Le rapport sur le secteur des établissements et entreprises publics détaille les projets soutenus par le fonds qui ont permis la création de 7.000 emplois. Les grandes infrastructures sont les principales bénéficiaires des investissements.

"A fin 2013, les ressources cumulées du Fonds Hassan II avaient atteint une somme globale de 48 MMDH dont des versements de l’Etat de 38.686 MDH et des produits financiers pour un montant de 8.453 MDH" indique le rapport sur le secteur des établissements et entreprises publics qui accompagne le projet de loi de Finances 2015.

"Les engagements cumulés du Fonds, à fin 2013, ont atteint 36.912 MDH. Rapporté à la période 2000-2013, ce montant correspond à un rythme d’engagement annuel moyen de 2,64 MMDH. Pour ce qui est des décaissements, ils s’élèvent, à fin 2013, à 25,5 MMDH, soit 69% des engagements du Fonds", poursuit le rapport, qui estime que "s'agissant de l’année 2014, le total des décaissements serait de 1.321,4 MDH et celui des décaissements cumulés à fin 2014 de 26.851,8 MDH.

Durant l’année 2015, le Fonds prévoit des paiements de l'ordre de 1.678,9 MDH, ce qui porterait le total cumulé des décaissements, à fin 2015, à 28.530,73 MDH". 

Les principaux projets soutenus ont un "impact économique important"

Malgré la "grande diversité des projets auxquels le Fonds apporte son concours financier", le point en commun de ces projets est qu'ils sont "fortement structurants" et ont "un impact économique et social important".

En première place des projets soutenus par le Fonds, figurent les grandes infrastructures, à hauteur de 15.528 MDH. L'enveloppe "dédiée au domaine des grandes infrastructures, a été consacrée au financement de plusieurs grands projets (ports, routes, autoroutes, chemins de fer, aménagement de périmètres irrigués et forestiers et grands aménagements urbains). Une part représentant 74% de ce montant a été affectée aux seuls projets de développement des infrastructures routières, autoroutières, ferroviaires et portuaires".

L'appui à l'investissement, second domaine bénéficiaire du soutien du Fonds Hassan II (15.422 MDH), a principalement concerné les secteurs :

-de l’industrie (programme de réalisation de plateformes industrielles intégrées, mécanismes d’appui à l’investissement…),

-du tourisme (stations touristiques relevant du plan Azur, Fonds Marocain de Développement Touristique….),

-du transport (développement de la RAM). 

La promotion sociale, culturelle et sportive, elle, arrive en troisième place, avec 5.962 MDH.

Avances, prêts et prises de participation

Les avances non-remboursables accordées à des projets s'élèvent à 12.598 MDH. "Les plus fortes contributions octroyées sous cette forme concernent :

-la construction des infrastructures portuaires du complexe de Tanger Med (2 MMDH),

-le programme relatif à la promotion de l’investissement industriel et au développement des nouvelles technologies (1,1 MMDH),

-des programmes d’habitat social (1,06 MMDH),

-le projet d’aménagement et de mise en valeur de la Vallée du Bouregreg (1 MMDH) et

-le Plan Maroc Vert (800 MDH)", détaille le rapport.

Les valeurs remboursables sont "d'un montant total de 4.262 MDH". Elles "se rapportent principalement à des projets d’habitat social, au programme d’aménagement urbain du Grand Casablanca réalisé par la SONADAC et au projet de réalisation des équipements hors site de la station touristique de Taghazout".

Les prêts, "dont les engagements sont de 3.499 MDH, ils se répartissent en

-un prêt accordé à la société Renault Tanger Med pour la réalisation d’une unité de production de véhicules automobiles à Melloussa (2.261 MDH),

-une avance en compte courant d'actionnaires accordée à l’Agence Spéciale Tanger Med (650 MDH) et

-des prêts accordés à la Caisse pour le Financement Routier (350 MDH)".

Puis, "s'agissant des prises de participation, elles portent sur un montant d’engagements de 16.553 MDH dont les souscriptions au capital sont effectuées à hauteur de 9.378 MDH. Les programmes et les projets à rayonnement national représentent, à fin 2013, une part de 30% du montant total des engagements cumulés du Fonds. Les investissements correspondant à ces programmes et projets représentent 13% des investissements totaux escomptés. Parmi ces projets et programmes, l’appui à l’investissement dans certains secteurs industriels, le développement du secteur de l’énergie ou encore l’appui au Fonds Marocain de Développement Touristique (FMDT) figurent en bonne place".

"Dans le total des engagements cumulés, la part des prises de participation est de 44,9%, alors que celles des avances non remboursables et des avances remboursables/prêts sont respectivement de 34,1% et de 21%", explique le rapport.

L’essentiel des investissements bénéficie aux projets régionaux

Absorbant "une part de 70% du montant total des engagements cumulés du Fonds", les projets à caractère régional "représentent 87% des investissements totaux escomptés".

"Toutes les régions du Royaume ont bénéficié de projets spécifiques. Ainsi, en particulier, les régions de Tanger Tétouan, de Rabat-Salé-Zemmour-Zaers, du Grand Casablanca, de l'Oriental et de Souss-Massa-Drâa ont bénéficié de 58% de la contribution totale du Fonds et ce, notamment en raison de l'implantation de projets de grande envergure (TMSA, ligne ferroviaire Taourirt-Nador, réseau autoroutier, société Renault Tanger Med, aménagement de la Vallée du Bouregreg et de la lagune de Marchica, et complexe portuaire « Nador West Med »).

Les investissements correspondant à ces engagements représentent 61% du total des investissements réalisés au titre des projets financés par le Fonds Hassan II".

Les "autres régions du Royaume ont bénéficié d'une part de 12% des engagements cumulés du Fonds et les investissements escomptés représentent 26% des investissements totaux induits par la réalisation des projets financés". 

7.000 emplois créés

Le rapport estime que "l'impact social des interventions du Fonds au titre de l’année 2013, est évalué à travers notamment, les emplois directs et indirects estimés à plus de 7.000 emplois devant être créés à l'issue de la réalisation des différents projets des 18 contrats signés durant cette année dont la majorité portant sur l'industrie automobile".


 

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Le rapport sur le secteur des établissements et entreprises publics détaille les projets soutenus par le fonds qui ont permis la création de 7.000 emplois. Les grandes infrastructures sont les principales bénéficiaires des investissements.


 

"A fin 2013, les ressources cumulées du Fonds Hassan II avaient atteint une somme globale de 48 MMDH dont des versements de l’Etat de 38.686 MDH et des produits financiers pour un montant de 8.453 MDH" indique le rapport sur le secteur des établissements et entreprises publics qui accompagne le projet de loi de Finances 2015.

"Les engagements cumulés du Fonds, à fin 2013, ont atteint 36.912 MDH. Rapporté à la période 2000-2013, ce montant correspond à un rythme d’engagement annuel moyen de 2,64 MMDH. Pour ce qui est des décaissements, ils s’élèvent, à fin 2013, à 25,5 MMDH, soit 69% des engagements du Fonds", poursuit le rapport, qui estime que "s'agissant de l’année 2014, le total des décaissements serait de 1.321,4 MDH et celui des décaissements cumulés à fin 2014 de 26.851,8 MDH.

Durant l’année 2015, le Fonds prévoit des paiements de l'ordre de 1.678,9 MDH, ce qui porterait le total cumulé des décaissements, à fin 2015, à 28.530,73 MDH". 

Les principaux projets soutenus ont un "impact économique important"

Malgré la "grande diversité des projets auxquels le Fonds apporte son concours financier", le point en commun de ces projets est qu'ils sont "fortement structurants" et ont "un impact économique et social important".

En première place des projets soutenus par le Fonds, figurent les grandes infrastructures, à hauteur de 15.528 MDH. L'enveloppe "dédiée au domaine des grandes infrastructures, a été consacrée au financement de plusieurs grands projets (ports, routes, autoroutes, chemins de fer, aménagement de périmètres irrigués et forestiers et grands aménagements urbains). Une part représentant 74% de ce montant a été affectée aux seuls projets de développement des infrastructures routières, autoroutières, ferroviaires et portuaires".

L'appui à l'investissement, second domaine bénéficiaire du soutien du Fonds Hassan II (15.422 MDH), a principalement concerné les secteurs :

-de l’industrie (programme de réalisation de plateformes industrielles intégrées, mécanismes d’appui à l’investissement…),

-du tourisme (stations touristiques relevant du plan Azur, Fonds Marocain de Développement Touristique….),

-du transport (développement de la RAM). 

La promotion sociale, culturelle et sportive, elle, arrive en troisième place, avec 5.962 MDH.

Avances, prêts et prises de participation

Les avances non-remboursables accordées à des projets s'élèvent à 12.598 MDH. "Les plus fortes contributions octroyées sous cette forme concernent :

-la construction des infrastructures portuaires du complexe de Tanger Med (2 MMDH),

-le programme relatif à la promotion de l’investissement industriel et au développement des nouvelles technologies (1,1 MMDH),

-des programmes d’habitat social (1,06 MMDH),

-le projet d’aménagement et de mise en valeur de la Vallée du Bouregreg (1 MMDH) et

-le Plan Maroc Vert (800 MDH)", détaille le rapport.

Les valeurs remboursables sont "d'un montant total de 4.262 MDH". Elles "se rapportent principalement à des projets d’habitat social, au programme d’aménagement urbain du Grand Casablanca réalisé par la SONADAC et au projet de réalisation des équipements hors site de la station touristique de Taghazout".

Les prêts, "dont les engagements sont de 3.499 MDH, ils se répartissent en

-un prêt accordé à la société Renault Tanger Med pour la réalisation d’une unité de production de véhicules automobiles à Melloussa (2.261 MDH),

-une avance en compte courant d'actionnaires accordée à l’Agence Spéciale Tanger Med (650 MDH) et

-des prêts accordés à la Caisse pour le Financement Routier (350 MDH)".

Puis, "s'agissant des prises de participation, elles portent sur un montant d’engagements de 16.553 MDH dont les souscriptions au capital sont effectuées à hauteur de 9.378 MDH. Les programmes et les projets à rayonnement national représentent, à fin 2013, une part de 30% du montant total des engagements cumulés du Fonds. Les investissements correspondant à ces programmes et projets représentent 13% des investissements totaux escomptés. Parmi ces projets et programmes, l’appui à l’investissement dans certains secteurs industriels, le développement du secteur de l’énergie ou encore l’appui au Fonds Marocain de Développement Touristique (FMDT) figurent en bonne place".

"Dans le total des engagements cumulés, la part des prises de participation est de 44,9%, alors que celles des avances non remboursables et des avances remboursables/prêts sont respectivement de 34,1% et de 21%", explique le rapport.

L’essentiel des investissements bénéficie aux projets régionaux

Absorbant "une part de 70% du montant total des engagements cumulés du Fonds", les projets à caractère régional "représentent 87% des investissements totaux escomptés".

"Toutes les régions du Royaume ont bénéficié de projets spécifiques. Ainsi, en particulier, les régions de Tanger Tétouan, de Rabat-Salé-Zemmour-Zaers, du Grand Casablanca, de l'Oriental et de Souss-Massa-Drâa ont bénéficié de 58% de la contribution totale du Fonds et ce, notamment en raison de l'implantation de projets de grande envergure (TMSA, ligne ferroviaire Taourirt-Nador, réseau autoroutier, société Renault Tanger Med, aménagement de la Vallée du Bouregreg et de la lagune de Marchica, et complexe portuaire « Nador West Med »).

Les investissements correspondant à ces engagements représentent 61% du total des investissements réalisés au titre des projets financés par le Fonds Hassan II".

Les "autres régions du Royaume ont bénéficié d'une part de 12% des engagements cumulés du Fonds et les investissements escomptés représentent 26% des investissements totaux induits par la réalisation des projets financés". 

7.000 emplois créés

Le rapport estime que "l'impact social des interventions du Fonds au titre de l’année 2013, est évalué à travers notamment, les emplois directs et indirects estimés à plus de 7.000 emplois devant être créés à l'issue de la réalisation des différents projets des 18 contrats signés durant cette année dont la majorité portant sur l'industrie automobile".


 

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