Le Détroit est au faîte de son importance stratégique. Une importance qui tire vers le haut et arrime davantage le Maroc à la Méditerranée et à l’Europe.

Plus de 100.000 navires ont traversé le détroit de Gibraltar en 2014. Soit plus de 250 chaque jour ou plus de 10 à chaque heure. La zone du détroit de Gibraltar devient incontournable en termes de commerce et d’échanges internationaux. Dans une région sensible.

Le port de Tanger-Med et la Tanger Free Zone modifient le visage de la région de Tanger. A l’est du détroit de Gibraltar, à Sebta, territoire occupé par l’Espagne, Madrid permet quotidiennement à plus de 25.000 porteurs marocains de gagner leur vie en «exfiltrant» des produits de consommation vers Fnideq, Tétouan et la «plate-forme» de Ksar el Kébir à 150 km plus au sud.

Juste au nord, Algésiras est le premier port espagnol et premier port de la Méditerranée. C’est là que se trouve aussi la plus importante raffinerie espagnole de produits pétroliers. Juste à côté se trouve une base de sous-marins nucléaires.

100.000 navires de marchandises par an, 35.000 traversées du détroit et une concentration de marines militaires

Ainsi du conflit «éternel» entre l’Espagne et Gibraltar. Madrid ne reconnaît pas la souveraineté britannique sur le Rocher, comme Rabat pour Sebta et Mélillia. Mais Gibraltar, grâce au … trafic de cigarettes et d’alcools, vit et fait vivre les habitants de La Linéa, de San Roque et une partie de ceux d’Algésiras.

A l’abri des bureaucrates de Londres et de Bruxelles discrets sur le sujet, Gibraltar est une petite place financière où les gestionnaires de fonds n’ont pas de plaques sur les entrées d’immeubles.

Mais cela n’empêche pas aujourd’hui, que près de 20% des voitures vendues au Royaume-Uni d’être assurées … à Gibraltar.

Au-delà des chiffres et des curiosités régionales, Rabat, Madrid et Londres –mais aussi Washington- se soucient de plus en plus des conséquences de la croissance du trafic dans le Détroit et son impact sur les politiques sécuritaires.

Les guerres du Moyen-Orient et les menaces terroristes accentuent la tendance.

Avec plus de 100.000 bateaux par an, 35.000 traversées de car-ferries et de fast-ferries entre Tanger, Tarifa, Tanger-Med, Sebta, Algésiras et Gibraltar chaque année et des gazoducs qui relient le Maghreb à l’Europe du sud, enjeux économiques et sécuritaires sont étroitement liés.

Depuis la fin des années 1960, les Américains disposent d’une base aéronavale à Rota près de Cadix. L’U.S. Navy ne peut rien faire en Méditerranée ni au Moyen-Orient sans transiter par la région.

Si les affaires et les flux financiers sont importants à Gibraltar, c’est parce que les Anglais comprennent l’importance de leur présence sur le Rocher. En termes de colonies, de commerce et de géopolitique, les Anglais ne sont pas des amateurs. C’est pourquoi Gibraltar abrite aussi des sous-marins nucléaires, malgré l’opposition de Madrid.

L’Espagne est la seule puissance présente des deux côtés du détroit de Gibraltar. Sur la péninsule à Tarifa et à Malaga, mais aussi à Sebta et à Mélillia. C’est ce qui rend et qui continuera de rendre les échanges maroco-espagnols sur la décolonisation toujours compliqués avec l’Espagne mais également avec l’OTAN.

Il y a moins de six mois, en novembre 2014, le think tank madrilène Instituto Elcano publiait un rapport remarqué intitulé «L’Espagne regarde vers le Sud: de la Méditerranée au Sahel» dans lequel une attention particulière était portée à «l’importance géoéconomique grandissante» de la rive sud.

 Une place importante y était réservée aux thèmes de sécurité et de défense, inséparables de la prospérité économique du Vieux continent.

Un conseil de la sécurité maritime à Madrid

Depuis l’an passé, Madrid dispose même d’un Conseil  de la sécurité maritime qui se réunit une fois par mois et dont la présidence tourne entre les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.

Le Maroc accélère le pas. Le détroit de Gibraltar côté sud comprend désormais deux stations de radars à Tanger et du côté de Ksar Sghir. Un port militaire doit accueillir ses premiers marins marocains dès cet été 2015. Celui-ci est situé à quelques miles de Tanger-Med, face aux côtes de Tarifa et de la baie d’Algésiras.

La prise de conscience de l’importance commerciale et sécuritaire de la zone nord du Maroc méditerranéen progresse. Autrement formulée, elle a fait des pas de géant en 10 ans.

Outre le lancement déterminé des infrastructures de Tanger-Med en 2006-2007, l’étude d’un projet similaire à Nador, la construction du port militaire de Ksar Sghir et le souci de développer l’arrière-pays de Fahs-Anjra relèvent de la même logique. «Tanger-Med réfléchit au sens qu’il faut donner à l’amplitude que prennent les aspects économiques et sécuritaires dans la région», indique une source de TMSA à Médias 24.

Le besoin  d’une réflexion approfondie et professionnelle en termes de potentialités, de risques, de forces et de faiblesses se pose.

Pour l’instant, si l’investissement sur Tanger-Med est l’un des plus importants effectué au Maroc au cours de ces 10 dernières années, la province de Fahs-Anjra demeure paradoxalement l’une des régions des plus pauvres et des moins alphabétisées du pays.

Enjeux marocains

Les enjeux sont énormes pour le Maroc. C’est dans cette zone que se recrute aujourd’hui une grande partie des jihadistes marocains et espagnols qui donnent tant de soucis aux services de sécurité des deux pays.

Depuis 40 ans ici, la «sagesse» populaire veut que «les jeunes de la région aient le choix entre le trafic de drogue, la contrebande ou l’émigration pour s’en sortir». Depuis les guerres d’Afghanistan et d’Irak et Daech, s’est rajoutée l’option terrorisme aux trois premières. Tristes choix.

C’est d’ici que s’exporte le haschich du Rif dont les revenus, des centaines de millions d’euros chaque année,  servent à distordre une «saine compétition politique» à Tanger, Tétouan, Nador ou Al Hoceima notamment, mais pas seulement.

 L’argent de la drogue joue un rôle d’amortisseur social important en étant blanchi dans la contrebande avec Sebta et Mélillia. Les produits de contrebande sont stockés à Fnideq et Tétouan avant d’être redistribués sur le reste du pays. Le circuit de blanchiment est limpide.

C’est d’ici également que partent les pateras de jeunes Subsahariens originaires de pays avec lesquels le Maroc, les entreprises marocaines et la société civile marocaine souhaitent développer les échanges.

Enfin,  plus de trois millions de Marocains vivent au nord du détroit de Gibraltar. Dont près de 800.000 en Espagne. Un autre million en France et un autre demi-million en Italie.

 La ville de Sebta, moins de 90.000 habitants, est peuplée à moitié de musulmanès comme aiment dire les résidents espagnols de la ville pour désigner, sans distinction, les Espagnols d’origine marocaine ou les Marocains y résidant légalement ou non.

En réalité, la zone du détroit de Gibraltar, de Tanger à Tarifa et de Sebta à Algésiras, se trouve à un moment historiquement porteur sur les plans économiques et géostratégiques. Le Nord du Maroc et le sud de l’Espagne se développent, les deux régions faisant le lien entre deux continents, l’un riche, l’autre au potentiel reconnu.

 Le moment est à saisir pour réduire l’économie de la drogue et favoriser l’entreprenariat, l’économie sociale et les initiatives privées.

En 2015 comme en 2050, il y aura toujours 14 km qui séparent Tarifa de Tanger-Med,  et 44 km qui séparent le cap Spartel tangérois du cap Trafalgar près de Cadix.

Sur le plan géostratégique, l’importante commerciale et militaire croissante de la zone du détroit ne peut que servir son développement. C’est par là que passent 50% du pétrole et 40% du gaz consommés en Europe. Plus de 75% des importations européennes. Les ports de Tanger-Med et d’Algésiras sont autant marocains, qu’espagnols, africains ou européens.

Pour les économies marocaine et africaine, Tanger-Med joue un rôle chaque année plus important. C’est de là que s’exportent les voitures et les pièces détachées de Renault et par là que rentrent les intrants des industries textiles et électroniques.

 Plus de 250.000 camions passent par Algésiras chaque année, 220.000 du côté de Tanger-Med en 2014. De Tanger-Med, Renault a expédié plus de 170.000 véhicules produits en 2014 à Melloussa vers ses concessionnaires d’Europe et du Moyen-Orient. La cohérence du développement régional prend forme.

En 2014, Tanger-Med a traité un peu plus de 3 millions de conteneurs, Algésiras 4,5 millions. Le port marocain est considéré comme l’une des infrastructures portuaires les plus connectées au monde, 16ème sur 100. Algésiras est le premier port espagnol et méditerranéen pour les conteneurs.

Aujourd’hui, le trafic commercial à travers le détroit de Gibraltar est supérieur à celui du canal de Suez, d’Ormuz face aux côtes iraniennes ou de Malacca, au sud de la Malaisie. Gibraltar est le deuxième point de passage au monde après le canal franco-britannique de la Manche.

Le doublement en cours du canal de Suez égyptien doit enfin accélérer l’importance économique de Tanger-Med et d’Algésiras. A la fin 2016, la mise en service du terminal Tanger-Med 2 doit porter la capacité du port marocain à 8,5 millions de conteneurs.

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Le Détroit est au faîte de son importance stratégique. Une importance qui tire vers le haut et arrime davantage le Maroc à la Méditerranée et à l’Europe.

Plus de 100.000 navires ont traversé le détroit de Gibraltar en 2014. Soit plus de 250 chaque jour ou plus de 10 à chaque heure. La zone du détroit de Gibraltar devient incontournable en termes de commerce et d’échanges internationaux. Dans une région sensible.

Le port de Tanger-Med et la Tanger Free Zone modifient le visage de la région de Tanger. A l’est du détroit de Gibraltar, à Sebta, territoire occupé par l’Espagne, Madrid permet quotidiennement à plus de 25.000 porteurs marocains de gagner leur vie en «exfiltrant» des produits de consommation vers Fnideq, Tétouan et la «plate-forme» de Ksar el Kébir à 150 km plus au sud.

Juste au nord, Algésiras est le premier port espagnol et premier port de la Méditerranée. C’est là que se trouve aussi la plus importante raffinerie espagnole de produits pétroliers. Juste à côté se trouve une base de sous-marins nucléaires.

100.000 navires de marchandises par an, 35.000 traversées du détroit et une concentration de marines militaires

Ainsi du conflit «éternel» entre l’Espagne et Gibraltar. Madrid ne reconnaît pas la souveraineté britannique sur le Rocher, comme Rabat pour Sebta et Mélillia. Mais Gibraltar, grâce au … trafic de cigarettes et d’alcools, vit et fait vivre les habitants de La Linéa, de San Roque et une partie de ceux d’Algésiras.

A l’abri des bureaucrates de Londres et de Bruxelles discrets sur le sujet, Gibraltar est une petite place financière où les gestionnaires de fonds n’ont pas de plaques sur les entrées d’immeubles.

Mais cela n’empêche pas aujourd’hui, que près de 20% des voitures vendues au Royaume-Uni d’être assurées … à Gibraltar.

Au-delà des chiffres et des curiosités régionales, Rabat, Madrid et Londres –mais aussi Washington- se soucient de plus en plus des conséquences de la croissance du trafic dans le Détroit et son impact sur les politiques sécuritaires.

Les guerres du Moyen-Orient et les menaces terroristes accentuent la tendance.

Avec plus de 100.000 bateaux par an, 35.000 traversées de car-ferries et de fast-ferries entre Tanger, Tarifa, Tanger-Med, Sebta, Algésiras et Gibraltar chaque année et des gazoducs qui relient le Maghreb à l’Europe du sud, enjeux économiques et sécuritaires sont étroitement liés.

Depuis la fin des années 1960, les Américains disposent d’une base aéronavale à Rota près de Cadix. L’U.S. Navy ne peut rien faire en Méditerranée ni au Moyen-Orient sans transiter par la région.

Si les affaires et les flux financiers sont importants à Gibraltar, c’est parce que les Anglais comprennent l’importance de leur présence sur le Rocher. En termes de colonies, de commerce et de géopolitique, les Anglais ne sont pas des amateurs. C’est pourquoi Gibraltar abrite aussi des sous-marins nucléaires, malgré l’opposition de Madrid.

L’Espagne est la seule puissance présente des deux côtés du détroit de Gibraltar. Sur la péninsule à Tarifa et à Malaga, mais aussi à Sebta et à Mélillia. C’est ce qui rend et qui continuera de rendre les échanges maroco-espagnols sur la décolonisation toujours compliqués avec l’Espagne mais également avec l’OTAN.

Il y a moins de six mois, en novembre 2014, le think tank madrilène Instituto Elcano publiait un rapport remarqué intitulé «L’Espagne regarde vers le Sud: de la Méditerranée au Sahel» dans lequel une attention particulière était portée à «l’importance géoéconomique grandissante» de la rive sud.

 Une place importante y était réservée aux thèmes de sécurité et de défense, inséparables de la prospérité économique du Vieux continent.

Un conseil de la sécurité maritime à Madrid

Depuis l’an passé, Madrid dispose même d’un Conseil  de la sécurité maritime qui se réunit une fois par mois et dont la présidence tourne entre les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.

Le Maroc accélère le pas. Le détroit de Gibraltar côté sud comprend désormais deux stations de radars à Tanger et du côté de Ksar Sghir. Un port militaire doit accueillir ses premiers marins marocains dès cet été 2015. Celui-ci est situé à quelques miles de Tanger-Med, face aux côtes de Tarifa et de la baie d’Algésiras.

La prise de conscience de l’importance commerciale et sécuritaire de la zone nord du Maroc méditerranéen progresse. Autrement formulée, elle a fait des pas de géant en 10 ans.

Outre le lancement déterminé des infrastructures de Tanger-Med en 2006-2007, l’étude d’un projet similaire à Nador, la construction du port militaire de Ksar Sghir et le souci de développer l’arrière-pays de Fahs-Anjra relèvent de la même logique. «Tanger-Med réfléchit au sens qu’il faut donner à l’amplitude que prennent les aspects économiques et sécuritaires dans la région», indique une source de TMSA à Médias 24.

Le besoin  d’une réflexion approfondie et professionnelle en termes de potentialités, de risques, de forces et de faiblesses se pose.

Pour l’instant, si l’investissement sur Tanger-Med est l’un des plus importants effectué au Maroc au cours de ces 10 dernières années, la province de Fahs-Anjra demeure paradoxalement l’une des régions des plus pauvres et des moins alphabétisées du pays.

Enjeux marocains

Les enjeux sont énormes pour le Maroc. C’est dans cette zone que se recrute aujourd’hui une grande partie des jihadistes marocains et espagnols qui donnent tant de soucis aux services de sécurité des deux pays.

Depuis 40 ans ici, la «sagesse» populaire veut que «les jeunes de la région aient le choix entre le trafic de drogue, la contrebande ou l’émigration pour s’en sortir». Depuis les guerres d’Afghanistan et d’Irak et Daech, s’est rajoutée l’option terrorisme aux trois premières. Tristes choix.

C’est d’ici que s’exporte le haschich du Rif dont les revenus, des centaines de millions d’euros chaque année,  servent à distordre une «saine compétition politique» à Tanger, Tétouan, Nador ou Al Hoceima notamment, mais pas seulement.

 L’argent de la drogue joue un rôle d’amortisseur social important en étant blanchi dans la contrebande avec Sebta et Mélillia. Les produits de contrebande sont stockés à Fnideq et Tétouan avant d’être redistribués sur le reste du pays. Le circuit de blanchiment est limpide.

C’est d’ici également que partent les pateras de jeunes Subsahariens originaires de pays avec lesquels le Maroc, les entreprises marocaines et la société civile marocaine souhaitent développer les échanges.

Enfin,  plus de trois millions de Marocains vivent au nord du détroit de Gibraltar. Dont près de 800.000 en Espagne. Un autre million en France et un autre demi-million en Italie.

 La ville de Sebta, moins de 90.000 habitants, est peuplée à moitié de musulmanès comme aiment dire les résidents espagnols de la ville pour désigner, sans distinction, les Espagnols d’origine marocaine ou les Marocains y résidant légalement ou non.

En réalité, la zone du détroit de Gibraltar, de Tanger à Tarifa et de Sebta à Algésiras, se trouve à un moment historiquement porteur sur les plans économiques et géostratégiques. Le Nord du Maroc et le sud de l’Espagne se développent, les deux régions faisant le lien entre deux continents, l’un riche, l’autre au potentiel reconnu.

 Le moment est à saisir pour réduire l’économie de la drogue et favoriser l’entreprenariat, l’économie sociale et les initiatives privées.

En 2015 comme en 2050, il y aura toujours 14 km qui séparent Tarifa de Tanger-Med,  et 44 km qui séparent le cap Spartel tangérois du cap Trafalgar près de Cadix.

Sur le plan géostratégique, l’importante commerciale et militaire croissante de la zone du détroit ne peut que servir son développement. C’est par là que passent 50% du pétrole et 40% du gaz consommés en Europe. Plus de 75% des importations européennes. Les ports de Tanger-Med et d’Algésiras sont autant marocains, qu’espagnols, africains ou européens.

Pour les économies marocaine et africaine, Tanger-Med joue un rôle chaque année plus important. C’est de là que s’exportent les voitures et les pièces détachées de Renault et par là que rentrent les intrants des industries textiles et électroniques.

 Plus de 250.000 camions passent par Algésiras chaque année, 220.000 du côté de Tanger-Med en 2014. De Tanger-Med, Renault a expédié plus de 170.000 véhicules produits en 2014 à Melloussa vers ses concessionnaires d’Europe et du Moyen-Orient. La cohérence du développement régional prend forme.

En 2014, Tanger-Med a traité un peu plus de 3 millions de conteneurs, Algésiras 4,5 millions. Le port marocain est considéré comme l’une des infrastructures portuaires les plus connectées au monde, 16ème sur 100. Algésiras est le premier port espagnol et méditerranéen pour les conteneurs.

Aujourd’hui, le trafic commercial à travers le détroit de Gibraltar est supérieur à celui du canal de Suez, d’Ormuz face aux côtes iraniennes ou de Malacca, au sud de la Malaisie. Gibraltar est le deuxième point de passage au monde après le canal franco-britannique de la Manche.

Le doublement en cours du canal de Suez égyptien doit enfin accélérer l’importance économique de Tanger-Med et d’Algésiras. A la fin 2016, la mise en service du terminal Tanger-Med 2 doit porter la capacité du port marocain à 8,5 millions de conteneurs.

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