Le projet est spectaculaire: créer de toutes pièces une avenue de 500 mètres de long, reliant les jardins de la Ménara au Palais des Congrès, en longeant le Four Seasons.

Les travaux qui débuteront en juin vont durer deux ans. Sont prévus 96 appartement de luxe Four Seasons, 18.000 m2 d’espaces commerciaux, 150 appar’hôtels, 3.000 m2 de bureaux, 3.000 m2 consacrés aux expositions et aux évènements, 2.000 m2 dédiés au bien-être et à la santé et 10.000 m2 d’espaces verts.

Promoteur de cette gigantesque opération: Nabil Slitine, Directeur Général de Downtown Hotel Corporation.

Avec son bac en poche, et une farouche envie de voyager, Nabil Slitine s’envole en 1990 pour les Etats-Unis. Il y restera 16 ans. Le temps tout d’abord de poursuivre ses études et d’obtenir des diplômes d’ingénieur (BS & MS) en génie civil, ainsi qu’un Master en gestion d’entreprise (MBA). Il se lance alors dans la vie active, comme ingénieur et manager dans plusieurs multinationales. Mais entrepreneur dans l’âme, Nabil Slitine décide de voler de ses propres ailes et créé son entreprise: une start up axée sur les nouvelles technologies et Internet. Le succès est immédiat.

Seulement, son pays lui manque. Surtout Marrakech, sa ville natale. Et, en 2006, il décide de rentrer.

Fort de son expérience américaine, on ne tarde pas à lui proposer un poste à la hauteur de ses compétences: Directeur général de la société EHC Maroc, une filiale de Kingdom Hotel Investments.

Premier grand chantier: le développement et la réalisation de l’hôtel Four Seasons Resort Marrakech, ainsi que des 43 villas et riads qui l’entourent.

En 2012, il créé, avec d’autres investisseurs internationaux, la société Downtown Hotel Corporation. Depuis 3 ans, avec son équipe, il porte à bout de bras le projet M Avenue, dont les travaux vont débuter en juin.

Rencontre avec un entrepreneur motivé par les challenges….

Nabil Slitine. Un lieu de prestige appelé à devenir la grande destination à Marrakech.

Médias24: Comment vous est venue l’idée de M Avenue?

Nabil Slitine: En 2005, au sein de EHC Maroc, j’avais comme mission de développer des hôtels de luxe au Maroc, pour le compte du groupe Kingdom Hotel Investments, appartenant au prince Al Walid Ben Talal. En me focalisant surtout sur les marques dont il était le principal actionnaire, comme Four Seasons, Raffles - Fairmont ou Movenpick.

J’ai, bien évidemment, commencé par Marrakech, la ville la plus touristique du royaume.  Et c’est ainsi qu’est né le Four Seasons Marrakech. On a commencé à y travailler en 2007 et le projet a été inauguré en 2011.

Ensuite, moi qui avais voyagé et vécu dans le monde entier, je me suis dis qu’il  manquait encore quelque chose à Marrakech, sans que je sache précisément quoi.

J’ai donc cherché; j’ai essayé de comprendre, de cerner les besoins de nos clients qui venaient pour la première fois au Maroc et en particulier à Marrakech.

Et je ne cessais de me poser des questions: qu’est-ce que recherchent les gens? Qu’est-ce que l’on devrait avoir autour de cet hôtel? 

Et puis l’idée m’est venue un jour: on avait ce terrain de 5 hectares jouxtant l’hôtel. Le Groupe envisageait  de créer  plus de villas et de riads; puisque nous avions très bien commercialisé, dès 2006, celles qui existaient. Mais moi, j’étais absolument contre: je voulais faire autre chose.

Et c’est là que l’idée de M Avenue m’est venue: créer vraiment un concept, notamment culturel, avec plusieurs composantes, dont Four Seasons représenterait une partie. Bref, je voulais lancer une nouvelle destination à Marrakech. Les ambitions et les objectifs ont été définis à partir de là.

-Concrètement, dans ce projet, il va y avoir des appartements, des bureaux, des commerces…

-Nous avons bien étudié le problème, en nous posant de nombreuses questions: pour qu’une destination urbaine se mette en place, faut-il du résidentiel? Des bureaux? Un centre d’affaire? Une clinique? Des écoles? etc…

On a tenu compte de ce qui existait à Marrakech; on a tenu compte de l’emplacement où nous nous trouvions; on a tenu compte des axes en cours d’aménagement. Bien sûr on a tenu compte également de l’existence de ce Resort qui est une force pour nous. Et on s’est dit: nous voulons une destination nouvelle qui vive aussi bien la journée que le soir.

On a commencé à réfléchir à la partie résidentielle gérée par Four Seasons. On a pensé ensuite à rajouter un centre d’affaires pour qu’il y ait une activité, une animation pendant toute la journée; on a pensé aussi à aller vers l’appart’hôtel, pour encourager les familles, surtout les nationaux, mais aussi une clientèle du Moyen-Orient, qui préfère être dans des produits sans alcool, par exemple.

On a ensuite réfléchi à la dimension culturelle, parce que cette avenue ne peut pas être une avenue quelconque à Marrakech: il doit y avoir une vraie thématique. On a fait mener pendant 2 ans des études par des opérateurs européens qui nous ont amené à réfléchir à un concept culturel: c’est M Culture qui va être vraiment l’ancre de ce projet.

Ensuite, on a décidé d’implanter  une clinique de bien-être, pour développer le tourisme médical, sans oublier les M Residences, au standing urbain, pour ceux qui veulent avoir une adresse sur l’avenue.

Et puis sur toute l’avenue, au rez-de-chaussée, il y aura des cafés, des restaurants, des services, des galeries et des boutiques, avec un cahier des charges très précis: nous ne voulons pas des enseignes «mass-market». On recherche des concepts de créateurs, des gens qui ont de l’originalité, de la créativité pour aller dans le sens de cette avenue.

Notre but, notre ambition principale, est d’avoir une avenue incontournable, un lieu qu’il faudra absolument visiter, qu’on soit Marocain ou étranger.

Une avenue où il y aura beaucoup de richesse, de créateurs, que l’on ne voit pas forcément ailleurs, même à Londres ou à Paris.

-Que va-t-on trouver, dans l’espace M Culture?

-Ce projet de 3.000 m2 va être géré par un opérateur, Cultival, qui a aujourd’hui plusieurs sites culturels en Europe. Ce sont des gens qui savent faire…

Avant d’arriver au stade de l’exploitation, on travaille également avec un autre groupe important, basé en Allemagne, qui, pendant un an, va réaliser avec nos équipes, une mise en scène ainsi que le contenu du projet culturel. L’objectif est de faire découvrir aux visiteurs Marrakech, le Maroc et tous les métiers du Maroc.

On voudrait que ce site soit la porte de Marrakech, afin d’orienter et dez préparer les touristes à ce qu’ils vont voir en dehors de ce site: Marrakech est une ville très riche, malheureusement, beaucoup de ses lieux historiques ne sont pas gérés comme ils devraient l’être.

L’idée est donc d’offrir au visiteur un voyage d’un peu plus d’une heure et de lui faire découvrir, avec un médium interactif et immersif, l’histoire derrière les métiers du Maroc ou les paysages de Marrakech; de l’amener à comprendre ce qui se passe à l’intérieur, dans les coulisses de la médina; de l’intéresser aux jardins de palais, qu’il n’a pas toujours l’occasion et le temps de visiter pendant son séjour.

Mais nous voulons aussi sortir de Marrakech et mettre en avant  tout le royaume: Tanger, Fès, Essaouira ou Rabat… En clair, on veut faire la promotion du Maroc.

C’est un projet qui aurait pu être mené par tel ou tel ministère concerné. Nous, on a choisi de le faire en tant que privé, d’abord parce qu’on est fier de notre pays, parce qu’on aime Marrakech. Et puis, il faut bien le reconnaître, ce centre culturel va aussi animer notre avenue…

-Vous parliez d’une clinique du bien-être: est-ce une façon de parler de chirurgie esthétique?

-Pas forcément: on ne sait pas encore quel sera le «menu» proposé par l’opérateur, car on est actuellement en discussion avec trois d’entre eux, tous européens, qui pratiqueront évidemment des opérations de chirurgie esthétique, mais ce sera surtout un lieu de bien-être, de cures, de traitements de quelques  jours: nous voulons une clinique avec un contexte hôtelier plutôt qu’une clinique médicale pure.

-M’Avenue est un énorme projet. Quel est votre budget pour mener à bien cette opération?

-Aujourd’hui, nous avons signé une convention d’investissement avec l’Etat, pour un montant de 680 millions de dirhams HT soit environ 760 millions de DH TTC. C’est un montant très important, réparti entre les différentes composantes…

Souvent les gens nous demandent si la conjoncture actuelle permet d’investir autant. Ma réponse est toujours la même: la vie ne s’arrête pas! On doit continuer, car Marrakech reste une destination internationale de premier plan.

On va passer un cycle, comme on l’a déjà fait il y a quelques années et je reste confiant.

Souvent d’ailleurs, la crise et la conjoncture poussent à être plus vigilant, à être beaucoup plus sûr de son produit et à faire de gros efforts pour que son projet soit à la hauteur de la demande. Certes, en termes de perspective, la période est très difficile pour tout le monde, mais je pense que c’est plutôt une opportunité, parce que souvent, quand il y a une crise, les gens ont tendance à reculer: moi, avec un esprit très américain, je fais l’inverse. C’est quand les autres reculent qu’il faut avancer. Mais il faut évidemment avancer avec des bases solides…

-Vous visez une clientèle internationale. Mais recherchez-vous également une clientèle nationale?

-Je suis le premier à dire qu’il y a bien évidemment une clientèle marocaine. Quand on a lancé la commercialisation des villas et des riads du Four Seasons, en 2006, j’étais convaincu qu’il n’y avait pas une clientèle marocaine pour notre produit... et je me suis trompé. Il y avait bien plus de Marocains intéressés  par le produit Four Seasons que ce que l’on avait imaginé.

Alors, pour M Avenue, on ne sous-estime pas cette clientèle. Au contraire: parce que, en fin de compte, ce sont les Marocains qui vont  faire vivre le projet; c’e sont eux qui vont profiter le plus de nos services, car ils seront  beaucoup plus présents que la clientèle étrangère. Mon but est d’avoir, comme dans tous les grands projets internationaux, un mixte entre étrangers et Marocains.

-Ce projet vise une clientèle aisée, celle qui peut s’offrir le luxe. Le m2 va se situer à quel niveau de prix ?

-Pour la partie Four Seasons, en moyenne on est entre 30 et 35.000 DH le m2, en fonction de divers critères, dont l’emplacement. Les prix seront, bien sûr, inférieurs pour les autres résidences.

Quoi de neuf ?
Rendez-vous Partenaires
  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.

Le projet est spectaculaire: créer de toutes pièces une avenue de 500 mètres de long, reliant les jardins de la Ménara au Palais des Congrès, en longeant le Four Seasons.

Les travaux qui débuteront en juin vont durer deux ans. Sont prévus 96 appartement de luxe Four Seasons, 18.000 m2 d’espaces commerciaux, 150 appar’hôtels, 3.000 m2 de bureaux, 3.000 m2 consacrés aux expositions et aux évènements, 2.000 m2 dédiés au bien-être et à la santé et 10.000 m2 d’espaces verts.

Promoteur de cette gigantesque opération: Nabil Slitine, Directeur Général de Downtown Hotel Corporation.

Avec son bac en poche, et une farouche envie de voyager, Nabil Slitine s’envole en 1990 pour les Etats-Unis. Il y restera 16 ans. Le temps tout d’abord de poursuivre ses études et d’obtenir des diplômes d’ingénieur (BS & MS) en génie civil, ainsi qu’un Master en gestion d’entreprise (MBA). Il se lance alors dans la vie active, comme ingénieur et manager dans plusieurs multinationales. Mais entrepreneur dans l’âme, Nabil Slitine décide de voler de ses propres ailes et créé son entreprise: une start up axée sur les nouvelles technologies et Internet. Le succès est immédiat.

Seulement, son pays lui manque. Surtout Marrakech, sa ville natale. Et, en 2006, il décide de rentrer.

Fort de son expérience américaine, on ne tarde pas à lui proposer un poste à la hauteur de ses compétences: Directeur général de la société EHC Maroc, une filiale de Kingdom Hotel Investments.

Premier grand chantier: le développement et la réalisation de l’hôtel Four Seasons Resort Marrakech, ainsi que des 43 villas et riads qui l’entourent.

En 2012, il créé, avec d’autres investisseurs internationaux, la société Downtown Hotel Corporation. Depuis 3 ans, avec son équipe, il porte à bout de bras le projet M Avenue, dont les travaux vont débuter en juin.

Rencontre avec un entrepreneur motivé par les challenges….

Nabil Slitine. Un lieu de prestige appelé à devenir la grande destination à Marrakech.

Médias24: Comment vous est venue l’idée de M Avenue?

Nabil Slitine: En 2005, au sein de EHC Maroc, j’avais comme mission de développer des hôtels de luxe au Maroc, pour le compte du groupe Kingdom Hotel Investments, appartenant au prince Al Walid Ben Talal. En me focalisant surtout sur les marques dont il était le principal actionnaire, comme Four Seasons, Raffles - Fairmont ou Movenpick.

J’ai, bien évidemment, commencé par Marrakech, la ville la plus touristique du royaume.  Et c’est ainsi qu’est né le Four Seasons Marrakech. On a commencé à y travailler en 2007 et le projet a été inauguré en 2011.

Ensuite, moi qui avais voyagé et vécu dans le monde entier, je me suis dis qu’il  manquait encore quelque chose à Marrakech, sans que je sache précisément quoi.

J’ai donc cherché; j’ai essayé de comprendre, de cerner les besoins de nos clients qui venaient pour la première fois au Maroc et en particulier à Marrakech.

Et je ne cessais de me poser des questions: qu’est-ce que recherchent les gens? Qu’est-ce que l’on devrait avoir autour de cet hôtel? 

Et puis l’idée m’est venue un jour: on avait ce terrain de 5 hectares jouxtant l’hôtel. Le Groupe envisageait  de créer  plus de villas et de riads; puisque nous avions très bien commercialisé, dès 2006, celles qui existaient. Mais moi, j’étais absolument contre: je voulais faire autre chose.

Et c’est là que l’idée de M Avenue m’est venue: créer vraiment un concept, notamment culturel, avec plusieurs composantes, dont Four Seasons représenterait une partie. Bref, je voulais lancer une nouvelle destination à Marrakech. Les ambitions et les objectifs ont été définis à partir de là.

-Concrètement, dans ce projet, il va y avoir des appartements, des bureaux, des commerces…

-Nous avons bien étudié le problème, en nous posant de nombreuses questions: pour qu’une destination urbaine se mette en place, faut-il du résidentiel? Des bureaux? Un centre d’affaire? Une clinique? Des écoles? etc…

On a tenu compte de ce qui existait à Marrakech; on a tenu compte de l’emplacement où nous nous trouvions; on a tenu compte des axes en cours d’aménagement. Bien sûr on a tenu compte également de l’existence de ce Resort qui est une force pour nous. Et on s’est dit: nous voulons une destination nouvelle qui vive aussi bien la journée que le soir.

On a commencé à réfléchir à la partie résidentielle gérée par Four Seasons. On a pensé ensuite à rajouter un centre d’affaires pour qu’il y ait une activité, une animation pendant toute la journée; on a pensé aussi à aller vers l’appart’hôtel, pour encourager les familles, surtout les nationaux, mais aussi une clientèle du Moyen-Orient, qui préfère être dans des produits sans alcool, par exemple.

On a ensuite réfléchi à la dimension culturelle, parce que cette avenue ne peut pas être une avenue quelconque à Marrakech: il doit y avoir une vraie thématique. On a fait mener pendant 2 ans des études par des opérateurs européens qui nous ont amené à réfléchir à un concept culturel: c’est M Culture qui va être vraiment l’ancre de ce projet.

Ensuite, on a décidé d’implanter  une clinique de bien-être, pour développer le tourisme médical, sans oublier les M Residences, au standing urbain, pour ceux qui veulent avoir une adresse sur l’avenue.

Et puis sur toute l’avenue, au rez-de-chaussée, il y aura des cafés, des restaurants, des services, des galeries et des boutiques, avec un cahier des charges très précis: nous ne voulons pas des enseignes «mass-market». On recherche des concepts de créateurs, des gens qui ont de l’originalité, de la créativité pour aller dans le sens de cette avenue.

Notre but, notre ambition principale, est d’avoir une avenue incontournable, un lieu qu’il faudra absolument visiter, qu’on soit Marocain ou étranger.

Une avenue où il y aura beaucoup de richesse, de créateurs, que l’on ne voit pas forcément ailleurs, même à Londres ou à Paris.

-Que va-t-on trouver, dans l’espace M Culture?

-Ce projet de 3.000 m2 va être géré par un opérateur, Cultival, qui a aujourd’hui plusieurs sites culturels en Europe. Ce sont des gens qui savent faire…

Avant d’arriver au stade de l’exploitation, on travaille également avec un autre groupe important, basé en Allemagne, qui, pendant un an, va réaliser avec nos équipes, une mise en scène ainsi que le contenu du projet culturel. L’objectif est de faire découvrir aux visiteurs Marrakech, le Maroc et tous les métiers du Maroc.

On voudrait que ce site soit la porte de Marrakech, afin d’orienter et dez préparer les touristes à ce qu’ils vont voir en dehors de ce site: Marrakech est une ville très riche, malheureusement, beaucoup de ses lieux historiques ne sont pas gérés comme ils devraient l’être.

L’idée est donc d’offrir au visiteur un voyage d’un peu plus d’une heure et de lui faire découvrir, avec un médium interactif et immersif, l’histoire derrière les métiers du Maroc ou les paysages de Marrakech; de l’amener à comprendre ce qui se passe à l’intérieur, dans les coulisses de la médina; de l’intéresser aux jardins de palais, qu’il n’a pas toujours l’occasion et le temps de visiter pendant son séjour.

Mais nous voulons aussi sortir de Marrakech et mettre en avant  tout le royaume: Tanger, Fès, Essaouira ou Rabat… En clair, on veut faire la promotion du Maroc.

C’est un projet qui aurait pu être mené par tel ou tel ministère concerné. Nous, on a choisi de le faire en tant que privé, d’abord parce qu’on est fier de notre pays, parce qu’on aime Marrakech. Et puis, il faut bien le reconnaître, ce centre culturel va aussi animer notre avenue…

-Vous parliez d’une clinique du bien-être: est-ce une façon de parler de chirurgie esthétique?

-Pas forcément: on ne sait pas encore quel sera le «menu» proposé par l’opérateur, car on est actuellement en discussion avec trois d’entre eux, tous européens, qui pratiqueront évidemment des opérations de chirurgie esthétique, mais ce sera surtout un lieu de bien-être, de cures, de traitements de quelques  jours: nous voulons une clinique avec un contexte hôtelier plutôt qu’une clinique médicale pure.

-M’Avenue est un énorme projet. Quel est votre budget pour mener à bien cette opération?

-Aujourd’hui, nous avons signé une convention d’investissement avec l’Etat, pour un montant de 680 millions de dirhams HT soit environ 760 millions de DH TTC. C’est un montant très important, réparti entre les différentes composantes…

Souvent les gens nous demandent si la conjoncture actuelle permet d’investir autant. Ma réponse est toujours la même: la vie ne s’arrête pas! On doit continuer, car Marrakech reste une destination internationale de premier plan.

On va passer un cycle, comme on l’a déjà fait il y a quelques années et je reste confiant.

Souvent d’ailleurs, la crise et la conjoncture poussent à être plus vigilant, à être beaucoup plus sûr de son produit et à faire de gros efforts pour que son projet soit à la hauteur de la demande. Certes, en termes de perspective, la période est très difficile pour tout le monde, mais je pense que c’est plutôt une opportunité, parce que souvent, quand il y a une crise, les gens ont tendance à reculer: moi, avec un esprit très américain, je fais l’inverse. C’est quand les autres reculent qu’il faut avancer. Mais il faut évidemment avancer avec des bases solides…

-Vous visez une clientèle internationale. Mais recherchez-vous également une clientèle nationale?

-Je suis le premier à dire qu’il y a bien évidemment une clientèle marocaine. Quand on a lancé la commercialisation des villas et des riads du Four Seasons, en 2006, j’étais convaincu qu’il n’y avait pas une clientèle marocaine pour notre produit... et je me suis trompé. Il y avait bien plus de Marocains intéressés  par le produit Four Seasons que ce que l’on avait imaginé.

Alors, pour M Avenue, on ne sous-estime pas cette clientèle. Au contraire: parce que, en fin de compte, ce sont les Marocains qui vont  faire vivre le projet; c’e sont eux qui vont profiter le plus de nos services, car ils seront  beaucoup plus présents que la clientèle étrangère. Mon but est d’avoir, comme dans tous les grands projets internationaux, un mixte entre étrangers et Marocains.

-Ce projet vise une clientèle aisée, celle qui peut s’offrir le luxe. Le m2 va se situer à quel niveau de prix ?

-Pour la partie Four Seasons, en moyenne on est entre 30 et 35.000 DH le m2, en fonction de divers critères, dont l’emplacement. Les prix seront, bien sûr, inférieurs pour les autres résidences.

  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Quoi de neuf ?

A lire aussi


Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.