L’annonce est tombée à 22h. Dans sa catégorie, seul le Maroc quitte la section « Emerging Markets » pour celle de pays frontaliers.

Les mis en cause : le manque de liquidité et un faible flottant sur le marché boursier marocain.

Les spécialistes le pressentaient déjà et c’est donc sans grande surprise, non moins sans une certaine amertume, que le Maroc met fin à 10 ans de positionnement au sein de l’index EM du Morgan Stanley Capital International.

Selon le communiqué publié il y’a quelques minute, nous apprenons : «MSCI va classer l'indice MSCI Maroc sur les marchés frontières dans le cadre de la revue de l'indice semestriel de Novembre 2013». Et d’ajouter : «L'indice MSCI Maroc ne dispose pas des critères de liquidité requis pour la catégorie Emerging Markets et ce depuis plusieurs années. Cette tendance à la baisse de la liquidité n'a montré aucun signe de retournement».

Sachant que la taille des actifs gérés par les fonds dédiés aux marchés émergents est estimée à près de 1.000 milliards de dollars, le poids du Maroc avec précisément 0,095% était vraisemblablement infime dans le MSCI (EM). Il ne comportait d’ailleurs que trois valeurs représentatives à savoir Maroc Telecom, AttijariWafabank et Addoha.

La révision des classements en 2012 présageait déjà cette décision. Le communiqué émis en juin 2012 citait clairement : «l'indice MSCI Maroc est plus en ligne avec la taille et les besoins de liquidité des marchés frontières suite à une diminution significative de sa liquidité depuis 2008, ce qui a entraîné une diminution simultanée du nombre des constituants de l'indice MSCI Maroc».

Quid du reclassement ?

La règle chez MSCI pour dégrader un pays émergent est la non-observation de la taille et des seuils de liquidité requis par ses principales valeurs et ce, pendant quatre semestres consécutifs. C’est ce qui s’est passé pour le Maroc. Victime de facteurs exogènes dont un ancrage important à la demande européenne et une économie sous perfusion de monnaie centrale, le royaume en tire une énième conséquence.

Pourtant le ministre de l’économie et des finances ne s’inquiète pas. Bien au contraire, il rejoint l’avis de Karim Hajji (voir notre article d’hier ici) et explique que le Maroc sera plus visible dans la catégorie « Frontier Markets » où il pourrait afficher un poids avoisinant les 9% notamment grâce à l’inclusion de plusieurs valeurs au lieu des trois sus citées. De plus son maintien auprès de l’indice FTSE Secondary Emerging Markets est un signe que la confiance des investisseurs étrangers est toujours présente envers le royaume.

Toutefois, tel que l’avance Mounir  Benzemouri, analyste financier à Sogécapital Bourse dans un entretien  livré à Médias 24: «l'indexation du Maroc au MSCI concerne plus les  investisseurs étrangers et la dévaluation du Maroc aura certainement  un impact à leur niveau. Toutefois, il faut noter que les efforts importants engagés par les différents acteurs du marché pour adopter de nouveaux textes relatifs au marché des capitaux, et qui ont pour but de diversifier les produits, simplifier les démarches, ouvrir le marché pour capter de nouveaux investisseurs et redynamiser le marché, devraient permettre d'instaurer plus de confiance chez les investisseurs étrangers et locaux».  

La conférence de lundi soir à l’initiative de la BVC en plus de la 4ème édition des intégrales de la finance organisée par CDG Capital ont permis déjà de divulguer un nombre intéressant de chantiers structurels allant du cadre légal aux innovations financières des marchés des capitaux. Tel que le précise le ministre N.Baraka «ce n’est que grâce à ces réformes que le Maroc pourra retrouver son positionnement au sein de MSCI Emerging Markets».

Pour rappel, MSCI Inc. est le premier fournisseur d'outils de soutien aux décisions de placement aux investisseurs dans le monde, y compris les gestionnaires d'actifs, les banques, les hedge funds et les fonds de pension. Les produits et services MSCI comprennent des indices, le risque de portefeuille et d'analyse de performance et outils de gouvernance.

Pour lire le communiqué intégral, cliquez ici


 

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel
Rendez-vous Partenaires

L’annonce est tombée à 22h. Dans sa catégorie, seul le Maroc quitte la section « Emerging Markets » pour celle de pays frontaliers.

 

Les mis en cause : le manque de liquidité et un faible flottant sur le marché boursier marocain.

Les spécialistes le pressentaient déjà et c’est donc sans grande surprise, non moins sans une certaine amertume, que le Maroc met fin à 10 ans de positionnement au sein de l’index EM du Morgan Stanley Capital International.

Selon le communiqué publié il y’a quelques minute, nous apprenons : «MSCI va classer l'indice MSCI Maroc sur les marchés frontières dans le cadre de la revue de l'indice semestriel de Novembre 2013». Et d’ajouter : «L'indice MSCI Maroc ne dispose pas des critères de liquidité requis pour la catégorie Emerging Markets et ce depuis plusieurs années. Cette tendance à la baisse de la liquidité n'a montré aucun signe de retournement».

Sachant que la taille des actifs gérés par les fonds dédiés aux marchés émergents est estimée à près de 1.000 milliards de dollars, le poids du Maroc avec précisément 0,095% était vraisemblablement infime dans le MSCI (EM). Il ne comportait d’ailleurs que trois valeurs représentatives à savoir Maroc Telecom, AttijariWafabank et Addoha.

La révision des classements en 2012 présageait déjà cette décision. Le communiqué émis en juin 2012 citait clairement : «l'indice MSCI Maroc est plus en ligne avec la taille et les besoins de liquidité des marchés frontières suite à une diminution significative de sa liquidité depuis 2008, ce qui a entraîné une diminution simultanée du nombre des constituants de l'indice MSCI Maroc».

Quid du reclassement ?

La règle chez MSCI pour dégrader un pays émergent est la non-observation de la taille et des seuils de liquidité requis par ses principales valeurs et ce, pendant quatre semestres consécutifs. C’est ce qui s’est passé pour le Maroc. Victime de facteurs exogènes dont un ancrage important à la demande européenne et une économie sous perfusion de monnaie centrale, le royaume en tire une énième conséquence.

Pourtant le ministre de l’économie et des finances ne s’inquiète pas. Bien au contraire, il rejoint l’avis de Karim Hajji (voir notre article d’hier ici) et explique que le Maroc sera plus visible dans la catégorie « Frontier Markets » où il pourrait afficher un poids avoisinant les 9% notamment grâce à l’inclusion de plusieurs valeurs au lieu des trois sus citées. De plus son maintien auprès de l’indice FTSE Secondary Emerging Markets est un signe que la confiance des investisseurs étrangers est toujours présente envers le royaume.

Toutefois, tel que l’avance Mounir  Benzemouri, analyste financier à Sogécapital Bourse dans un entretien  livré à Médias 24: «l'indexation du Maroc au MSCI concerne plus les  investisseurs étrangers et la dévaluation du Maroc aura certainement  un impact à leur niveau. Toutefois, il faut noter que les efforts importants engagés par les différents acteurs du marché pour adopter de nouveaux textes relatifs au marché des capitaux, et qui ont pour but de diversifier les produits, simplifier les démarches, ouvrir le marché pour capter de nouveaux investisseurs et redynamiser le marché, devraient permettre d'instaurer plus de confiance chez les investisseurs étrangers et locaux».  

La conférence de lundi soir à l’initiative de la BVC en plus de la 4ème édition des intégrales de la finance organisée par CDG Capital ont permis déjà de divulguer un nombre intéressant de chantiers structurels allant du cadre légal aux innovations financières des marchés des capitaux. Tel que le précise le ministre N.Baraka «ce n’est que grâce à ces réformes que le Maroc pourra retrouver son positionnement au sein de MSCI Emerging Markets».

Pour rappel, MSCI Inc. est le premier fournisseur d'outils de soutien aux décisions de placement aux investisseurs dans le monde, y compris les gestionnaires d'actifs, les banques, les hedge funds et les fonds de pension. Les produits et services MSCI comprennent des indices, le risque de portefeuille et d'analyse de performance et outils de gouvernance.

Pour lire le communiqué intégral, cliquez ici


 

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.