La décapitation de l’otage français sur le sol algérien a suscité crainte et indignation de la part des Marocains. Des amalgames sont parfois faits entre les pays du Maghreb. L’ONMT et le ministre du tourisme rassurent leurs marchés.

«Les médias français grossissent le trait», c’est ce que s’évertuent à répéter, non sans raison, les opérateurs marocains, tant les enjeux sont grands.

Au lendemain de l’assassinat de l’otage français, le département des Affaires étrangères de l’Hexagone appelle, sur un ton quelque peu alarmiste, les citoyens français à «renforcer leur vigilance face au risque terroriste».

 Le Maroc est alors décrété pays «sensible» à côté de l'Algérie, de la Tunisie, de l’Egypte et même de la Syrie. Résultat: baisse et annulations des réservations. "Depuis ce matin, on note une forte baisse des réservations vers le Maroc, la Tunisie et, dans une moindre mesure, la Turquie", a expliqué, au cours de la semaine précédente, le président du Syndicat français des agents de voyage.

Mais la «riposte» des professionnels marocains ne s’est pas fait attendre : présent à Paris, à l’occasion du salon Top Resa, Abderrafie Zouiten, DG de l’ONMT, invite voyagistes, TO et compagnies aériennes à une soirée à bord d’un bateau sur la Seine. Le message est clair: l’amalgame n’a pas lieu d’être. L’ONMT compte d’ailleurs multiplier les actions de promotion afin de rassurer davantage ses marchés. L’Office, nous révèle une source informée, organisera en novembre une grande soirée à Londres.

«La crainte des voyagistes français étaient perceptibles, mais ce message les a rassurés». Le 25 septembre, le ministre du Tourisme publie, à son tour, un communiqué pour rappeler que le Maroc reste «un pays de paix, de tolérance, une terre d’accueil et de cohabitation » et « où la sécurité est garantie.» Même son de cloche chez le département de Mezouar. Le ministre des A. E. explique, dans une déclaration donnée à new York et diffusée par Médi 1, que le Maroc est un pays stable et calme, où la situation est bien maîtrisée et où le terrorisme n’a jamais pu s’implanter, aussi bien en raison du travail des forces de sécurité qu’en raison de l’absence de terreau favorable.

Une mobilisation qui a donné ses fruits. En tout cas, ces tentatives de rassurer le marché français, doublées de la pression des professionnels français, ont poussé le Quai d'Orsay à clarifier sa position: «Oui, on peut, on doit continuer d’aller au Maroc, en Tunisie, en Egypte", a alors déclaré Didier le Bret, directeur du centre de crise du ministère, lors d’une visite au salon Top Resa.

Voilà qui est clair! Mais l’appel à la vigilance à l’adresse des ressortissants français a-t-il eu un impact sur l’activité touristique marocaine? Tous les opérateurs que nous avons interrogés préfèrent, pour l’heure, rester prudents dans la mesure où, dans l’état actuel des choses, l’impact ne saurait être quantifiable.

«On ne le saura que dans deux ou trois semaines», nous dit un expert du secteur. Y a-t-il eu des annulations? « Pour le tourisme d’affaires, aucun annulation ne peut avoir lieu car les réservations ont été faites, dans la majorité des cas, il y a deux ou trois mois. Pour le reste, le taux est négligeable pour le moment», poursuit notre source. Wait and see!


 

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La décapitation de l’otage français sur le sol algérien a suscité crainte et indignation de la part des Marocains. Des amalgames sont parfois faits entre les pays du Maghreb. L’ONMT et le ministre du tourisme rassurent leurs marchés.

«Les médias français grossissent le trait», c’est ce que s’évertuent à répéter, non sans raison, les opérateurs marocains, tant les enjeux sont grands.

Au lendemain de l’assassinat de l’otage français, le département des Affaires étrangères de l’Hexagone appelle, sur un ton quelque peu alarmiste, les citoyens français à «renforcer leur vigilance face au risque terroriste».

 Le Maroc est alors décrété pays «sensible» à côté de l'Algérie, de la Tunisie, de l’Egypte et même de la Syrie. Résultat: baisse et annulations des réservations. "Depuis ce matin, on note une forte baisse des réservations vers le Maroc, la Tunisie et, dans une moindre mesure, la Turquie", a expliqué, au cours de la semaine précédente, le président du Syndicat français des agents de voyage.

Mais la «riposte» des professionnels marocains ne s’est pas fait attendre : présent à Paris, à l’occasion du salon Top Resa, Abderrafie Zouiten, DG de l’ONMT, invite voyagistes, TO et compagnies aériennes à une soirée à bord d’un bateau sur la Seine. Le message est clair: l’amalgame n’a pas lieu d’être. L’ONMT compte d’ailleurs multiplier les actions de promotion afin de rassurer davantage ses marchés. L’Office, nous révèle une source informée, organisera en novembre une grande soirée à Londres.

«La crainte des voyagistes français étaient perceptibles, mais ce message les a rassurés». Le 25 septembre, le ministre du Tourisme publie, à son tour, un communiqué pour rappeler que le Maroc reste «un pays de paix, de tolérance, une terre d’accueil et de cohabitation » et « où la sécurité est garantie.» Même son de cloche chez le département de Mezouar. Le ministre des A. E. explique, dans une déclaration donnée à new York et diffusée par Médi 1, que le Maroc est un pays stable et calme, où la situation est bien maîtrisée et où le terrorisme n’a jamais pu s’implanter, aussi bien en raison du travail des forces de sécurité qu’en raison de l’absence de terreau favorable.

Une mobilisation qui a donné ses fruits. En tout cas, ces tentatives de rassurer le marché français, doublées de la pression des professionnels français, ont poussé le Quai d'Orsay à clarifier sa position: «Oui, on peut, on doit continuer d’aller au Maroc, en Tunisie, en Egypte", a alors déclaré Didier le Bret, directeur du centre de crise du ministère, lors d’une visite au salon Top Resa.

Voilà qui est clair! Mais l’appel à la vigilance à l’adresse des ressortissants français a-t-il eu un impact sur l’activité touristique marocaine? Tous les opérateurs que nous avons interrogés préfèrent, pour l’heure, rester prudents dans la mesure où, dans l’état actuel des choses, l’impact ne saurait être quantifiable.

«On ne le saura que dans deux ou trois semaines», nous dit un expert du secteur. Y a-t-il eu des annulations? « Pour le tourisme d’affaires, aucun annulation ne peut avoir lieu car les réservations ont été faites, dans la majorité des cas, il y a deux ou trois mois. Pour le reste, le taux est négligeable pour le moment», poursuit notre source. Wait and see!


 

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