Banque Populaire. Emprunt privé de 227 M$, les détails Rachid Agoumi, directeur général de la BCP en charge de la banque d'entreprise.

ENTRETIEN. Rachid Agoumi, directeur général de la BCP en charge de la banque d'entreprise, explique à Médias 24 les raisons derrière l'emprunt privé de 227 $M, contracté par la banque auprès d'un consortium de 9 banques d'Europe et du Moyen-Orient. Et dévoile le taux, très bas, obtenu par la banque.

Le prêt se décompose en 90 millions d’euros et 105 millions de dollars, le tout représentant l’équivalent de 227 millions de dollars US. Le taux est très bas ce qui s’explique entre autres par le rating de la BCP, le meilleur dans toute la région arabe. Avec cet emprunt, la banque entame en fait une inflexion puisqu’elle n’hésitera pas à se tourner vers le marché international à l’avenir.

 

Médias 24 : Quel a été l’objectif de cet emprunt privé auprès d’un consortium de banques internationales ?

Rachid Agoumi: La banque avait décidé de la nécessité d’une sortie à l’international afin de diversifier nos sources de financement. Et également pour se faire connaître à l’international et familiariser le marché au nom de Banque centrale populaire.

De la sorte, quand nous solliciterons d’autres prêts, le marché nous reconnaîtra grâce à cette première expérience.

Pour cette sortie à l’international, nous avions étudié les différentes options habituelles: soit l’émission de certificats de dépôt, soit  l’émission de la dette obligataire, ou enfin de la dette subordonnée, ce qui nous aurait permis de renforcer nos fonds propres.

Finalement, nous avons opté pour l’emprunt, la dette privée.

 

-Vous n’avez pas opté pour une levée obligataire, pourtant le marché était favorable aux émissions marocaines, surtout de la part d’une signature comme BCP..

Cela nous aurait tout de même coûté plus cher. Une levée obligataire nous aurait été facturée à un taux de 5 à 6%, et les certificats de dépôts nous auraient quand même coûté quelque 3%.

Nous avons préféré une dette privée, car celle-là, nous avons réussi à la placer à 100 points de spread, ce qui est extraordinaire. Sur la partie en euro, on sort à 1,05%, et 1,23 sur la partie en dollars.

Ce sont des taux très bas, sachant que c’est un prêt d’un an renouvelable sur 3 exercices.

 

-Quelles sont vos intentions derrière ce premier prêt ?

-Ce que nous cherchons, c’est la diversification de nos sources de financement. En même temps, nous sommes désormais présents dans plus de 24 pays, nous nous transformons en multinationale, et en matière de recherche de fonds, nous ne pouvons plus rester maroco-marocains.

Nous habituons donc le marché international à notre présence et notre signature. La confiance s’installe petit à petit avec les marchés financiers.

L’autre raison est le besoin de devises que ressent le pays.

 

-Cela vous a pris combien de temps d’étudier toutes les options qui s’offraient à vous ?

-La réflexion a démarré en 2013, où nous avons commencé à examiner la possibilité d’émettre des emprunts obligataires, ou subordonnés, et nous avons fini par obtenir un spread de 100 points sur ce prêt privé, chose qui reflète notre performance, en tant que banque la mieux notée d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

 

-Vous avez aussi l’intention de lever un emprunt obligataire subordonné, au Maroc, d’un milliard et demi de DH. Est-ce prévu pour 2014 ? Est-ce pour répondre aux impératifs de Bâle III ?

-Effectivement, c’est prévu pour fin 2014 ou début 2015. Nous n’avons, en revanche, aucun besoin de changer quoi que ce soit pour nous aligner sur les règles de Bâle III, puisque nous le sommes déjà.

L’emprunt obligataire subordonné au Maroc constituera une petite réserve au cas où, si jamais on cible une potentielle acquisition, puisque les emprunts subordonnés renforcent les fonds propres, qui sont la seule origine permise des fonds, pour une banque, lors d’une opération d’acquisition d’un établissement financier.

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Le prêt se décompose en 90 millions d’euros et 105 millions de dollars, le tout représentant l’équivalent de 227 millions de dollars US. Le taux est très bas ce qui s’explique entre autres par le rating de la BCP, le meilleur dans toute la région arabe. Avec cet emprunt, la banque entame en fait une inflexion puisqu’elle n’hésitera pas à se tourner vers le marché international à l’avenir.

 

Médias 24 : Quel a été l’objectif de cet emprunt privé auprès d’un consortium de banques internationales ?

Rachid Agoumi: La banque avait décidé de la nécessité d’une sortie à l’international afin de diversifier nos sources de financement. Et également pour se faire connaître à l’international et familiariser le marché au nom de Banque centrale populaire.

De la sorte, quand nous solliciterons d’autres prêts, le marché nous reconnaîtra grâce à cette première expérience.

Pour cette sortie à l’international, nous avions étudié les différentes options habituelles: soit l’émission de certificats de dépôt, soit  l’émission de la dette obligataire, ou enfin de la dette subordonnée, ce qui nous aurait permis de renforcer nos fonds propres.

Finalement, nous avons opté pour l’emprunt, la dette privée.

 

-Vous n’avez pas opté pour une levée obligataire, pourtant le marché était favorable aux émissions marocaines, surtout de la part d’une signature comme BCP..

Cela nous aurait tout de même coûté plus cher. Une levée obligataire nous aurait été facturée à un taux de 5 à 6%, et les certificats de dépôts nous auraient quand même coûté quelque 3%.

Nous avons préféré une dette privée, car celle-là, nous avons réussi à la placer à 100 points de spread, ce qui est extraordinaire. Sur la partie en euro, on sort à 1,05%, et 1,23 sur la partie en dollars.

Ce sont des taux très bas, sachant que c’est un prêt d’un an renouvelable sur 3 exercices.

 

-Quelles sont vos intentions derrière ce premier prêt ?

-Ce que nous cherchons, c’est la diversification de nos sources de financement. En même temps, nous sommes désormais présents dans plus de 24 pays, nous nous transformons en multinationale, et en matière de recherche de fonds, nous ne pouvons plus rester maroco-marocains.

Nous habituons donc le marché international à notre présence et notre signature. La confiance s’installe petit à petit avec les marchés financiers.

L’autre raison est le besoin de devises que ressent le pays.

 

-Cela vous a pris combien de temps d’étudier toutes les options qui s’offraient à vous ?

-La réflexion a démarré en 2013, où nous avons commencé à examiner la possibilité d’émettre des emprunts obligataires, ou subordonnés, et nous avons fini par obtenir un spread de 100 points sur ce prêt privé, chose qui reflète notre performance, en tant que banque la mieux notée d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

 

-Vous avez aussi l’intention de lever un emprunt obligataire subordonné, au Maroc, d’un milliard et demi de DH. Est-ce prévu pour 2014 ? Est-ce pour répondre aux impératifs de Bâle III ?

-Effectivement, c’est prévu pour fin 2014 ou début 2015. Nous n’avons, en revanche, aucun besoin de changer quoi que ce soit pour nous aligner sur les règles de Bâle III, puisque nous le sommes déjà.

L’emprunt obligataire subordonné au Maroc constituera une petite réserve au cas où, si jamais on cible une potentielle acquisition, puisque les emprunts subordonnés renforcent les fonds propres, qui sont la seule origine permise des fonds, pour une banque, lors d’une opération d’acquisition d’un établissement financier.

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