Un cas d’école, le parc Sindibad n’a rien coûté à la Ville de Casablanca. Les tests ont commencé sur les attractions.

Au cours des prochaines semaines, Casablanca va offrir un beau cadeau à ses habitants. Le parc d’attraction Sindibad sera ouvert au grand public vers la fin du mois d’avril. Dans la foulée, probablement cet été, le zoo sera à son tour inauguré.

Ce projet est non seulement un acquis pour les Casablancais, mais il s’agit d’un cas d’école, sur deux plans :

-le montage grâce auquel le projet ne coûtera pas un centime à la Ville ;

-le défi technique qu’il pose car il est construit en zone humide, à quelques dizaines de mètres de l’océan.

Au départ, un immense terrain d’une quarantaine d’hectares, situé à l’arrière plan de l’actuel Sindibad. Un terrain squatté par un millier de foyers qui avaient construit des baraques. A côté de ce bidonville, de vastes étendues non construites. Les promoteurs immobiliers avaient l’habitude de demander à la Ville une dérogation pour y construire des projets résidentiels.

L’idée du montage est venue comme ça. S’il y a autant de demande, c’est qu’il y a quelque chose à faire.

L’idée a donc germé et la Ville a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner un promoteur. Elle proposait de vendre les terrains (40 hectares) contre une dérogation de construire, un relogement des bidonvillois, un parc d’attraction aux standards européens, un zoo et un parc archéologique.

Les trois derniers projets vont coûter 400 MDH et seront pris en charge par le consortium adjudicataire de l’appel d’offres: Alliances et Somed. Ils sont construits sur dix hectares, dans l’ancien parc Sindibad, appartenant aux Domaines.

Sur les 40 hectares de l’immobilier, une parcelle de quatre hectares sera réservée à une activité, probablement un hôtel, dont les bénéfices seront utilisés dans le cadre d’une péréquation pour subventionner les tickets d’entrée au par cet au zoo.

En conclusion, un projet de 400 MDH qui comprend un parc d’attraction aux standards européens, un zoo eux plus récentes normes et un parc archéologique. Le tout gratuitement.

Petite visite guidée

Le projet est situé dans une sorte de cuvette, où il y a selon les saisons, un ou plusieurs petits lacs. De l’eau salée? Eh bien, non, malgré la proximité de la mer, c’est de l’eau douce. 11 sources d’eau alimentent ces lacs.

Avant de réaliser le parc zoologique et le parc d’attractions, il a fallu mener des études hydrographiques très poussées pour bien maîtriser le risque hydrique, pluvial et des marées. Car les lacs communiquent avec la mer à travers un exutoire qui passe sous la route de la corniche.

Ces études ont permis de découvrir une dizaine d’autres sources. Les conclusions sont rassurantes: le projet ne présente pas de risque. Les lacs ont été reliés entre eux par des canalisations, de sorte que l’eau circulera d’un lac à l’autre, entre un manège et l’île aux lions, avant de se déverser dans la mer par l’exutoire qui a été élargi. Les lacs seront donc formés d’eau vive. Des roches ont été utilisées pour surélever certaines parties du chantier et, pour les constructions, il a fallu chercher un sol dur à douze mètres en profondeur, grâce à des pieux spécialement construits.

Toutes les questions techniques ont été réglées par des équipes marocaines.

Le parc d’attraction

Le parc sera une sorte de royaume du Sindibad, entre les mille et une nuits et la savane africaine. Deux restos sont prévus, le Zanzibar et le Tombouctou. Le premier a une forme de bateau échoué et le second ressemblera aux cases africains recouvertes de chaume. Trois sandwicheries sont également prévues ainsi que deux boutiques. L’équipe qui assurera la gestion de la restauration a d’ores et déjà été mise en place.

19 attractions sont prévues dont la plus spectaculaire sera le Grand Huit. Ce dernier est déjàmonté et testé.

Le parc sera géré avec pendant cinq ans, l’accompagnement de la compagnie des Alpes, leader du secteur des loisirs, avec 21 parcs de loisirs à son actif dont les parcs Astérix et Walibi et le Musée Grévin répartis sur 7 pays européens. 

La maîtrise d’œuvre est quant à elle assurée par Philippe Madec, architecte-urbaniste, couvert de prix pour ses réalisations en faveur d'un aménagement concerté entre la nature et la ville. Le parc zoologique accueillera plusieurs espèces animales (lions, girafes, tigres, zèbres, oryx, singes, fennecs…) qui ne seront pas en cage, mais en plein air derrière des barrières naturelles (fosses ou plans d’eau).

Le parc écologique Sidi Abderrahmane sera dédié à la préhistoire et à la pédagogie environnementale.

Le zoo sera composé de trois îles aux singes, une île aux herbivores (zèbres, gazelles, girafes..), une île aux lions, une île aux petits mammifères et un espace spécial pour les tigres.

Qu’en est-il des tarifs des tickets? Le comité de pilotage se réunira prochainement pour définir les prix. Mais notre objectif est de proposer des prix accessibles à l’ensemble des casablancais, nous indique-t-on du côté de Casa aménagement. Ce qui est sûr, c’est que le ticket donnera accès à la fois au parc d’attractions et au zoo.

Quant à l'accès su parc, il se fera par trois voies, ce qui permettra d'éviter ou de réduire le risque d'embouteillages: la corniche bien sûr en plus de deux autres voies qui permettront un accès du côté opposé à la corniche. Un grand parking sera construit devant l'entrée du parc.

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Au cours des prochaines semaines, Casablanca va offrir un beau cadeau à ses habitants. Le parc d’attraction Sindibad sera ouvert au grand public vers la fin du mois d’avril. Dans la foulée, probablement cet été, le zoo sera à son tour inauguré.

Ce projet est non seulement un acquis pour les Casablancais, mais il s’agit d’un cas d’école, sur deux plans :

-le montage grâce auquel le projet ne coûtera pas un centime à la Ville ;

-le défi technique qu’il pose car il est construit en zone humide, à quelques dizaines de mètres de l’océan.

Au départ, un immense terrain d’une quarantaine d’hectares, situé à l’arrière plan de l’actuel Sindibad. Un terrain squatté par un millier de foyers qui avaient construit des baraques. A côté de ce bidonville, de vastes étendues non construites. Les promoteurs immobiliers avaient l’habitude de demander à la Ville une dérogation pour y construire des projets résidentiels.

L’idée du montage est venue comme ça. S’il y a autant de demande, c’est qu’il y a quelque chose à faire.

L’idée a donc germé et la Ville a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner un promoteur. Elle proposait de vendre les terrains (40 hectares) contre une dérogation de construire, un relogement des bidonvillois, un parc d’attraction aux standards européens, un zoo et un parc archéologique.

Les trois derniers projets vont coûter 400 MDH et seront pris en charge par le consortium adjudicataire de l’appel d’offres: Alliances et Somed. Ils sont construits sur dix hectares, dans l’ancien parc Sindibad, appartenant aux Domaines.

Sur les 40 hectares de l’immobilier, une parcelle de quatre hectares sera réservée à une activité, probablement un hôtel, dont les bénéfices seront utilisés dans le cadre d’une péréquation pour subventionner les tickets d’entrée au par cet au zoo.

En conclusion, un projet de 400 MDH qui comprend un parc d’attraction aux standards européens, un zoo eux plus récentes normes et un parc archéologique. Le tout gratuitement.

Petite visite guidée

Le projet est situé dans une sorte de cuvette, où il y a selon les saisons, un ou plusieurs petits lacs. De l’eau salée? Eh bien, non, malgré la proximité de la mer, c’est de l’eau douce. 11 sources d’eau alimentent ces lacs.

Avant de réaliser le parc zoologique et le parc d’attractions, il a fallu mener des études hydrographiques très poussées pour bien maîtriser le risque hydrique, pluvial et des marées. Car les lacs communiquent avec la mer à travers un exutoire qui passe sous la route de la corniche.

Ces études ont permis de découvrir une dizaine d’autres sources. Les conclusions sont rassurantes: le projet ne présente pas de risque. Les lacs ont été reliés entre eux par des canalisations, de sorte que l’eau circulera d’un lac à l’autre, entre un manège et l’île aux lions, avant de se déverser dans la mer par l’exutoire qui a été élargi. Les lacs seront donc formés d’eau vive. Des roches ont été utilisées pour surélever certaines parties du chantier et, pour les constructions, il a fallu chercher un sol dur à douze mètres en profondeur, grâce à des pieux spécialement construits.

Toutes les questions techniques ont été réglées par des équipes marocaines.

Le parc d’attraction

Le parc sera une sorte de royaume du Sindibad, entre les mille et une nuits et la savane africaine. Deux restos sont prévus, le Zanzibar et le Tombouctou. Le premier a une forme de bateau échoué et le second ressemblera aux cases africains recouvertes de chaume. Trois sandwicheries sont également prévues ainsi que deux boutiques. L’équipe qui assurera la gestion de la restauration a d’ores et déjà été mise en place.

19 attractions sont prévues dont la plus spectaculaire sera le Grand Huit. Ce dernier est déjàmonté et testé.

Le parc sera géré avec pendant cinq ans, l’accompagnement de la compagnie des Alpes, leader du secteur des loisirs, avec 21 parcs de loisirs à son actif dont les parcs Astérix et Walibi et le Musée Grévin répartis sur 7 pays européens. 

La maîtrise d’œuvre est quant à elle assurée par Philippe Madec, architecte-urbaniste, couvert de prix pour ses réalisations en faveur d'un aménagement concerté entre la nature et la ville. Le parc zoologique accueillera plusieurs espèces animales (lions, girafes, tigres, zèbres, oryx, singes, fennecs…) qui ne seront pas en cage, mais en plein air derrière des barrières naturelles (fosses ou plans d’eau).

Le parc écologique Sidi Abderrahmane sera dédié à la préhistoire et à la pédagogie environnementale.

Le zoo sera composé de trois îles aux singes, une île aux herbivores (zèbres, gazelles, girafes..), une île aux lions, une île aux petits mammifères et un espace spécial pour les tigres.

Qu’en est-il des tarifs des tickets? Le comité de pilotage se réunira prochainement pour définir les prix. Mais notre objectif est de proposer des prix accessibles à l’ensemble des casablancais, nous indique-t-on du côté de Casa aménagement. Ce qui est sûr, c’est que le ticket donnera accès à la fois au parc d’attractions et au zoo.

Quant à l'accès su parc, il se fera par trois voies, ce qui permettra d'éviter ou de réduire le risque d'embouteillages: la corniche bien sûr en plus de deux autres voies qui permettront un accès du côté opposé à la corniche. Un grand parking sera construit devant l'entrée du parc.

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