Un projet de décret va permettre d’élever le niveau de compétence des guides touristiques. Les « faux guides » pourront être régularisés sous certaines conditions.

Le projet de décret N°2.14.553 fixe les conditions et modalités d’exécution de la loi 133.13 qui réglementent le métier de guide touristique.

Interrogé par Médias 24, Mehdi Taleb, directeur de la réglementation, du développement et de la qualité du ministère du Tourisme est revenu sur les cinq innovations de cette grande réforme.

La 1e nouveauté porte sur le changement d’appellation avec la création de deux catégories de guides. Désormais, il y aura des guides des espaces naturels et ceux des villes et des circuits touristiques.

La deuxième concerne le changement des critères d’accès à ces deux métiers distincts.

Pour les guides des espaces naturels, un diplôme bac+2 est requis avec un test d’admission en partenariat avec le secteur privé. Les candidats devront satisfaire à des conditions physiques (montagne, trekking…) ainsi qu’à un certain nombre de connaissances académiques et techniques. Pour cela, ils devront subir deux ans de formation qui se passeront à Ouarzazate.

Les guides des villes et circuits touristiques devront intégrer dès septembre prochain le cursus de formation de l’Institut supérieur international du tourisme (ISIT). Le ticket d’entrée est une licence universitaire plus deux ans de formation, soit in fine un bac+5 à la sortie de cet institut.

L’innovation la plus importante est l’obligation de se soumettre à des sessions de formation continue. Désormais, pour renouveler son autorisation d’exercer valable trois ans, il faudra suivre 45 heures de formation par an. La direction des ressources humaines du ministère du Tourisme et la fédération éponyme travaillent sur les modalités d’exécution de ce plan de formation.

La 4e nouveauté est l’allègement des documents de travail requis pour exercer cette profession. Dans le passé, il fallait produire une autorisation validée par le ministre du Tourisme, un badge et une carte professionnelle. Désormais, une seule carte magnétique rassemblera toutes les informations pour contrôler si la situation administrative du guide est conforme ou pas.

Le dernier changement concerne les critères derégularisation des faux guides titulaires au moins du bac et de qualités professionnelles. Le ministère va recenser les jeunes exerçant ce métier sans autorisation et va procéder à un premier filtre qui aboutira à un concours national de régularisation.

Une fois sélectionnés, ces personnes devront suivre des cours accélérés sur le secourisme, les langues étrangères, l’histoire et la géographie du Maroc…

Hormis la loi réglementant le métier et le décret d’application, 3 arrêtés ministériels verront le jour:

-les conditions d’accès à la formation à Ouarzazate et à Tanger,

-les critères de création des sociétés en nom collectif de guide touristique,

-les coûts logistiques de l’opération de régularisation.

Le projet de décret N°2.14.553 sera acté en conseil du gouvernement dans les semaines à venir et ses nouvelles dispositions seront entièrement opérationnelles avant la fin de l’année 2015. 

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Un projet de décret va permettre d’élever le niveau de compétence des guides touristiques. Les « faux guides » pourront être régularisés sous certaines conditions.

Le projet de décret N°2.14.553 fixe les conditions et modalités d’exécution de la loi 133.13 qui réglementent le métier de guide touristique.

Interrogé par Médias 24, Mehdi Taleb, directeur de la réglementation, du développement et de la qualité du ministère du Tourisme est revenu sur les cinq innovations de cette grande réforme.

La 1e nouveauté porte sur le changement d’appellation avec la création de deux catégories de guides. Désormais, il y aura des guides des espaces naturels et ceux des villes et des circuits touristiques.

La deuxième concerne le changement des critères d’accès à ces deux métiers distincts.

Pour les guides des espaces naturels, un diplôme bac+2 est requis avec un test d’admission en partenariat avec le secteur privé. Les candidats devront satisfaire à des conditions physiques (montagne, trekking…) ainsi qu’à un certain nombre de connaissances académiques et techniques. Pour cela, ils devront subir deux ans de formation qui se passeront à Ouarzazate.

Les guides des villes et circuits touristiques devront intégrer dès septembre prochain le cursus de formation de l’Institut supérieur international du tourisme (ISIT). Le ticket d’entrée est une licence universitaire plus deux ans de formation, soit in fine un bac+5 à la sortie de cet institut.

L’innovation la plus importante est l’obligation de se soumettre à des sessions de formation continue. Désormais, pour renouveler son autorisation d’exercer valable trois ans, il faudra suivre 45 heures de formation par an. La direction des ressources humaines du ministère du Tourisme et la fédération éponyme travaillent sur les modalités d’exécution de ce plan de formation.

La 4e nouveauté est l’allègement des documents de travail requis pour exercer cette profession. Dans le passé, il fallait produire une autorisation validée par le ministre du Tourisme, un badge et une carte professionnelle. Désormais, une seule carte magnétique rassemblera toutes les informations pour contrôler si la situation administrative du guide est conforme ou pas.

Le dernier changement concerne les critères derégularisation des faux guides titulaires au moins du bac et de qualités professionnelles. Le ministère va recenser les jeunes exerçant ce métier sans autorisation et va procéder à un premier filtre qui aboutira à un concours national de régularisation.

Une fois sélectionnés, ces personnes devront suivre des cours accélérés sur le secourisme, les langues étrangères, l’histoire et la géographie du Maroc…

Hormis la loi réglementant le métier et le décret d’application, 3 arrêtés ministériels verront le jour:

-les conditions d’accès à la formation à Ouarzazate et à Tanger,

-les critères de création des sociétés en nom collectif de guide touristique,

-les coûts logistiques de l’opération de régularisation.

Le projet de décret N°2.14.553 sera acté en conseil du gouvernement dans les semaines à venir et ses nouvelles dispositions seront entièrement opérationnelles avant la fin de l’année 2015. 

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