Le manuel de bonne conduite des femmes de Daech

La brigade Katibat El Khansa, milice féminine de Daech chargée d’imposer aux autres femmes le respect de règles de vie très strictes, a publié le 23 janvier sur un forum djihadiste un guide des bonnes pratiques à l’usage des femmes qui rejoignent le groupe.

Intitulé «Les femmes et l’Etat islamique, manifeste et étude de cas», ce document vient d’être traduit en anglais par la Fondation Quilliam, un think-tank londonien spécialisé dans la lutte antiterroriste et dirigé par Noman Benotman, un ancien leader du Groupe islamique combattant libyen (GICL), devenu spécialiste du sujet après avoir procédé à une révision idéologique il y a 10 ans.

Le manifeste est divisé en plusieurs chapitres qui traitent principalement des règles du mariage, de l’échec du modèle occidental «satanique» ou encore des métiers autorisés pour les femmes de djihadistes.

D’emblée, le document souligne que Dieu a décidé qu’il n’y a pas de plus grande tâche pour les femmes que d’être une épouse pour l’homme. Le ton est donné, car à plusieurs reprises, le manifeste ne cesse de rappeler que la principale mission des femmes est d’être à la maison au service de leur mari guerrier. Pour ce faire, elles doivent être mariées. Elles peuvent l’être dès 9 ans, idéalement entre 16 et 17 ans. Elles doivent se cacher sous d’amples tissus noirs et porter le niqab par  «respect pour leur corps» et pour «maintenir la société à distance». 

Côté études, les femmes doivent naturellement apprendre à coudre, à préparer le pain et à étudier la religion (la vie du prophète, l’histoire de l’islam, la charia…). Néanmoins, la milice féminine de Daech les autorise à exercer deux fonctions: médecins ou enseignantes, dans le strict respect de la charia évidemment.

Image à l’appui, le manifeste montre une annonce diffusée par Daech concernant l’ouverture des inscriptions à la fac de médecine: sont concernés ceux ont terminé leurs études secondaires sauf pour ceux qui ont du quitter l’école pour le djihad), garçons ou filles. Le diplôme de médecin est obtenu après seulement 3 ans d’études.

Plus loin, le manifeste s’en prend longuement à l’émancipation des femmes occidentales: «le modèle adopté par les infidèles en Occident a échoué à la minute où les femmes ont été libérées de leur cellule dans la maison». Et parmi les «péchés» des sociétés occidentales, «la chirurgie esthétique, les piercings, les cheveux rasés par endroits et pas à d’autres».

La brigade Katibat El Khansa a été créée en juin 2014 sous l’impulsion des djihadistes de Daech. Chargée d’imposer aux autres femmes le respect de règles de vie très strictes, Katibat El Khansa est particulièrement active dans la province d’Al Anbar  (Irak) et à Raqqa (Syrie).

A noter que la présence de femmes est bien plus importante auprès de Daech qu’elle ne l’a jamais été auprès d’Al-Qaida. De nombreuses femmes partent rejoindre leurs époux, tandis que d’autres gagnent la Syrie ou l’Irak pour se marier à des combattants, qu’elles tiennent pour des héros. L’une des plus célèbres d’entre elles est sans conteste la marocaine Fatiha Mejjati. Cette djihadiste au féminin est devenue une sorte d’icône pour les fanatiques de Daech.

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Le manifeste est divisé en plusieurs chapitres qui traitent principalement des règles du mariage, de l’échec du modèle occidental «satanique» ou encore des métiers autorisés pour les femmes de djihadistes.

D’emblée, le document souligne que Dieu a décidé qu’il n’y a pas de plus grande tâche pour les femmes que d’être une épouse pour l’homme. Le ton est donné, car à plusieurs reprises, le manifeste ne cesse de rappeler que la principale mission des femmes est d’être à la maison au service de leur mari guerrier. Pour ce faire, elles doivent être mariées. Elles peuvent l’être dès 9 ans, idéalement entre 16 et 17 ans. Elles doivent se cacher sous d’amples tissus noirs et porter le niqab par  «respect pour leur corps» et pour «maintenir la société à distance». 

Côté études, les femmes doivent naturellement apprendre à coudre, à préparer le pain et à étudier la religion (la vie du prophète, l’histoire de l’islam, la charia…). Néanmoins, la milice féminine de Daech les autorise à exercer deux fonctions: médecins ou enseignantes, dans le strict respect de la charia évidemment.

Image à l’appui, le manifeste montre une annonce diffusée par Daech concernant l’ouverture des inscriptions à la fac de médecine: sont concernés ceux ont terminé leurs études secondaires sauf pour ceux qui ont du quitter l’école pour le djihad), garçons ou filles. Le diplôme de médecin est obtenu après seulement 3 ans d’études.

Plus loin, le manifeste s’en prend longuement à l’émancipation des femmes occidentales: «le modèle adopté par les infidèles en Occident a échoué à la minute où les femmes ont été libérées de leur cellule dans la maison». Et parmi les «péchés» des sociétés occidentales, «la chirurgie esthétique, les piercings, les cheveux rasés par endroits et pas à d’autres».

La brigade Katibat El Khansa a été créée en juin 2014 sous l’impulsion des djihadistes de Daech. Chargée d’imposer aux autres femmes le respect de règles de vie très strictes, Katibat El Khansa est particulièrement active dans la province d’Al Anbar  (Irak) et à Raqqa (Syrie).

A noter que la présence de femmes est bien plus importante auprès de Daech qu’elle ne l’a jamais été auprès d’Al-Qaida. De nombreuses femmes partent rejoindre leurs époux, tandis que d’autres gagnent la Syrie ou l’Irak pour se marier à des combattants, qu’elles tiennent pour des héros. L’une des plus célèbres d’entre elles est sans conteste la marocaine Fatiha Mejjati. Cette djihadiste au féminin est devenue une sorte d’icône pour les fanatiques de Daech.

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