Nouvelle zone industrielle de 1.000 ha, cahiers des charges des parkings souterrains, étude de la rocade Atlantique-Méditerranée bouclée, la rocade du littoral qui sera longue de 65 km et des "couloirs dédiés aux autobus partout où ce sera possible".

Ce sont quelques-unes des informations révélées par le wali de Tanger, le maire et le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ce mercredi 27 novembre.

 

C’est devant une salle comble, plus de 400 opérateurs économiques, élus, responsables d’ONG et médias, que le wali Mohamed Yaâcoubi, le maire Fouad Omari et le président de la CCI Omar Moro ont durant 3 heures mercredi matin présenté le Plan Tanger-Métropole (PTM), répondu aux questions et fait le point sur le projet.

Le PTM a été rendu public le 26 septembre dernier après sa présentation au Roi à Tanger par le wali de la région. S’étalant entre 2013 et 2017, moins de 5 années, il prévoit l’investissement de 7,6 MMDH dans les secteurs de l’aménagement urbain, économique, social, culturel et religieux.

 20 ministères, entreprises publiques et collectivités locales participent à son financement dont la ville pour plus de 25% ainsi que la région. Le PTM tente d’anticiper sur l’important développement économique et démographique de la ville.

Politique et communication

Au cours de leurs exposés et des réponses aux questions de la salle, les trois intervenants ont insisté sur les aspects novateurs en termes de démarche et sur la dimension «historique» du projet.  Présenté comme «un grand moment de mutation»  pour la ville par le président de la CCI Omar Moro, celui-ci a également appelé «à ne pas rater le train des défis, et à le prendre pour relever les défis de la mise à niveau dans tous les domaines». M. Moro a rappelé les récentes visites des élus à Barcelone et à Paris pour présenter le PTM dans les chambres de commerce et auprès d’investisseurs potentiels.

Le maire M. Omari, de son côté, a rappelé «ce qui a été fait en 10 ans avec le port Tanger-Med, le TGV, le futur port de plaisance, les chantiers des villes nouvelles de Chrafate et d’Ibn Battouta et les investissements et les zones industrielles qui doivent faire de Tanger un pôle économique majeur en Méditerranée ».

M.Omari aura beaucoup insisté sur «la responsabilité collective pour la réussite du projet» et «la mobilisation nécessaire.» Le wali seul, ou la ville seule ne peuvent réussir a-t-il souligné.

Dans une parfaite répartition des rôles, les annonces concrètes ont été laissées aux soins du wali qui est intervenu en dernier après avoir écouté plus de 20 interventions et questions en provenance de la salle.

Quelques interventions auront notamment porté sur la place de la concertation dans la mise en place du PTM rappelant l’échec local dans la conduite de la candidature de Tanger à l’Expo 2012 ou encore les problèmes urbains de Casablanca dénoncés par le Roi, la nécessité de mettre à niveau et de réformer l’administration locale et les services extérieurs pour assurer le succès de Tanger-Métropole, les retards du Plan de développement communal (PDC) et l’absence d’échéancier.

A ces critiques et interrogations, le wali a répondu en évoquant les nouveaux problèmes posés par un développement rapide de la ville, indiquant qu’en matière de concertation, «j’ai rencontré toutes les associations professionnelles et plus de 100 ONG».

Cependant, si la principale critique sur le processus de concertation ne concerne pas la conduite du processus en amont, c’est la réponse et la prise en compte des remarques des élus qui est contestée. Lors d’une récente session du conseil préfectoral de Tanger-Asilah, des élus ont critiqué «une concertation qui ne prend aucun compte de nos remarques» et le conseiller municipal du PJD Mohamed Amahjour a de nouveau insisté sur ce point devant le wali ce mercredi.

M. Yaâcoubi n’a cependant éludé aucune question ou critique. Faisant preuve de pédagogie, il a ainsi rappelé que «si la date de 2017 constitue le terme du PTM, c’est parce qu’à cette date le TGV sera là et que le nouveau port de Tanger-Ville sera prêt», avant d’ajouter à l’endroit de quelques critiques que «Le PTM est un projet ouvert».

De nombreuses annonces

Concluant les échanges, le wali a annoncé la finalisation de l’étude technique  de la rocade entre la côte atlantique et la Méditerranée qui ira du sud de l’aéroport actuel pour aboutir sur la colline de Tanja Balia au sud de la baie de Tanger. Cette rocade de 30 km de long  permettra  des accès directs aux quartiers de Béni Makada, Moghogha (Industrie) et Mesnana (Universités et quartiers résidentiels).

Le choix de l’emplacement du futur échangeur autoroutier de Aouama-Béni Makada au sud de la ville «avec l’objectif de réduire, voir supprimer le trafic des poids lourds dans la ville» a été confirmé et «une nouvelle zone industrielle de 1.000 ha dont 400 ha à court terme à proximité du nouvel échangeur autoroutier de Aouama-Béni Makada» est projetée a précisé M. Yaâcoubi.

Sur le point de la fluidification du trafic, M. Yaâcoubi a promis «des couloirs réservés aux autobus partout où ce sera possible».

Le wali a également confirmé que la future rocade du littoral sera longue de 65 km et ira du cap Malabata à l’est de la baie de Tanger jusqu’à Asilah à 45 km au sud de la ville, «contribuant à intégrer Asilah dans le PTM».

M. Yaâcoubi a également annoncé la finalisation des cahiers des charges des parkings urbains souterrains de la ville, la finalisation en 2014 par le Conseil régional Tanger-Tétouan (Préfectures de Tanger-Asilah, Tétouan, Larache et Chefchaouen) d’un plan de mise à niveau du milieu rural et la finalisation en 2014 du branchement total de la commune de Béni Makada (plus de 200.000 habitants) au réseau d’eau et d’assainissement.

En matière de services, le wali a annoncé le démarrage de la rénovation complète de l’actuel hôpital Mohamed V par phases dès cet automne et l’installation au cœur de la future cité des sports (Athlétisme, tennis, football) d’une unité de médecine sportive.

Enfin, en marge de cette journée d’information sur le Plan Tanger-Métropole, Médias 24 a pu apprendre que la future décharge contrôlée (tri et récupération d’énergie) de la ville de Tanger  sera située sur la commune de Menzla à 30 km au sud de la ville au-delà de Hjar Nhel et des usines  Lafarge et de la CIF, la Compagnie industrielle des fibres.

 


 

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Nouvelle zone industrielle de 1.000 ha, cahiers des charges des parkings souterrains, étude de la rocade Atlantique-Méditerranée bouclée, la rocade du littoral  qui sera longue de 65 km et des "couloirs dédiés aux autobus partout où ce sera possible".

Ce sont quelques-unes des informations révélées par le wali de Tanger, le maire et le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ce mercredi 27 novembre.

 

C’est devant une salle comble, plus de 400 opérateurs économiques, élus, responsables d’ONG et médias, que le wali Mohamed Yaâcoubi, le maire Fouad Omari et le président de la CCI Omar Moro ont durant 3 heures mercredi matin présenté le Plan Tanger-Métropole (PTM), répondu aux questions et fait le point sur le projet.

Le PTM a été rendu public le 26 septembre dernier après sa présentation au Roi à Tanger par le wali de la région. S’étalant entre 2013 et 2017, moins de 5 années, il prévoit l’investissement de 7,6 MMDH dans les secteurs de l’aménagement urbain, économique, social, culturel et religieux.

 20 ministères, entreprises publiques et collectivités locales participent à son financement dont la ville pour plus de 25% ainsi que la région. Le PTM tente d’anticiper sur l’important développement économique et démographique de la ville.

Politique et communication

Au cours de leurs exposés et des réponses aux questions de la salle, les trois intervenants ont insisté sur les aspects novateurs en termes de démarche et sur la dimension «historique» du projet.  Présenté comme «un grand moment de mutation»  pour la ville par le président de la CCI Omar Moro, celui-ci a également appelé «à ne pas rater le train des défis, et à le prendre pour relever les défis de la mise à niveau dans tous les domaines». M. Moro a rappelé les récentes visites des élus à Barcelone et à Paris pour présenter le PTM dans les chambres de commerce et auprès d’investisseurs potentiels.

Le maire M. Omari, de son côté, a rappelé «ce qui a été fait en 10 ans avec le port Tanger-Med, le TGV, le futur port de plaisance, les chantiers des villes nouvelles de Chrafate et d’Ibn Battouta et les investissements et les zones industrielles qui doivent faire de Tanger un pôle économique majeur en Méditerranée ».

M.Omari aura beaucoup insisté sur «la responsabilité collective pour la réussite du projet» et «la mobilisation nécessaire.» Le wali seul, ou la ville seule ne peuvent réussir a-t-il souligné.

Dans une parfaite répartition des rôles, les annonces concrètes ont été laissées aux soins du wali qui est intervenu en dernier après avoir écouté plus de 20 interventions et questions en provenance de la salle.

Quelques interventions auront notamment porté sur la place de la concertation dans la mise en place du PTM rappelant l’échec local dans la conduite de la candidature de Tanger à l’Expo 2012 ou encore les problèmes urbains de Casablanca dénoncés par le Roi, la nécessité de mettre à niveau et de réformer l’administration locale et les services extérieurs pour assurer le succès de Tanger-Métropole, les retards du Plan de développement communal (PDC) et l’absence d’échéancier.

A ces critiques et interrogations, le wali a répondu en évoquant les nouveaux problèmes posés par un développement rapide de la ville, indiquant qu’en matière de concertation, «j’ai rencontré toutes les associations professionnelles et plus de 100 ONG».

Cependant, si la principale critique sur le processus de concertation ne concerne pas la conduite du processus en amont, c’est la réponse et la prise en compte des remarques des élus qui est contestée. Lors d’une récente session du conseil préfectoral de Tanger-Asilah, des élus ont critiqué «une concertation qui ne prend aucun compte de nos remarques» et le conseiller municipal du PJD Mohamed Amahjour a de nouveau insisté sur ce point devant le wali ce mercredi.

M. Yaâcoubi n’a cependant éludé aucune question ou critique. Faisant preuve de pédagogie, il a ainsi rappelé que «si la date de 2017 constitue le terme du PTM, c’est parce qu’à cette date le TGV sera là et que le nouveau port de Tanger-Ville sera prêt», avant d’ajouter à l’endroit de quelques critiques que «Le PTM est un projet ouvert».

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Concluant les échanges, le wali a annoncé la finalisation de l’étude technique  de la rocade entre la côte atlantique et la Méditerranée qui ira du sud de l’aéroport actuel pour aboutir sur la colline de Tanja Balia au sud de la baie de Tanger. Cette rocade de 30 km de long  permettra  des accès directs aux quartiers de Béni Makada, Moghogha (Industrie) et Mesnana (Universités et quartiers résidentiels).

Le choix de l’emplacement du futur échangeur autoroutier de Aouama-Béni Makada au sud de la ville «avec l’objectif de réduire, voir supprimer le trafic des poids lourds dans la ville» a été confirmé et «une nouvelle zone industrielle de 1.000 ha dont 400 ha à court terme à proximité du nouvel échangeur autoroutier de Aouama-Béni Makada» est projetée a précisé M. Yaâcoubi.

Sur le point de la fluidification du trafic, M. Yaâcoubi a promis «des couloirs réservés aux autobus partout où ce sera possible».

Le wali a également confirmé que la future rocade du littoral sera longue de 65 km et ira du cap Malabata à l’est de la baie de Tanger jusqu’à Asilah à 45 km au sud de la ville, «contribuant à intégrer Asilah dans le PTM».

M. Yaâcoubi a également annoncé la finalisation des cahiers des charges des parkings urbains souterrains de la ville, la finalisation en 2014 par le Conseil régional Tanger-Tétouan (Préfectures de Tanger-Asilah, Tétouan, Larache et Chefchaouen) d’un plan de mise à niveau du milieu rural et la finalisation en 2014 du branchement total de la commune de Béni Makada (plus de 200.000 habitants) au réseau d’eau et d’assainissement.

En matière de services, le wali a annoncé le démarrage de la rénovation complète de l’actuel hôpital Mohamed V par phases dès cet automne et l’installation au cœur de la future cité des sports (Athlétisme, tennis, football) d’une unité de médecine sportive.

Enfin, en marge de cette journée d’information sur le Plan Tanger-Métropole, Médias 24 a pu apprendre que la future décharge contrôlée (tri et récupération d’énergie) de la ville de Tanger  sera située sur la commune de Menzla à 30 km au sud de la ville au-delà de Hjar Nhel et des usines  Lafarge et de la CIF, la Compagnie industrielle des fibres.

 


 

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