Après les éloges à un Hassan Bouhemou partant, des informations sont diffusées portant sur une probable transformation de la SNI. On parle même d’une “mue”. Tout ça, sans la moindre communication officielle de la part des principaux concernés. Mounir Majidi reprend la main sur la SNI. Y aura-t-il une nouvelle stratégie du groupe ?

Le départ de Hassan Bouhemou signifie-t-il une rupture, une mue, une nouvelle étape? ou est-il simplement un bouc-émissaire?

Quelques jours avant l’officialisation du départ de Hassan Bouhemou lors du conseil d’administration de la SNI du 30 septembre, plusieurs informations ayant trait à l’avenir de la holding, ont circulé dans les milieux d’affaires et dans les médias, sans que l'on sache s'il s'agit de rumeurs, de ballons d'essai ou de fuites.

Selon ces bruits de couloir, la SNI de l’ère Bouhemou est terminée et de nouvelles orientations stratégiques seront mises en oeuvres par le nouveau président, Hassan Ouriagli.

Après le départ de Bouhemou, c'est un article de lepoint.fr qui vient apporter une première confirmation. D’une holding opérationnelle, on veut donc, selon cet article, faire de la SNI un fonds d’investissement à long-terme avec des prises de participations non-majoritaires. Le choix de Le Point pour cette communication n'est pas anodin. C'est le magazine français qui avait publié en juillet l'article qui a justifié le 14 août une mise au point de la part du Roi Mohammed VI.

Il y avait eu la période, dans les années 80 et 90, où on parlait de holding de développement et de gestion (époque ONA et Fouad Filali) puis celle où l'on parlait de holding de participation et maintenant, on évoque un Fonds d’investissement innovant et africain.

La coïncidence avec le départ de Hassan Bouhemou laisse penser que le message est le suivant: c’est Bouhemou qui a été l’artisan de la précédente stratégie dont la page est en train d'être tournée.

Il est cependant nécessaire de signaler que ces nouvelles orientations, telles que décrites dans l’article de Le Point, et telles que “murmurées” aux rédactions, ne sont pas nouvelles.

Elles sont toutes contenues dans le communiqué du 25 mars 2010, cosigné par ONA et SNI, et annonçant la fusion des deux holdings, ainsi que leur retrait de la Bourse de Casablanca.

L’article de Le Point évoque une nouveauté: “en rupture avec un passé souvent qualifié d’hégémonique, la nouvelle SNI affiche son ambition de devenir un instrument financier international de premier plan au service des économies marocaine et africaine”.

Aucune communication officielle de la part de la holding n’a jusque-là précisé dans ses détails sa nouvelle orientation stratégique. Et pourtant, c’est une nouvelle de taille, si jamais elle se confirme, car elle sous-entend la réduction du poids du groupe dans l’économie marocaine.

Ce n’est pas la première fois que ce genre d’annonce a été fait. En 2011, en pleines marches du mouvement du 20 février, Noureddine Ayouch, un publicitaire qui se dit proche du palais, avait déclaré dans une conférence publique à Rabat que le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi, allait cesser son activité économique la plus polémique, l’affichage publicitaire urbain de sa société FC Com. “ça y est, il va vendre” disait Ayouch à l’époque. En aparté avec des journalistes et autres personnalités, il transmettait des promesses de concessions. Aucune de ces annonces n’a pourtant été réalisée.
La concomitance du départ de Hassan Bouhemou- resté 13 ans chez la SNI dont 9 ans à sa tête- et ces informations non-officielles pose interrogation. Veut-on se débarrasser de ce passé “hégémonique” en lui faisant porter le chapeau? Que deviendront les investissements annoncés dans des projets importants, stratégiques et de grande taille comme ceux de Nareva? Ce sont les prochaines décisions concrètes qui nous en diront davantage.

Ce qui est certain, c’est que le poids de la SNI donnera une énorme portée à chaque information.

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Après les éloges à un Hassan Bouhemou partant, des informations sont diffusées portant sur une probable transformation de la SNI. On parle même d’une “mue”. Tout ça, sans la moindre communication officielle de la part des principaux concernés. Mounir Majidi reprend la main sur la SNI. Y aura-t-il une nouvelle stratégie du groupe ?

Le départ de Hassan Bouhemou signifie-t-il une rupture, une mue, une nouvelle étape? ou est-il simplement un bouc-émissaire?

Quelques jours avant l’officialisation du départ de Hassan Bouhemou lors du conseil d’administration de la SNI du 30 septembre, plusieurs informations ayant trait à l’avenir de la holding, ont circulé dans les milieux d’affaires et dans les médias, sans que l'on sache s'il s'agit de rumeurs, de ballons d'essai ou de fuites.

Selon ces bruits de couloir, la SNI de l’ère Bouhemou est terminée et de nouvelles orientations stratégiques seront mises en oeuvres par le nouveau président, Hassan Ouriagli.

Après le départ de Bouhemou, c'est un article de lepoint.fr qui vient apporter une première confirmation. D’une holding opérationnelle, on veut donc, selon cet article, faire de la SNI un fonds d’investissement à long-terme avec des prises de participations non-majoritaires. Le choix de Le Point pour cette communication n'est pas anodin. C'est le magazine français qui avait publié en juillet l'article qui a justifié le 14 août une mise au point de la part du Roi Mohammed VI.

Il y avait eu la période, dans les années 80 et 90, où on parlait de holding de développement et de gestion (époque ONA et Fouad Filali) puis celle où l'on parlait de holding de participation et maintenant, on évoque un Fonds d’investissement innovant et africain.

La coïncidence avec le départ de Hassan Bouhemou laisse penser que le message est le suivant: c’est Bouhemou qui a été l’artisan de la précédente stratégie dont la page est en train d'être tournée.

Il est cependant nécessaire de signaler que ces nouvelles orientations, telles que décrites dans l’article de Le Point, et telles que “murmurées” aux rédactions, ne sont pas nouvelles.

Elles sont toutes contenues dans le communiqué du 25 mars 2010, cosigné par ONA et SNI, et annonçant la fusion des deux holdings, ainsi que leur retrait de la Bourse de Casablanca.

L’article de Le Point évoque une nouveauté: “en rupture avec un passé souvent qualifié d’hégémonique, la nouvelle SNI affiche son ambition de devenir un instrument financier international de premier plan au service des économies marocaine et africaine”.

Aucune communication officielle de la part de la holding n’a jusque-là précisé dans ses détails sa nouvelle orientation stratégique. Et pourtant, c’est une nouvelle de taille, si jamais elle se confirme, car elle sous-entend la réduction du poids du groupe dans l’économie marocaine.

Ce n’est pas la première fois que ce genre d’annonce a été fait. En 2011, en pleines marches du mouvement du 20 février, Noureddine Ayouch, un publicitaire qui se dit proche du palais, avait déclaré dans une conférence publique à Rabat que le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi, allait cesser son activité économique la plus polémique, l’affichage publicitaire urbain de sa société FC Com. “ça y est, il va vendre” disait Ayouch à l’époque. En aparté avec des journalistes et autres personnalités, il transmettait des promesses de concessions. Aucune de ces annonces n’a pourtant été réalisée.
La concomitance du départ de Hassan Bouhemou- resté 13 ans chez la SNI dont 9 ans à sa tête- et ces informations non-officielles pose interrogation. Veut-on se débarrasser de ce passé “hégémonique” en lui faisant porter le chapeau? Que deviendront les investissements annoncés dans des projets importants, stratégiques et de grande taille comme ceux de Nareva? Ce sont les prochaines décisions concrètes qui nous en diront davantage.

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