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Si vous voulez défendre la cause palestinienne, voici les bons arguments 

Mercredi 23 juillet 2014 à 16h44
Si vous voulez défendre la cause palestinienne, voici les bons arguments
Majed Bamya, diplomate palestinien en direct pour France 24.(Capture d'écran) 

Au cours d’un débat diffusé sur France 24, le diplomate palestinien Majed Bamya a présenté sa lecture du conflit israélo-palestinien. Si l’émotion est palpable, elle n’en est pas moins restée contenue, au service d’une argumentation solide appuyée sur le droit international.

 

Quelle pire argumentation que celle guidée par l’émotion et l’affect, sombrant dans des messages attisant la haine ? Un point  essentiel qui n’échappe pas à Majed Bamya, diplomate au ministère palestinien des Affaires étrangères, au cours d’un débat à sens unique diffusé sur France 24, lundi 21 juillet.

En direct de Ramallah, ce diplomate formé sur les bancs de la Sorbonne en droit international et l’un des plus brillants défenseurs de la cause palestinienne, rappelle qu’un blocus est en vigueur depuis les 7 dernières années sur Gaza, assiégeant ainsi près de 2 millions de Palestiniens. Pourtant, «les punitions collectives sont interdites, prohibées en vertu de l’article 33 de la Convention de Genève. Vous n’avez pas le droit de punir 2 millions de Palestiniens. La colonisation est également un crime de guerre selon le statut de Rome. […] Aujourd’hui, les représentants du gouvernement israélien sont des criminels de guerre», dans la mesure où la «coalition israélienne actuelle est faite sur la base de l’occupation et de la colonisation» et mène une «politique d’apartheid», souligne-t-il. Le diplomate précise par ailleurs que lorsque le gouvernement sud-africain d’apartheid a souhaité mettre un terme à cette politique inique par une voie pacifique, il l’a annoncé ouvertement et «a libéré les prisonniers».

Majed Bamya en appelle à la réaction et à la contribution de la communauté internationale pour «mettre fin au conflit et tenter d’arriver à la levée des sièges par une voie politique et pacifiste» ; un effort auquel s’attèlent l’OLP et le Fatah, selon le diplomate. «A ce moment là nous aurons quelque chose à dire à Hamas, car un message politique encourageant le Hamas à déposer les armes pendant que les incursions et agressions israéliennes se poursuivent, affectant des millions de civils palestiniens, ne sera jamais audible par l'organisation politique», explique Majed Bamya.

Cet ancien membre de la délégation général palestinienne auprès de l’Union Européenne signale que la Palestine réclame ni plus ni moins que l’application du principe de réciprocité. «Cette impunité israélienne qui se poursuit est la raison essentielle pour laquelle le processus de paix n’avance pas, ce n’est pas le Hamas, c’est l’occupation! C’est le déni des droits», selon lui.

Il ajoute sans équivoque, «qu’il se peut qu’il y ait une violation des droits [par le Hamas, ndlr]» mais insiste sur le fait qu’Israël doive alors entreprendre la démarche «d’aller ensemble signer le statut de Rome». Il lance enfin : «Qu’on aille devant la CPI, elle déterminera qui a raison et qui a tort».

Pour rappel, Israël n’a pas ratifié le traité de Rome reconnaissant l’autorité de la Cour Pénale Internationale, et n’est donc  de fait pas tenu d’en appliquer les décisions. Par l’intermédiaire de son représentant à la conférence de Rome, Eli Nathan, le gouvernement israélien a indiqué que considérer les transferts de population comme un crime ne pouvait être accepté par Israël.

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