A l’issue de la réunion trimestrielle du Conseil de Bank Al-Maghrib tenue fin décembre dernier, Abdellatif Jouahri avait promis de se pencher sur le problème de ladécélération du crédit. Ce mardi 26 janvier, il a réuni le GPM et la CGEM, pour en discuter.

Jouahri, c’est l’absence de langue de bois et aussi de la hauteur par rapport aux situations, sans calculs politiciens. Son intervention est donc bien accueillie.

La Banque centrale a constaté fin 2015 ce que les banques et les entreprises savaient déjà: une décélération du crédit, mauvais signe pour l’économie.

Mardi 26 janvier, le gouverneur de la Banque centrale a donc convié la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), à une rencontre sur le thème «Comment renforcer la compréhension entre les banques et l’entreprise».

L’événement, présidé par les trois têtes d’affiche, Jouahri, Othmane Benjelloun et Miriem Bensalah, a également été marqué par la présence des présidents et directeurs généraux des banques ainsi que des présidents des fédérations sectorielles de la CGEM. Les dirigeants de la Caisse centrale de garantie (CCG) et de Maroc PME ont également pris part à cette rencontre.

La rencontre a connu la présentation des mesures entreprises par Bank Al-Maghrib et le secteur bancaire, en vue de soutenir l’accompagnement et le financement des entreprises.

Les discussions entre les participants ont principalement porté sur les facteurs explicatifs du ralentissement de l’offre et de la demande du crédit bancaire durant les dernières années.

Abdellatif Jouahri a planté le décor d’emblée: la conjoncture n’est pas fantastique. Le Maroc profite de la baisse du cours du pétrole, mais ses principaux partenaires économiques tels que l’Europe ne sont pas en bonne santé. Il y a également une incertitude sur le taux de croissance de 2016, que la Banque centrale estime provisoirement à 2,1%.

Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa Bank, a rappelé la contribution du secteur bancaire à l’économie (voir tableau ci-dessous) qui a quadruplé depuis 2001. Il a également promis que les banques feront un effort sur le plan de la relation aux entreprises et qu’une approche sectorielle sera adoptée. Il a proposé que les banques rencontrent les secteurs un par un.

La rentabilité des fonds propres des banques ressort à 10% environ, ce qui n’est pas indécent, remarque non anodine glissée en passant.

Point de vue partagé par Abdellatif Jouahri: le wali de la Banque centrale rappelle que les banques doivent faire des bénéfices pour rémunérer le capital et se développer.

La CGEM a présenté une étude interne qu’elle a déclinée par secteurs et qui illustre une incompréhension à l’égard des banques: refus de crédits sans justifications, les critères varient d’une banque à l’autre, baisse de la demande certes, mais également de l’offre bancaire. Une dizaine de secteurs se sont succédé, immobilier, agro-alimentaire, informatique, transports, mines, textiles…

La discussion entre les représentants des fédérations sectorielles de la CGEM et ceux du secteur bancaire a été qualifiée de “ dialogue franc, ouvert et constructif“ par le communiqué de la Banque centrale.

Le ralentissement du crédit est visible sur les dernières années, mais il s’est accentué en 2015, phénomène inconnu depuis 2002. Les entreprises n’attendent pas de miracles, mais expriment une préoccupation par rapport à l’avenir.

A l’issue de cette réunion, il a été convenu de mettre en place une commission qui comprend Bank Al-Maghrib, la CGEM, le GPBM ainsi que la CCG et Maroc PME. Cette commission proposera un plan d’action et des mesures concrètes, à même de soutenir le financement des entreprises en général et des TPME en particulier. Les conclusions pourraient être communiquées en mars.

 

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Jouahri, c’est l’absence de langue de bois et aussi de la hauteur par rapport aux situations, sans calculs politiciens. Son intervention est donc bien accueillie.

La Banque centrale a constaté fin 2015 ce que les banques et les entreprises savaient déjà: une décélération du crédit, mauvais signe pour l’économie.

Mardi 26 janvier, le gouverneur de la Banque centrale a donc convié la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), à une rencontre sur le thème «Comment renforcer la compréhension entre les banques et l’entreprise».

L’événement, présidé par les trois têtes d’affiche, Jouahri, Othmane Benjelloun et Miriem Bensalah, a également été marqué par la présence des présidents et directeurs généraux des banques ainsi que des présidents des fédérations sectorielles de la CGEM. Les dirigeants de la Caisse centrale de garantie (CCG) et de Maroc PME ont également pris part à cette rencontre.

La rencontre a connu la présentation des mesures entreprises par Bank Al-Maghrib et le secteur bancaire, en vue de soutenir l’accompagnement et le financement des entreprises.

Les discussions entre les participants ont principalement porté sur les facteurs explicatifs du ralentissement de l’offre et de la demande du crédit bancaire durant les dernières années.

Abdellatif Jouahri a planté le décor d’emblée: la conjoncture n’est pas fantastique. Le Maroc profite de la baisse du cours du pétrole, mais ses principaux partenaires économiques tels que l’Europe ne sont pas en bonne santé. Il y a également une incertitude sur le taux de croissance de 2016, que la Banque centrale estime provisoirement à 2,1%.

Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa Bank, a rappelé la contribution du secteur bancaire à l’économie (voir tableau ci-dessous) qui a quadruplé depuis 2001. Il a également promis que les banques feront un effort sur le plan de la relation aux entreprises et qu’une approche sectorielle sera adoptée. Il a proposé que les banques rencontrent les secteurs un par un.

La rentabilité des fonds propres des banques ressort à 10% environ, ce qui n’est pas indécent, remarque non anodine glissée en passant.

Point de vue partagé par Abdellatif Jouahri: le wali de la Banque centrale rappelle que les banques doivent faire des bénéfices pour rémunérer le capital et se développer.

La CGEM a présenté une étude interne qu’elle a déclinée par secteurs et qui illustre une incompréhension à l’égard des banques: refus de crédits sans justifications, les critères varient d’une banque à l’autre, baisse de la demande certes, mais également de l’offre bancaire. Une dizaine de secteurs se sont succédé, immobilier, agro-alimentaire, informatique, transports, mines, textiles…

La discussion entre les représentants des fédérations sectorielles de la CGEM et ceux du secteur bancaire a été qualifiée de “ dialogue franc, ouvert et constructif“ par le communiqué de la Banque centrale.

Le ralentissement du crédit est visible sur les dernières années, mais il s’est accentué en 2015, phénomène inconnu depuis 2002. Les entreprises n’attendent pas de miracles, mais expriment une préoccupation par rapport à l’avenir.

A l’issue de cette réunion, il a été convenu de mettre en place une commission qui comprend Bank Al-Maghrib, la CGEM, le GPBM ainsi que la CCG et Maroc PME. Cette commission proposera un plan d’action et des mesures concrètes, à même de soutenir le financement des entreprises en général et des TPME en particulier. Les conclusions pourraient être communiquées en mars.

 

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