est en déficit commercial avec tous les pays avec lesquels il a un accord, à l’exception de la zone AELE.

La commission constate que le processus productif marocain est de plus en plus dépendant d’intrants importés. De plus, la consommation finale est satisfaite à 18% par des importations, contre 10% dix plus tôt.

Plus grave encore, aucun signe d’inflexion de la tendance à l’aggravation du déficit n’apparaît : le taux de couverture de la balance des paiements est passé de 62,2% à 48,2% en dix ans et la part de marché du Maroc a stagné autour de 0,11% au cours des années 2000, contre 0,13% la décennie précédente.

Enfin, les ALE n’ont pas contribué significativement à attirer les IDE, dont la hausse est davantage le fruit des privatisations et des stratégies sectorielles, telles que celle du tourisme.

Les axes de recommandations soumis à l’approbation du Conseil

Les recommandations que la commission soumet à l’approbation du conseil se fondent sur une étude benchmark qui prend en compte 4 types de pays :

- Le «surperformer» : la Corée du Sud, dont le PIB était comparable à celui du Maroc dans les années 60-70 ;

-Des puissances économiques et commerciales mondiales affirmées, telles que les USA et l’Allemagne;

-Des puissances émergentes, telles que le Chili, la Malaisie et la Turquie ;

-Des pays arabes en transition, tels que la Tunisie et l’Egypte.

A partir de là, les 23 propositions de recommandations de la commission se déclinent en 4 axes :

- La mise en cohérence des stratégies sectorielles : il est nécessaire d’adopter un horizon temporel identique à toutes les stratégies. Le seul horizon commun à tous les secteurs jusqu’à présent est celui de la Loi de Finances, mais il est d’une seule année.

La LOLF (Loi Organique relative à la Loi de Finances), actuellement en discussion au Parlement, permettra d’introduire une vision triennale glissante. Mais cet horizon ne devrait pas se limiter au budget et il est également nécessaire de définir un horizon de moyen terme, par exemple 2020.

Par ailleurs, toutes les stratégies doivent se décliner au niveau régional dans le cadre de la stratégie de régionalisation avancée ;

- La concertation et la forte implication du tissu productif : la structure des organisations professionnelles du secteur privé est inadaptée, il faut les restructurer et les renforcer. Pour cela, il est recommandé de mettre à niveau la réglementation sur les normes d’accès au marché marocain, de mettre en place un écosystème autour des exportateurs, un régime fiscal et juridique de l’exportateur et un dispositif d’accompagnement des exportateurs.

-La promotion de la diplomatie et de la politique économique internationale : il y a trop d’instances chargées de la promotion des exportations ou des investissements au Maroc. Il faut les fusionner vers sans doute un organe unique, qui soit doté de moyens plus conséquents ;

-L’intelligence économique : il est recommandé de créer une instance transversale rattachée au Chef du Gouvernement pour consolider et centraliser l’information, avec une mobilisation de la diaspora marocaine. Le Conseil National du Commerce Extérieur (CNCE) pourrait être le noyau de cette instance.

Ces recommandations se veulent opérationnelles à court terme de façon à mettre en place un écosystème public/privé tout en exploitant le « champs des possibles ».

Le rapport sera soumis à l’approbation du Conseil lors de sa prochaine AGO le 24 avril.

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