Une reprise par des actionnaires marocains n'est pas écartée. D'autre part, le gouverneur de Mohammédia a réuni ce vendredi 7 août au matin, les représentants syndicaux du personnel de la Samir. Tout indique que l’Intérieur a pris le dossier en main.

“Le Maroc est un Etat moderne et sérieux. Il ne faut avoir aucune inquiétude au sujet de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers“. Ainsi parle un ministre contacté par Médias 24.

Ce vendredi, le gouverneur de Mohammédia a voulu rassurer les 1.500 salariés de la raffinerie. “Vos droits sont garantis, vos acquis ne seront pas touchés“, a-t-il répété. Car les salariés s’inquiètent de l’avenir de la société.

“L’Etat a pris le dossier en main et cherche une solution définitive“, ajoute le gouverneur. Notez bien qu’il a utilisé “Etat“ plutôt que “gouvernement“.

Une solution définitive est en effet nécessaire. Il ne s’agit pas du premier arrêt de la raffinerie, les précédents étant expliqués par des raisons plus ou moins convaincantes.

Tous les regards sont braqués vers l’actionnaire de référence, Corral petroleum, dirigé par El Amoudi et le DG Baâmar qui n’a mis les pieds dans la société depuis la veille du Ramadan. Les dernières nouvelles, recueillies de sources internes, le situent à Londres mais rien n’est sûr, car son portable est constamment fermé.

Une direction volatilisée, malgré la gravité de la situation. Ce qui pose les deux questions essentielles autour de l’avenir de la Samir:

-jusqu’où va la responsabilité du management dans la genèse de la situation?

-quid de l’avenir? Quelle peut être une solution définitive? Une reprise par des actionnaires marocains et/ou étrangers? Ou une recapitalisation par le tour de table actuel?

Des Marocains prêts à racheter si nécessaire

Cette dernière hypothèse ne semble pas suffisante pour assurer la pérennité de l’entreprise. L’actionnaire de référence n’a jamais mis le moindre Dirham dans l’affaire, se contentant de prêts bancaires et de crédits fournisseurs. Tout a été financé sur crédit, depuis le début. Ses récents engagements, consistant à injecter 100 millions de dollars d’argent frais, n’ont pas été tenus.

Médias 24 a pu contacter des sources proches des actionnaires marocains minoritaires, de la Samir.

Pour ces sources, il s’agit d’une problématique dont les deux principaux étages sont:

-une composante financière: absence de fonds de roulement, absence de recapitalisation ;

-le management.

Selon ces sources d'actionnaires marocains minoritaires, ces deux étages ont joué le rôle décisif dans la mauvaise santé actuelle de l’entreprise. Elles ajoutent que la reprise par un groupe d’actionnaires marocains, avec l’apport d’un groupe professionnel étranger, serait la meilleure idée, ou l’une des meilleures options pour sauver définitivement la société, qui reste viable. Et concluent qu'un tel projet est possible.

La Samir essaie d'incriminer les distributeurs locaux

Lorsque les commentaires prennent un tour insultant, il faut comprendre que la source n'a pas d'autres arguments pour se défendre. Ce vendredi 7 août, il y a eu une charge violente dans plusieurs journaux contre les distributeurs locaux et contre "la presse francophone soutenue par le grand capital marocain et étranger" qui veut détruire la Samir.

Bigre!

En réalité, et pour se défendre, la Samir est en train d'incriminer les distributeurs locaux accusés de la saboter car elle s'est lancée dans la distribution avec son enseigne Samir Oil.

Cette accusation ne tient pas la route, pour une raison très simple: l'entrée de la Samir dans la distribution est toute récente. Or, ses problèmes financiers sont bien plus anciens.

Une source proche du GPM nous affirme que "les distributeurs ont toujours continué à acheter auprès de la Samir, et honoré leurs engagements. Ils sont installés dans le marché et un petit nouveau n'est pas gênant".

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Une reprise par des actionnaires marocains n'est pas écartée. D'autre part, le gouverneur de Mohammédia a réuni ce vendredi 7 août au matin, les représentants syndicaux du personnel de la Samir. Tout indique que l’Intérieur a pris le dossier en main.

“Le Maroc est un Etat moderne et sérieux. Il ne faut avoir aucune inquiétude au sujet de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers“. Ainsi parle un ministre contacté par Médias 24.

Ce vendredi, le gouverneur de Mohammédia a voulu rassurer les 1.500 salariés de la raffinerie. “Vos droits sont garantis, vos acquis ne seront pas touchés“, a-t-il répété. Car les salariés s’inquiètent de l’avenir de la société.

“L’Etat a pris le dossier en main et cherche une solution définitive“, ajoute le gouverneur. Notez bien qu’il a utilisé “Etat“ plutôt que “gouvernement“.

Une solution définitive est en effet nécessaire. Il ne s’agit pas du premier arrêt de la raffinerie, les précédents étant expliqués par des raisons plus ou moins convaincantes.

Tous les regards sont braqués vers l’actionnaire de référence, Corral petroleum, dirigé par El Amoudi et le DG Baâmar qui n’a mis les pieds dans la société depuis la veille du Ramadan. Les dernières nouvelles, recueillies de sources internes, le situent à Londres mais rien n’est sûr, car son portable est constamment fermé.

Une direction volatilisée, malgré la gravité de la situation. Ce qui pose les deux questions essentielles autour de l’avenir de la Samir:

-jusqu’où va la responsabilité du management dans la genèse de la situation?

-quid de l’avenir? Quelle peut être une solution définitive? Une reprise par des actionnaires marocains et/ou étrangers? Ou une recapitalisation par le tour de table actuel?

Des Marocains prêts à racheter si nécessaire

Cette dernière hypothèse ne semble pas suffisante pour assurer la pérennité de l’entreprise. L’actionnaire de référence n’a jamais mis le moindre Dirham dans l’affaire, se contentant de prêts bancaires et de crédits fournisseurs. Tout a été financé sur crédit, depuis le début. Ses récents engagements, consistant à injecter 100 millions de dollars d’argent frais, n’ont pas été tenus.

Médias 24 a pu contacter des sources proches des actionnaires marocains minoritaires, de la Samir.

Pour ces sources, il s’agit d’une problématique dont les deux principaux étages sont:

-une composante financière: absence de fonds de roulement, absence de recapitalisation ;

-le management.

Selon ces sources d'actionnaires marocains minoritaires, ces deux étages ont joué le rôle décisif dans la mauvaise santé actuelle de l’entreprise. Elles ajoutent que la reprise par un groupe d’actionnaires marocains, avec l’apport d’un groupe professionnel étranger, serait la meilleure idée, ou l’une des meilleures options pour sauver définitivement la société, qui reste viable. Et concluent qu'un tel projet est possible.

La Samir essaie d'incriminer les distributeurs locaux

Lorsque les commentaires prennent un tour insultant, il faut comprendre que la source n'a pas d'autres arguments pour se défendre. Ce vendredi 7 août, il y a eu une charge violente dans plusieurs journaux contre les distributeurs locaux et contre "la presse francophone soutenue par le grand capital marocain et étranger" qui veut détruire la Samir.

Bigre!

En réalité, et pour se défendre, la Samir est en train d'incriminer les distributeurs locaux accusés de la saboter car elle s'est lancée dans la distribution avec son enseigne Samir Oil.

Cette accusation ne tient pas la route, pour une raison très simple: l'entrée de la Samir dans la distribution est toute récente. Or, ses problèmes financiers sont bien plus anciens.

Une source proche du GPM nous affirme que "les distributeurs ont toujours continué à acheter auprès de la Samir, et honoré leurs engagements. Ils sont installés dans le marché et un petit nouveau n'est pas gênant".

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