Cheikh Mohammed Hussein Al Amoudi n’a pas versé sa quote-part de l’augmentation de capital de la Samir. Il accuse l'Etat de tergiverser.

La raffinerie, les salariés, les sous-traitants, les actionnaires minoritaires, les créanciers, l’Etat, tout ce beau monde se trouve baladé par l’actionnaire de référence.

L’affaire est toujours à la case départ.

Au cours de l’AGE du 16 octobre dernier, Al Amoudi avait pris l’engagement écrit de verser sa quote-part de 6,7 milliards de DH AVANT le 15 novembre 2015. Ces lignes sont écrites le 15 novembre 2015, et la quote-part n’a pas été versée.

Ce n’est pas la première fois que le supposé tycoon du pétrole international manque à ses engagements. Une promesse n’engage que les crédules qui y croient. Al Amoudi a déjà fait des promesses écrites aux banques créancières ainsi qu’à l’Etat. Grâce à quoi il a pu obtenir au moins 7 milliards de DH de prêts bancaires sans garanties réelles. Le total des créances détenues par les banques marocaines sur la Samir a atteint 8,5 milliards de DH en principal, dont seulement 1,2 milliard de DH couverts par une garantie.

C’est également grâce à ses promesses qu’il a pu convaincre l’Etat de relever le plafond de crédits d’enlèvement accordé par la douane. Il s’était engagé sur un plan de remboursement et de restructuration financière de son groupe, par écrit. Il n’a pas tenu son engagement.

Début août, la direction de la Samir a commencé par nier, puis par relativiser la réalité de la situation fatale dans laquelle se trouve l’entreprise.

En septembre, il a réuni un conseil d’administration pour faire valider la piste d’une augmentation du capital.

Option confirmée par l’AGE du 16 octobre.

Mais lors de cette AGE, on s’attendait à ce qu’Al Amoudi présente un plan de restructuration. Avec par exemple un rééchelonnement pré négocié avec les nombreux créanciers marocains et étrangers et un changement de direction. Mais rien de tout cela n’a été fait.

Aujourd’hui, Al Amoudi n’a pas versé sa quote-part et l’assume.

Dans un long article publié par l’influent et officieux quotidien saoudien Acharq Al Awsat jeudi 12 novembre, une source autorisée de Corral présente la ligne de défense d’Al Amoudi. Elle tient en trois lignes :

-Il a investi au Maroc et apporté son expertise pour faire de la Samir une entreprise de niveau mondial ;

-Il ne verse pas sa quote-part parce qu’il est toujours en train d‘attendre que les autorités marocaines veuillent bien lui répondre car les efforts doivent être consentis par les deux parties“. En d’autres termes, il ne versera rien tant qu’il n’y a pas rééchelonnement et abandon de créances.

-La Samir est une société qui se porte bien. Elle a 55 milliards de DH d’actifs (!) et seulement 43 milliards de DH de dettes. Elle s’est retrouvée dans cette situation à cause de la concurrence des distributeurs qui ont noyé le marché et de l’Etat marocain.

A l’intérieur de l’entreprise, les esprits sont plutôt consternés. Selon une source interne généralement bien informée, quatre DG de pôles ont adressé à Al Amoudi une lettre lui demandant de tenir son engagement et de verser sa quota-part de l’augmentation du capital.

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Cheikh Mohammed Hussein Al Amoudi n’a pas versé sa quote-part de l’augmentation de capital de la Samir. Il accuse l'Etat de tergiverser.

La raffinerie, les salariés, les sous-traitants, les actionnaires minoritaires, les créanciers, l’Etat, tout ce beau monde se trouve baladé par l’actionnaire de référence.

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Au cours de l’AGE du 16 octobre dernier, Al Amoudi avait pris l’engagement écrit de verser sa quote-part de 6,7 milliards de DH AVANT le 15 novembre 2015. Ces lignes sont écrites le 15 novembre 2015, et la quote-part n’a pas été versée.

Ce n’est pas la première fois que le supposé tycoon du pétrole international manque à ses engagements. Une promesse n’engage que les crédules qui y croient. Al Amoudi a déjà fait des promesses écrites aux banques créancières ainsi qu’à l’Etat. Grâce à quoi il a pu obtenir au moins 7 milliards de DH de prêts bancaires sans garanties réelles. Le total des créances détenues par les banques marocaines sur la Samir a atteint 8,5 milliards de DH en principal, dont seulement 1,2 milliard de DH couverts par une garantie.

C’est également grâce à ses promesses qu’il a pu convaincre l’Etat de relever le plafond de crédits d’enlèvement accordé par la douane. Il s’était engagé sur un plan de remboursement et de restructuration financière de son groupe, par écrit. Il n’a pas tenu son engagement.

Début août, la direction de la Samir a commencé par nier, puis par relativiser la réalité de la situation fatale dans laquelle se trouve l’entreprise.

En septembre, il a réuni un conseil d’administration pour faire valider la piste d’une augmentation du capital.

Option confirmée par l’AGE du 16 octobre.

Mais lors de cette AGE, on s’attendait à ce qu’Al Amoudi présente un plan de restructuration. Avec par exemple un rééchelonnement pré négocié avec les nombreux créanciers marocains et étrangers et un changement de direction. Mais rien de tout cela n’a été fait.

Aujourd’hui, Al Amoudi n’a pas versé sa quote-part et l’assume.

Dans un long article publié par l’influent et officieux quotidien saoudien Acharq Al Awsat jeudi 12 novembre, une source autorisée de Corral présente la ligne de défense d’Al Amoudi. Elle tient en trois lignes :

-Il a investi au Maroc et apporté son expertise pour faire de la Samir une entreprise de niveau mondial ;

-Il ne verse pas sa quote-part parce qu’il est toujours en train d‘attendre que les autorités marocaines veuillent bien lui répondre car les efforts doivent être consentis par les deux parties“. En d’autres termes, il ne versera rien tant qu’il n’y a pas rééchelonnement et abandon de créances.

-La Samir est une société qui se porte bien. Elle a 55 milliards de DH d’actifs (!) et seulement 43 milliards de DH de dettes. Elle s’est retrouvée dans cette situation à cause de la concurrence des distributeurs qui ont noyé le marché et de l’Etat marocain.

A l’intérieur de l’entreprise, les esprits sont plutôt consternés. Selon une source interne généralement bien informée, quatre DG de pôles ont adressé à Al Amoudi une lettre lui demandant de tenir son engagement et de verser sa quota-part de l’augmentation du capital.

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