Energies renouvelables: les inno-projets de l’Iresen pour faire progresser la recherche Neuf conventions de financement ont été signées d'un montant de 33 millions de DH. (Photo MAP)

Les conventions de financement de 9 nouveaux projets dans les secteurs des énergies solaire et éolienne et du dessalement ont été signées vendredi 13 décembre entre l’Iresen et plusieurs consortium d’universités et d’entreprises, marocaines et étrangères.

La cérémonie de signature de ces conventions a été présidée par Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement et en présence de Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.

L’Iresen pourvoyeur de financement pour la recherche dans les énergies renouvelables

L’Iresen a été créé en 2011 a l’initiative du ministère de l’Energie dans le but de porter la Recherche et Développement (R&D) appliquée et technologique dans le domaine de l’énergie solaire et des énergies nouvelles à l’échelle nationale, d’assurer la définition des axes de recherche, coordonner et renforcer l’efficience de la recherche et contribuer au développement de l’innovation dans le domaine.

Outre la création d’un environnement favorable à la recherche, l’Iresen a pour mission de créer des synergies entre les universités et les entreprises. Dans le cadre de sa mission, il finance la R&D via les appels à projets. Ce sont ainsi :

-    5 appels à projets qui ont été lancés depuis 2012,

-    75 millions de DH consacrés à des projets de R&D,

-    24 projets innovants en cours de réalisation dans les énergies solaire thermique, photovoltaïque (PV) et éolienne, sur un ensemble de 85 projets soumis à l’IRESEN

-    106 consortiums créés entre scientifiques et industriels marocains et étrangers.

Les financements de l’Iresen vont à 70% aux universités et 30% aux entreprises, pour lesquelles ces financements représentent 68% de l’enveloppe consacrée aux Inno-projets, les 32% restant étant assurés par l’autofinancement. Les financements de l’Iresen tiennent compte des approches genre et participative. Ainsi, 68% des étudiants financés par l’Iresen sont des femmes.

La R&D, facteur important de développement économique

Lahcen Daoudi a tenu au cours de cette cérémonie a rappelé l’importance de la R&D pour le développement économique du pays. Selon lui, «l’avenir énergétique est l’avenir du Maroc. L’insertion dans la mondialisation ne peut se faire que par la R&D et l’enseignement supérieur. Il n’y a pas de Maroc sans son université. Le Maroc est en train de se positionner comme hub universitaire au niveau régional et développe les partenariats avec les universités et grandes écoles européennes. C’est le réseautage, au niveau national et international, qui permettra au Maroc d’émerger».

Les nouveaux projets financés

Les 7 conventions signées ce vendredi concernent 5 projets dans le photovoltaïque (Inno PV), 2 projets dans l’éolien (Inno Wind) et 2 projets de dessalement (Inno Therm II). Les consortiums assurant la réalisation de ces projets comprennent au total 38 instituts de recherche et 16 entreprises, marocains et étrangers.

-    Projet More Solar : il est coordonné par l’Université internationale de Rabat, et a obtenu un financement de 2,3 millions de DH (pour un investissement global de 3,5 millions). Il a pour objectif de développer le paramétrage et la prédiction de la production des fermes solaires au Maroc.

-    Projet Loucom : il est coordonné par l’Université internationale de Rabat, et a obtenu un financement de 5 millions de DH (pour un investissement global de 12,25 millions). Il a pour objectif de développer la production du PV à concentration à faible coût.

-    Projet Propre.ma : il est coordonné par l’Université Cadi Ayyad et a obtenu un financement de 4,5 millions de DH (pour un investissement global de 13,6 millions). Il a pour objectif d’établir des cartes de productivité photovoltaïque à l’échelle du Maroc.

-    Projet Frigo Solaire sur triporteur : il est coordonné par l’Université Hassan II Casablanca-Mohammedia, et a obtenu un financement de 2,3 millions de DH (pour un investissement global de 3,7 millions). L’objectif du projet est d’assurer le transport des marchandises périssables dans le respect des règles de conservation en utilisation une technologie propre.

-   Projet Secrets : il est coordonné par l’Université Ibnou Tofail et a obtenu un financement de 3,9 millions de DH (pour un investissement global de 5,2 millions). Il a pour objectif de contribuer à un développement urbain durable par optimisation de la consommation d’énergie.

-   Projet Nanolubricants : il est coordonné par l’Université Abdel Malek Essaadi et a obtenu un financement de 2,7 millions de DH (pour un investissement global de 4,1 millions). Il a pour objectif de développer des produits lubrifiants pour améliorer le fonctionnement des éoliennes dans des conditions difficiles.

-    Projet Wind Turbine : il est coordonné par l’Université Al Akhwayn et a obtenu un financement de 3,2 millions de DH (pour un investissement global de 4,2 millions). Il a pour objectif la conception et la fabrication de petites éoliennes à usage domestique et à faible coût pour répondre aux besoins des populations isolées.

-    Projet de dessalement solaire des eaux saumâtres : il est coordonné par l’Université Moulay Ismail, et a obtenu un financement de l’IRESEN de 4,3 millions de DH (pour un investissement global de 8,3 millions). Il a pour objectif de répondre aux besoins en eau et en énergie dans certaines régions du pays avec des techniques optimisant le rendement, préservant l’environnement et minimisant le coût.

-    Projet de dessalement solaire de l’eau de mer : il est coordonné par l’Université internationale de Rabat, en partenariat notamment avec l’OCP, et a obtenu un financement de 4 millions de DH (pour un investissement global de 7,2 millions). Son objectif est de développer un nouveau concept d’usine de dessalement pour produire de l’eau potable à partir d’eau de mer en utilisant les énergies renouvelables.

Ces projets devraient démarrer en janvier 2014.

Les futurs projets en cours d’examen

Dans le cadre du 5e appel à projet (Inno Therm III), 7 autres projets sont en cours de sélection dans le domaine du solaire thermique pour développer notamment des procédés de climatisation solaire ou de séchage solaire des phosphates, du bois ou des aliments.

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Energies renouvelables: les inno-projets de l’Iresen pour faire progresser la recherche Neuf conventions de financement ont été signées d'un montant de 33 millions de DH. (Photo MAP)

Les conventions de financement de 9 nouveaux projets dans les secteurs des énergies solaire et éolienne et du dessalement ont été signées vendredi 13 décembre entre l’Iresen et plusieurs consortium d’universités et d’entreprises, marocaines et étrangères.
 

La cérémonie de signature de ces conventions a été présidée par Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement et en présence de Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.

L’Iresen pourvoyeur de financement pour la recherche dans les énergies renouvelables

L’Iresen a été créé en 2011 a l’initiative du ministère de l’Energie dans le but de porter la Recherche et Développement (R&D) appliquée et technologique dans le domaine de l’énergie solaire et des énergies nouvelles à l’échelle nationale, d’assurer la définition des axes de recherche, coordonner et renforcer l’efficience de la recherche et contribuer au développement de l’innovation dans le domaine.

Outre la création d’un environnement favorable à la recherche, l’Iresen a pour mission de créer des synergies entre les universités et les entreprises. Dans le cadre de sa mission, il finance la R&D via les appels à projets. Ce sont ainsi :

-    5 appels à projets qui ont été lancés depuis 2012,

-    75 millions de DH consacrés à des projets de R&D,

-    24 projets innovants en cours de réalisation dans les énergies solaire thermique, photovoltaïque (PV) et éolienne, sur un ensemble de 85 projets soumis à l’IRESEN

-    106 consortiums créés entre scientifiques et industriels marocains et étrangers.

Les financements de l’Iresen vont à 70% aux universités et 30% aux entreprises, pour lesquelles ces financements représentent 68% de l’enveloppe consacrée aux Inno-projets, les 32% restant étant assurés par l’autofinancement. Les financements de l’Iresen tiennent compte des approches genre et participative. Ainsi, 68% des étudiants financés par l’Iresen sont des femmes.

La R&D, facteur important de développement économique

Lahcen Daoudi a tenu au cours de cette cérémonie a rappelé l’importance de la R&D pour le développement économique du pays. Selon lui, «l’avenir énergétique est l’avenir du Maroc. L’insertion dans la mondialisation ne peut se faire que par la R&D et l’enseignement supérieur. Il n’y a pas de Maroc sans son université. Le Maroc est en train de se positionner comme hub universitaire au niveau régional et développe les partenariats avec les universités et grandes écoles européennes. C’est le réseautage, au niveau national et international, qui permettra au Maroc d’émerger».

Les nouveaux projets financés

Les 7 conventions signées ce vendredi concernent 5 projets dans le photovoltaïque (Inno PV), 2 projets dans l’éolien (Inno Wind) et 2 projets de dessalement (Inno Therm II). Les consortiums assurant la réalisation de ces projets comprennent au total 38 instituts de recherche et 16 entreprises, marocains et étrangers.

-    Projet More Solar : il est coordonné par l’Université internationale de Rabat, et a obtenu un financement de 2,3 millions de DH (pour un investissement global de 3,5 millions). Il a pour objectif de développer le paramétrage et la prédiction de la production des fermes solaires au Maroc.

-    Projet Loucom : il est coordonné par l’Université internationale de Rabat, et a obtenu un financement de 5 millions de DH (pour un investissement global de 12,25 millions). Il a pour objectif de développer la production du PV à concentration à faible coût.

-    Projet Propre.ma : il est coordonné par l’Université Cadi Ayyad et a obtenu un financement de 4,5 millions de DH (pour un investissement global de 13,6 millions). Il a pour objectif d’établir des cartes de productivité photovoltaïque à l’échelle du Maroc.

-    Projet Frigo Solaire sur triporteur : il est coordonné par l’Université Hassan II Casablanca-Mohammedia, et a obtenu un financement de 2,3 millions de DH (pour un investissement global de 3,7 millions). L’objectif du projet est d’assurer le transport des marchandises périssables dans le respect des règles de conservation en utilisation une technologie propre.

-   Projet Secrets : il est coordonné par l’Université Ibnou Tofail et a obtenu un financement de 3,9 millions de DH (pour un investissement global de 5,2 millions). Il a pour objectif de contribuer à un développement urbain durable par optimisation de la consommation d’énergie.

-   Projet Nanolubricants : il est coordonné par l’Université Abdel Malek Essaadi et a obtenu un financement de 2,7 millions de DH (pour un investissement global de 4,1 millions). Il a pour objectif de développer des produits lubrifiants pour améliorer le fonctionnement des éoliennes dans des conditions difficiles.

-    Projet Wind Turbine : il est coordonné par l’Université Al Akhwayn et a obtenu un financement de 3,2 millions de DH (pour un investissement global de 4,2 millions). Il a pour objectif la conception et la fabrication de petites éoliennes à usage domestique et à faible coût pour répondre aux besoins des populations isolées.

-    Projet de dessalement solaire des eaux saumâtres : il est coordonné par l’Université Moulay Ismail, et a obtenu un financement de l’IRESEN de 4,3 millions de DH (pour un investissement global de 8,3 millions). Il a pour objectif de répondre aux besoins en eau et en énergie dans certaines régions du pays avec des techniques optimisant le rendement, préservant l’environnement et minimisant le coût.

-    Projet de dessalement solaire de l’eau de mer : il est coordonné par l’Université internationale de Rabat, en partenariat notamment avec l’OCP, et a obtenu un financement de 4 millions de DH (pour un investissement global de 7,2 millions). Son objectif est de développer un nouveau concept d’usine de dessalement pour produire de l’eau potable à partir d’eau de mer en utilisant les énergies renouvelables.

Ces projets devraient démarrer en janvier 2014.

Les futurs projets en cours d’examen

Dans le cadre du 5e appel à projet (Inno Therm III), 7 autres projets sont en cours de sélection dans le domaine du solaire thermique pour développer notamment des procédés de climatisation solaire ou de séchage solaire des phosphates, du bois ou des aliments.

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