La Samir et ses 43 milliards de dettes, quel impact sur le système bancaire marocain? La Banque centrale a réalisé un stress test, le résultat est positif.

Si on envisage le pire, c’est-à-dire le non-paiement de la totalité des créances détenues par le système bancaire marocain, c’est un séisme, un gros séisme. Mais un séisme qui ne ferait pas de ravages irréversibles, car les fondamentaux sont corrects. Disons que le système bancaire marocain, c’est comme les constructions anti-sismiques au Japon, cela supporte des secousses de forte intensité.

Voyons les chiffres de plus près.

L’engagement global des banques marocaines auprès de la Samir et de ses filiales atteint 8,5 milliards de DH, apprend Médias 24 de source sûre auprès de Bank Al-Maghrib.

D’autres sources informées, externes à BAM, nous précisent que le plus gros des engagements est porté par trois banques: la Banque Populaire, Attijari et Crédit agricole. D’autres banques sont concernées mais à un niveau moindre. Bank Al-Maghrib n’a pas souhaité apporter de précisions sur les noms des banques engagées ni les montants des engagements.

Selon nos propres sources, la meilleure garantie est détenue par la Banque Populaire, avec une hypothèque sur le foncier de la Samir, à concurrence de 1 milliard de DH.

Que se passera-t-il si le pire arrive? C’est-à-dire si la Samir ne paie pas, ou si elle est en faillite ou en liquidation judiciaire? Et si la Banque Populaire n’arrive pas à réaliser sa garantie? [ce dernier cas de figure est plus qu’improbable, toutes nos sources confirment la qualité de la garantie de la BP].

Eh bien, il faudra couvrir 8,5 milliards de DH de pertes.

Bank Al-Maghrib nous révèle qu’un stress test a été effectué par la banque centrale, et que le résultat a été positif: en cas de besoin, les banques marocaines passeront la difficulté, grâce à leurs fonds propres. “Le matelas de fonds propres est suffisant pour couvir de telles pertes et cela dans le respect des coefficients de solvabilité réglementaires“, explique notre source de la banque centrale.

Et les provisions? Car provisions il doit y avoir, avec ou sans garanties. Tant que la garantie n’est pas réalisée, il faut provisionner.

Notre source de BAM nous affirme que la question des provisions sera étudiée en octobre ou novembre.

En réalité, selon plusieurs sources différentes à Casablanca et Rabat, on espère bien que le problème de la SAMIR sera définitivement réglé d’ici là. Plusieurs scénarios sont à l’étude.

Enfin, une source externe à Bank Al-Maghrib nous a précisé que les créances de la BP sont de 2,5 MMDH dont seulement 1 MMDH couverts par la garantie hyothécaire.

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L’engagement global des banques marocaines auprès de la Samir et de ses filiales atteint 8,5 milliards de DH, apprend Médias 24 de source sûre auprès de Bank Al-Maghrib.

D’autres sources informées, externes à BAM, nous précisent que le plus gros des engagements est porté par trois banques: la Banque Populaire, Attijari et Crédit agricole. D’autres banques sont concernées mais à un niveau moindre. Bank Al-Maghrib n’a pas souhaité apporter de précisions sur les noms des banques engagées ni les montants des engagements.

Selon nos propres sources, la meilleure garantie est détenue par la Banque Populaire, avec une hypothèque sur le foncier de la Samir, à concurrence de 1 milliard de DH.

Que se passera-t-il si le pire arrive? C’est-à-dire si la Samir ne paie pas, ou si elle est en faillite ou en liquidation judiciaire? Et si la Banque Populaire n’arrive pas à réaliser sa garantie? [ce dernier cas de figure est plus qu’improbable, toutes nos sources confirment la qualité de la garantie de la BP].

Eh bien, il faudra couvrir 8,5 milliards de DH de pertes.

Bank Al-Maghrib nous révèle qu’un stress test a été effectué par la banque centrale, et que le résultat a été positif: en cas de besoin, les banques marocaines passeront la difficulté, grâce à leurs fonds propres. “Le matelas de fonds propres est suffisant pour couvir de telles pertes et cela dans le respect des coefficients de solvabilité réglementaires“, explique notre source de la banque centrale.

Et les provisions? Car provisions il doit y avoir, avec ou sans garanties. Tant que la garantie n’est pas réalisée, il faut provisionner.

Notre source de BAM nous affirme que la question des provisions sera étudiée en octobre ou novembre.

En réalité, selon plusieurs sources différentes à Casablanca et Rabat, on espère bien que le problème de la SAMIR sera définitivement réglé d’ici là. Plusieurs scénarios sont à l’étude.

Enfin, une source externe à Bank Al-Maghrib nous a précisé que les créances de la BP sont de 2,5 MMDH dont seulement 1 MMDH couverts par la garantie hyothécaire.

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