Le complexe solaire Noor a été inauguré par le Roi Mohammed VI (Photo d'archive: lancement des travaux de la centrale par le Roi Mohammed VI en mai 2013)

L'événement a éclipsé toute actualité politique ou économique au Maroc, ce jeudi 4 février 2016. Tout le Maroc économique et politique, ainsi que de nombreuses personnalités étrangères, se sont retrouvés à Ouarzazate pour cet événement international d'une grande portée: l'inauguration de ce qui va être le plus grand complexe solaire au monde.

Le Roi Mohammed VI a procédé à la très attendue inauguration du complexe solaire Noor à Ouarzazate, dans sa phase I. Les phases II et III sont en cours. L'ensemble deviendra le plus grand complexe solaire du monde.

Le tout Maroc politique (gouvernement, présidents des régions, élus) et économique (banquiers, grandes entreprises, organisations professionnelles), ainsi que de nombreux invités étrangers se sont retrouvés sur place pour cette grande première.

Le Roi Mohammed VI a présidé, jeudi à la Commune de Ghessate (Province de Ouarzazate), la cérémonie de mise en service de la première centrale du complexe solaire "Noor-Ouarzazate", baptisée "Noor I", et procédé au lancement officiel des travaux de réalisation de la deuxième et troisième centrales de ce mégaprojet (Noor II et Noor III).
Au début de cette cérémonie, le président du directoire de MASEN (Moroccan Agency For Solar Energy), Mustapha Bakkoury a prononcé une allocution devant le Souverain, dans laquelle il a présenté l'état d'avancement du plan solaire marocain, les étapes clés du processus de développement de la première centrale du complexe solaire de Ouarzazate et les perspectives d'avenir.
La réalisation de la Centrale Noor I, la plus grande centrale mono-turbine au monde à ce jour, avec une capacité de production de 160 MW, est une étape importante dans la mise en œuvre des grands projets d'énergies renouvelables, en ligne avec l'objectif de porter la part des sources renouvelables dans le mix électrique national de 42 % en 2020 à 52 % en 2030, tel qu'annoncé par le Souverain à l'occasion de la COP 21 à Paris, a-t-il assuré.
La construction de la Centrale Noor I s'est faite dans un délai de 30 mois et a mobilisé plus de 2.000 employés, dont 85 % de Marocains, a ajouté M. Bakkoury, notant qu'un taux de plus de 30 % d'intégration industrielle a pu être atteint, à travers le recours, sur une base compétitive, à des entreprises marocaines des secteurs notamment du BTP, de la métallurgie ou encore du câblage.
A forte valeur ajoutée pour la région d'implantation, le projet de réalisation du complexe solaire Noor contribue au développement socio-économique et culturel de la région, au désenclavement de plusieurs villages avoisinants et à l'émergence de nouveaux produits touristiques, au service du rayonnement à l'international de la province de Ouarzazate.
De son côté, le directeur général de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), Ali Fassi Fihri, a indiqué que la demande en matière d'électricité a quasiment triplé, depuis 1999, en enregistrant plus de 34.000 GWh à fin 2015.

280 milliards d’investissements à l’horizon 2030

C'est dans ce contexte énergétique des plus contraignants qu'intervient la stratégie énergétique nationale, qui accorde une place de choix à la promotion des énergies renouvelables, à travers un ensemble cohérent de programmes d'énergies renouvelables, intégrés, ambitieux et pragmatiques et répondant aux nouveaux besoins de notre pays, en particulier pour la production d'eau par dessalement, transfert ou épuration, a poursuivi M. Fassi Fihri.
Ces programmes, a-t-il dit, ont permis au Maroc de se lancer dans une transition énergétique qui connaît aujourd'hui un tournant historique grâce à la forte impulsion et à la remarquable accélération qui lui a été donnée, suite à la décision royale d'augmenter la part des sources renouvelables dans le mix électrique national.
M. Fassi Fihri a souligné que cette stratégie commence à donner ses fruits, citant à propos du solaire la réalisation et la mise en service de la première centrale CSP (160 MW) du Complexe solaire intégré "Noor" de Ouarzazate.
S'agissant de l'éolien, a-t-il ajouté, plus de 800 MW sont en exploitation, 550 MW en cours de développement et le Projet éolien intégré (850 MW) en est au stade de contractualisation.
Quant à l'hydraulique, "une large part du potentiel hydro-électrique classique (1.310 MW) est réalisée, une station de transfert d'énergie par pompage de 460 MW en exploitation et une autre de 350 MW en cours de développement", a-t-il affirmé.
"Le Maroc, avec cette stratégie ambitieuse mais réaliste, offre de réelles opportunités d'investissements dans le secteur des EnR, avec une feuille de route claire, jalonnée dans le temps et assurant la visibilité requise par les acteurs et les développeurs", a assuré M. Fassi Fihri, notant que pour la période 2016-2030, la capacité renouvelable additionnelle totale à réaliser s'élève à plus de 10.000 MW pour un investissement estimé à près de 280 milliards de dirhams, porté par Masen et les producteurs indépendants.

Afin d'accompagner le développement des projets de production d'énergies renouvelables pilotés par Masen et d'en assurer une intégration efficace au réseau électrique, d'importants investissements seront consentis via l'ONEE et concerneront les infrastructures de transport et de gestion du système électrique, les moyens de stockage pour la régulation du fonctionnement du parc de production EnR, et les moyens de flexibilité pour l'adéquation offre-demande, pour gérer l'intermittence des EnR, en l'occurrence le Projet "Gaz to Power", qui constitue un catalyseur pour atteindre l'objectif des 52 % de capacité en 2030.
Ces programmes d'investissement seront réalisés dans le cadre de la nouvelle gouvernance et structuration du secteur des énergies renouvelables.

Ainsi, le pilotage du secteur des énergies renouvelables sera désormais assuré par MASEN, qui constituera avec l'Office national de l'électricité et de l'eau potable, un véritable tandem pour la réussite de la transition énergétique, à travers des liens organiques plus forts.
Cette cérémonie a également été marquée par la projection d'un film institutionnel, expliquant les différentes étapes du développement de la première centrale solaire Noor I, les infrastructures et aménagements réalisés parallèlement au projet, ainsi que la présentation par des enfants de la région de témoignages dans lesquels ils partagent leurs sentiments à propos de ce projet et expriment leur engagement à respecter l'environnement, ainsi que leur prise de conscience, en tant que génération future, de la nécessité de vivre dans un environnement sain et favorable au développement.

A cette occasion, le président du directoire de la Moroccan Agency For Solar Energy (MASEN), Mustapha Bakkoury, a remis au Souverain un livre et un trophée (sculpture) relatifs au projet Noor.

Par la suite, le Roi Mohammed VI a procédé au lancement de la mise en service officielle de la Centrale Noor I, un projet de production sous forme d'IPP (Independent Power Producer), développé sur une surface d'environ 480 hectares, sur la base de la technologie thermo-solaire (CSP), avec capteurs cylindro-paraboliques et une capacité de stockage de 3 heures à pleine puissance. Ce projet a mobilisé des investissements de l'ordre de 7 milliards de DH.
Le Souverain a ensuite lancé les travaux de réalisation de la deuxième et troisième centrales du complexe solaire Noor Ouarzazate (Noor II et Noor III). D'une puissance de 200 MW et d'une capacité de stockage de sept heures minimum, la centrale Noor II (810 millions d'euros) sera développée sur la base de la technologie thermo-solaire (CSP), avec capteurs cylindro-paraboliques et devra s'étaler sur une surface maximale de 680 ha.
Mobilisant des investissements de l'ordre de 645 millions d'euros, Noor III placera définitivement le Royaume à l'avant-garde technologique, avec l'utilisation de la technologie tour thermo-solaire. Elle sera d'une capacité de 150 MW, avec près de 8 heures de stockage. Cette technologie promet des performances encore meilleures.
Ces trois projets, combinés à une dernière phase photovoltaïque (Noor IV), feront de Noor Ouarzazate le plus grand site de production solaire multi-technologique au monde, avec une capacité de 580 MW et un investissement total supérieur à 24 milliards de dirhams, sans compter les infrastructures communes développées par Masen et l'ONEE pour les besoins des développeurs. Ces infrastructures servent les besoins de connexion électrique, de transport routier, d'adduction en eaux brute et potable, de drainage, de télécom et de sécurité.
Le complexe Noor Ouarzazate abritera un parc à thèmes de 16 hectares, dont le tracé reproduit celui de la carte du Royaume, ainsi que des équipements structurants, dont un bâtiment multifonctions, comprenant des espaces dédiés à l'exploitation et au fonctionnement du Site, un auditorium, une médiathèque et une tour belvédère, offrant une vue panoramique.

Ce qu'en disent les bailleurs de fonds internationaux

Dans un communiqué conjoint, la Banque mondiale, la Banque africaine de dévelopement (BAD) et les Fonds d'investissement climatiques saluent cette réalisation à laquelle ils ont apporté une contribution majeure, en termes de financement et de montage.

"Le complexe à énergie solaire concentrée Noor-Ouarzazate (NOORo),composé de trois centrales, devrait avoir une capacité de 500 mégawatts (MW) pour fournir de l’énergie à 1,1 million de Marocains d’ici 2018. Ce complexe devrait réduire la dépendance du pays au pétrole de 2,5 millions de tonnes, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre de 760.000 tonnes par an. L’énergie solaire concentrée est une technologie prometteuse: l’agence internationale de l’énergie a prévu que 11% de la génération d’électricité serait fournie par cette énergie renouvelable en 2050. Le potentiel est particulièrement important au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une région avec d’abondantes ressources qui pourrait répondre à la forte demande de l’Union européenne en énergie", explique le communiqué.

"Malgré le potentiel de l’énergie solaire concentrée, les coûts relativement élevés de la technologie comparés aux coûts pour les énergies fossiles dissuadent les investisseurs et les services publics. Les financements public et concessionnel ont fortement contribué au lancement du projet. L’agence marocaine pour l’énergie solaire MASEN, spécialisée dans le développement de cette énergie, a réussi à sécuriser les 3 milliards de dollars nécessaires pour le complexe Noor-Ouarzazate, grâce à la Banque africaine de développement (BAD), aux fonds d’investissements climatiques (FIC), aux institutions de financement européennes et à la Banque mondiale", conclut le communiqué.

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Le complexe solaire Noor a été inauguré par le Roi Mohammed VI (Photo d'archive: lancement des travaux de la centrale par le Roi Mohammed VI en mai 2013)

L'événement a éclipsé toute actualité politique ou économique au Maroc, ce jeudi 4 février 2016. Tout le Maroc économique et politique, ainsi que de nombreuses personnalités étrangères, se sont retrouvés à Ouarzazate pour cet événement international d'une grande portée: l'inauguration de ce qui va être le plus grand complexe solaire au monde.

Le Roi Mohammed VI a procédé à la très attendue inauguration du complexe solaire Noor à Ouarzazate, dans sa phase I. Les phases II et III sont en cours. L'ensemble deviendra le plus grand complexe solaire du monde.

Le tout Maroc politique (gouvernement, présidents des régions, élus) et économique (banquiers, grandes entreprises, organisations professionnelles), ainsi que de nombreux invités étrangers se sont retrouvés sur place pour cette grande première.

Le Roi Mohammed VI a présidé, jeudi à la Commune de Ghessate (Province de Ouarzazate), la cérémonie de mise en service de la première centrale du complexe solaire "Noor-Ouarzazate", baptisée "Noor I", et procédé au lancement officiel des travaux de réalisation de la deuxième et troisième centrales de ce mégaprojet (Noor II et Noor III).
Au début de cette cérémonie, le président du directoire de MASEN (Moroccan Agency For Solar Energy), Mustapha Bakkoury a prononcé une allocution devant le Souverain, dans laquelle il a présenté l'état d'avancement du plan solaire marocain, les étapes clés du processus de développement de la première centrale du complexe solaire de Ouarzazate et les perspectives d'avenir.
La réalisation de la Centrale Noor I, la plus grande centrale mono-turbine au monde à ce jour, avec une capacité de production de 160 MW, est une étape importante dans la mise en œuvre des grands projets d'énergies renouvelables, en ligne avec l'objectif de porter la part des sources renouvelables dans le mix électrique national de 42 % en 2020 à 52 % en 2030, tel qu'annoncé par le Souverain à l'occasion de la COP 21 à Paris, a-t-il assuré.
La construction de la Centrale Noor I s'est faite dans un délai de 30 mois et a mobilisé plus de 2.000 employés, dont 85 % de Marocains, a ajouté M. Bakkoury, notant qu'un taux de plus de 30 % d'intégration industrielle a pu être atteint, à travers le recours, sur une base compétitive, à des entreprises marocaines des secteurs notamment du BTP, de la métallurgie ou encore du câblage.
A forte valeur ajoutée pour la région d'implantation, le projet de réalisation du complexe solaire Noor contribue au développement socio-économique et culturel de la région, au désenclavement de plusieurs villages avoisinants et à l'émergence de nouveaux produits touristiques, au service du rayonnement à l'international de la province de Ouarzazate.
De son côté, le directeur général de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), Ali Fassi Fihri, a indiqué que la demande en matière d'électricité a quasiment triplé, depuis 1999, en enregistrant plus de 34.000 GWh à fin 2015.

280 milliards d’investissements à l’horizon 2030

C'est dans ce contexte énergétique des plus contraignants qu'intervient la stratégie énergétique nationale, qui accorde une place de choix à la promotion des énergies renouvelables, à travers un ensemble cohérent de programmes d'énergies renouvelables, intégrés, ambitieux et pragmatiques et répondant aux nouveaux besoins de notre pays, en particulier pour la production d'eau par dessalement, transfert ou épuration, a poursuivi M. Fassi Fihri.
Ces programmes, a-t-il dit, ont permis au Maroc de se lancer dans une transition énergétique qui connaît aujourd'hui un tournant historique grâce à la forte impulsion et à la remarquable accélération qui lui a été donnée, suite à la décision royale d'augmenter la part des sources renouvelables dans le mix électrique national.
M. Fassi Fihri a souligné que cette stratégie commence à donner ses fruits, citant à propos du solaire la réalisation et la mise en service de la première centrale CSP (160 MW) du Complexe solaire intégré "Noor" de Ouarzazate.
S'agissant de l'éolien, a-t-il ajouté, plus de 800 MW sont en exploitation, 550 MW en cours de développement et le Projet éolien intégré (850 MW) en est au stade de contractualisation.
Quant à l'hydraulique, "une large part du potentiel hydro-électrique classique (1.310 MW) est réalisée, une station de transfert d'énergie par pompage de 460 MW en exploitation et une autre de 350 MW en cours de développement", a-t-il affirmé.
"Le Maroc, avec cette stratégie ambitieuse mais réaliste, offre de réelles opportunités d'investissements dans le secteur des EnR, avec une feuille de route claire, jalonnée dans le temps et assurant la visibilité requise par les acteurs et les développeurs", a assuré M. Fassi Fihri, notant que pour la période 2016-2030, la capacité renouvelable additionnelle totale à réaliser s'élève à plus de 10.000 MW pour un investissement estimé à près de 280 milliards de dirhams, porté par Masen et les producteurs indépendants.

Afin d'accompagner le développement des projets de production d'énergies renouvelables pilotés par Masen et d'en assurer une intégration efficace au réseau électrique, d'importants investissements seront consentis via l'ONEE et concerneront les infrastructures de transport et de gestion du système électrique, les moyens de stockage pour la régulation du fonctionnement du parc de production EnR, et les moyens de flexibilité pour l'adéquation offre-demande, pour gérer l'intermittence des EnR, en l'occurrence le Projet "Gaz to Power", qui constitue un catalyseur pour atteindre l'objectif des 52 % de capacité en 2030.
Ces programmes d'investissement seront réalisés dans le cadre de la nouvelle gouvernance et structuration du secteur des énergies renouvelables.

Ainsi, le pilotage du secteur des énergies renouvelables sera désormais assuré par MASEN, qui constituera avec l'Office national de l'électricité et de l'eau potable, un véritable tandem pour la réussite de la transition énergétique, à travers des liens organiques plus forts.
Cette cérémonie a également été marquée par la projection d'un film institutionnel, expliquant les différentes étapes du développement de la première centrale solaire Noor I, les infrastructures et aménagements réalisés parallèlement au projet, ainsi que la présentation par des enfants de la région de témoignages dans lesquels ils partagent leurs sentiments à propos de ce projet et expriment leur engagement à respecter l'environnement, ainsi que leur prise de conscience, en tant que génération future, de la nécessité de vivre dans un environnement sain et favorable au développement.

A cette occasion, le président du directoire de la Moroccan Agency For Solar Energy (MASEN), Mustapha Bakkoury, a remis au Souverain un livre et un trophée (sculpture) relatifs au projet Noor.

Par la suite, le Roi Mohammed VI a procédé au lancement de la mise en service officielle de la Centrale Noor I, un projet de production sous forme d'IPP (Independent Power Producer), développé sur une surface d'environ 480 hectares, sur la base de la technologie thermo-solaire (CSP), avec capteurs cylindro-paraboliques et une capacité de stockage de 3 heures à pleine puissance. Ce projet a mobilisé des investissements de l'ordre de 7 milliards de DH.
Le Souverain a ensuite lancé les travaux de réalisation de la deuxième et troisième centrales du complexe solaire Noor Ouarzazate (Noor II et Noor III). D'une puissance de 200 MW et d'une capacité de stockage de sept heures minimum, la centrale Noor II (810 millions d'euros) sera développée sur la base de la technologie thermo-solaire (CSP), avec capteurs cylindro-paraboliques et devra s'étaler sur une surface maximale de 680 ha.
Mobilisant des investissements de l'ordre de 645 millions d'euros, Noor III placera définitivement le Royaume à l'avant-garde technologique, avec l'utilisation de la technologie tour thermo-solaire. Elle sera d'une capacité de 150 MW, avec près de 8 heures de stockage. Cette technologie promet des performances encore meilleures.
Ces trois projets, combinés à une dernière phase photovoltaïque (Noor IV), feront de Noor Ouarzazate le plus grand site de production solaire multi-technologique au monde, avec une capacité de 580 MW et un investissement total supérieur à 24 milliards de dirhams, sans compter les infrastructures communes développées par Masen et l'ONEE pour les besoins des développeurs. Ces infrastructures servent les besoins de connexion électrique, de transport routier, d'adduction en eaux brute et potable, de drainage, de télécom et de sécurité.
Le complexe Noor Ouarzazate abritera un parc à thèmes de 16 hectares, dont le tracé reproduit celui de la carte du Royaume, ainsi que des équipements structurants, dont un bâtiment multifonctions, comprenant des espaces dédiés à l'exploitation et au fonctionnement du Site, un auditorium, une médiathèque et une tour belvédère, offrant une vue panoramique.

Ce qu'en disent les bailleurs de fonds internationaux

Dans un communiqué conjoint, la Banque mondiale, la Banque africaine de dévelopement (BAD) et les Fonds d'investissement climatiques saluent cette réalisation à laquelle ils ont apporté une contribution majeure, en termes de financement et de montage.

"Le complexe à énergie solaire concentrée Noor-Ouarzazate (NOORo),composé de trois centrales, devrait avoir une capacité de 500 mégawatts (MW) pour fournir de l’énergie à 1,1 million de Marocains d’ici 2018. Ce complexe devrait réduire la dépendance du pays au pétrole de 2,5 millions de tonnes, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre de 760.000 tonnes par an. L’énergie solaire concentrée est une technologie prometteuse: l’agence internationale de l’énergie a prévu que 11% de la génération d’électricité serait fournie par cette énergie renouvelable en 2050. Le potentiel est particulièrement important au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une région avec d’abondantes ressources qui pourrait répondre à la forte demande de l’Union européenne en énergie", explique le communiqué.

"Malgré le potentiel de l’énergie solaire concentrée, les coûts relativement élevés de la technologie comparés aux coûts pour les énergies fossiles dissuadent les investisseurs et les services publics. Les financements public et concessionnel ont fortement contribué au lancement du projet. L’agence marocaine pour l’énergie solaire MASEN, spécialisée dans le développement de cette énergie, a réussi à sécuriser les 3 milliards de dollars nécessaires pour le complexe Noor-Ouarzazate, grâce à la Banque africaine de développement (BAD), aux fonds d’investissements climatiques (FIC), aux institutions de financement européennes et à la Banque mondiale", conclut le communiqué.

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