Après l’automobile, le textile, l’aéronautique, la profession de la chimie signe avec les ministères de l’Industrie et des Finances son contrat-programme pour booster son intégration au tissu industriel.

Étaient présents aux signatures, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, Mohammed Boussaid, ministre de l'Economie et des finances, et Abdelkbir Moutawakkil, président de la Fédération de la chimie et de la parachimie (FCP).  
Deux écosystèmes sont ainsi structurés: celui de la chimie organique et celui de la chimie verte. La filière industrielle s’est engagée à créer 12.430 nouveaux emplois stables (dont autour de 10% d’ingénieurs) et 20.570 emplois indirects d’ici 2020, à générer 14,6 MMDH de chiffre d’affaires additionnel (CA actuel de 21 MMDH), dont 9,8 MMDH à l’export. 

En contrepartie, l’organisation en écosystème permettra de lever certaines carences de l’industrie, notamment l’atomisation des acteurs, l’inégale répartition des entreprises à la création de valeur ajoutée, le fort déficit de la balance commerciale (-24,7MMDH) et l’instabilité de l’approvisionnement.
Les engagements de l’Etat en la matière sont classiques: offre foncière à prix attractifs (100 hectares), appui à l’investissement à travers le FDI (à un taux variant entre 15 et 30% du montant global investi), prise en charge de la formation, attraction d’industriels internationaux de rang 1. 
La chimie organique recouvre les filières des phyto-sanitaires, peintures techniques, détergents, cosmétiques, etc.
Le ministre de l’Industrie a fait valoir le fait que cet écosystème était à l’amont d’un certain nombre d’autres filières, comme l’agroalimentaire, le BTP ou l’automobile, devenant par là un maillon essentiel de la logique d’intégration industrielle portée par le PAI. 
La chimie verte se positionne en aval du Plan Maroc Vert et englobe les activités d’extraits de plantes aromatiques, colorants naturels, cosmétique bio. Encore peu développée au Maroc, cette stratégie vise à gagner des parts de marché local, en structurant la filière d'approvisionnement et en renforçant l’intégration sur place, comme nous l’explique le dirigeant de Naturex, fabricant d’extraits naturels.  
Quant aux entreprises-locomotives, qui doivent susciter autour d’elles une grappe d’activités, on compte des acteurs de moyenne envergure comme Atlas, Facom, Colorado, pour la peinture. 
D’autres écosystèmes pourront rejoindre le contrat-programme, comme le secteur du recyclage/traitement des sous-produits. Toutefois, cela reste des secteurs moins prioritaires pour le moment, la chimie organique et verte représentant la grosse majorité de l’industrie, détaille Bouchib El Hachadi, directeur de la FCP. La chimie compte une quinzaine de filières. Le contrat-programme rassemble 12 filières, qui sont intégrées aux écosystèmes. 
 
Dans un objectif de cohérence et d’efficacité des négociations, les écosystèmes chimiques ont été scindés entre la chimie, la plasturgie, la pharmacie et OCP. Les prochains écosystèmes devraient voir le jour dans quelques semaines. Le ministre confie même que celui de la pharmacie est prêt. 
Plus généralement, Moulay Hafid Elalamy cherche à boucler l’ensemble des signatures d’écosystèmes dans le temps le plus bref, avant la fin de son mandat. La promesse du Plan d'accélération industrielle d’ici 2020 est de créer 500.000 emplois et de porter le PIB industriel de 14% à 23%. 
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Deux écosystèmes sont ainsi structurés: celui de la chimie organique et celui de la chimie verte. La filière industrielle s’est engagée à créer 12.430 nouveaux emplois stables (dont autour de 10% d’ingénieurs) et 20.570 emplois indirects d’ici 2020, à générer 14,6 MMDH de chiffre d’affaires additionnel (CA actuel de 21 MMDH), dont 9,8 MMDH à l’export. 

En contrepartie, l’organisation en écosystème permettra de lever certaines carences de l’industrie, notamment l’atomisation des acteurs, l’inégale répartition des entreprises à la création de valeur ajoutée, le fort déficit de la balance commerciale (-24,7MMDH) et l’instabilité de l’approvisionnement.
Les engagements de l’Etat en la matière sont classiques: offre foncière à prix attractifs (100 hectares), appui à l’investissement à travers le FDI (à un taux variant entre 15 et 30% du montant global investi), prise en charge de la formation, attraction d’industriels internationaux de rang 1. 
La chimie organique recouvre les filières des phyto-sanitaires, peintures techniques, détergents, cosmétiques, etc.
Le ministre de l’Industrie a fait valoir le fait que cet écosystème était à l’amont d’un certain nombre d’autres filières, comme l’agroalimentaire, le BTP ou l’automobile, devenant par là un maillon essentiel de la logique d’intégration industrielle portée par le PAI. 
La chimie verte se positionne en aval du Plan Maroc Vert et englobe les activités d’extraits de plantes aromatiques, colorants naturels, cosmétique bio. Encore peu développée au Maroc, cette stratégie vise à gagner des parts de marché local, en structurant la filière d'approvisionnement et en renforçant l’intégration sur place, comme nous l’explique le dirigeant de Naturex, fabricant d’extraits naturels.  
Quant aux entreprises-locomotives, qui doivent susciter autour d’elles une grappe d’activités, on compte des acteurs de moyenne envergure comme Atlas, Facom, Colorado, pour la peinture. 
D’autres écosystèmes pourront rejoindre le contrat-programme, comme le secteur du recyclage/traitement des sous-produits. Toutefois, cela reste des secteurs moins prioritaires pour le moment, la chimie organique et verte représentant la grosse majorité de l’industrie, détaille Bouchib El Hachadi, directeur de la FCP. La chimie compte une quinzaine de filières. Le contrat-programme rassemble 12 filières, qui sont intégrées aux écosystèmes. 
 
Dans un objectif de cohérence et d’efficacité des négociations, les écosystèmes chimiques ont été scindés entre la chimie, la plasturgie, la pharmacie et OCP. Les prochains écosystèmes devraient voir le jour dans quelques semaines. Le ministre confie même que celui de la pharmacie est prêt. 
Plus généralement, Moulay Hafid Elalamy cherche à boucler l’ensemble des signatures d’écosystèmes dans le temps le plus bref, avant la fin de son mandat. La promesse du Plan d'accélération industrielle d’ici 2020 est de créer 500.000 emplois et de porter le PIB industriel de 14% à 23%. 
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