Melillia veut desservir Casa et Alger par avion, sans visa Schengen "Vista desde Melilla la Vieja" by Miguel González Novo. Licensed under CC BY-SA 2.0 via Commons Wikimedia

Mélilia envisage d’accélérer son ouverture sur son environnement marocain et maghrébin, en développant son aéroport.

Dans des déclarations reprises par le principal quotidien de Mélilia, Francisco Vizcaino souhaite booster le tourisme “pour créer des emplois et favoriser la croissance économique“.

Membre du Parti socialiste local (PSOE), M. Vizcaino estime que “les standards de qualité de vie de Mélilia sont appréciés des visiteurs à haut pouvoir d’achat de la région“. Si Mélilia est fréquenté par les riches habitants de Nador ou d’Oujda, les Algériens étaient également nombreux à se rendre dans la ville avant la fermeture des frontières maroco-algériennes en août 1994.

Cependant, jusqu’à aujourd’hui, les marchandises espagnoles que l’on trouve dans les supérettes de Taza ou de Berkane se retrouvent également à Tlemcen ou à Oran par la magie des navettes de mulets à la frontière.

M. Vizcaino souhaite que la ville de Mélilia envisage l’ouverture de liaisons aériennes avec Casablanca et Alger, deux capitales qui se situent à moins de 90 mn de vol de l’enclave. Mélilia est desservie quotidiennement par des vols en provenance de Madrid ou de Malaga notamment.

L’ouverture d’une ligne directe avec Casablanca pourrait ouvrir de nouveaux flux d’affaires pour l’enclave espagnole. Même sans visa Schengen classique, un aller-retour sur Mélila en provenance de Casablanca ou d’Alger serait possible.

Airport Transit Visa

Selon Vizcaino, une disposition du traité de Schengen permet d’octroyer à des visiteurs qui arrivent par la voie aérienne d’un pays extra-européen des visas sur place de type Airport Transit Visa. Les conditions à remplir sont de disposer d’un billet d’avion aller-retour et de ressources financières établies pour leurs frais de séjour dans l’enclave.

Mais la réflexion va plus loin, puisque le développement de l’aéroport de Mélilia pourrait inclure l’addition de vols en provenance d’autres villes européennes que Madrid ou Malaga.

Les aéroports d’Al Hoceima, de Nador ou d’Oujda accueillent chaque semaine des  vols en provenance de Paris, Bruxelles, Amsterdam ou Dusseldorf. C’est aussi ce créneau commercial que Mélilia vise à terme. 

A Mélilia comme à Sebta, les autorités locales pensent de plus en plus que c’est le tourisme de shopping et de court séjour marocain –et éventuellement algérien - qui peut contribuer à maintenir les enclaves à flot sur le plan économique.

A Sebta durant cette période de soldes du mois de janvier les autorités espagnoles ont fortement limité le transit des passeurs de «trabendo» pour ne pas encombrer les voies de passage et gêner les centaines de Marocains venant chaque jour pour le shopping des soldes.

De manière officielle, Sebta vient d’achever une étude  pour connaître l’opinion et les préférences des visiteurs marocains à Sebta.

A Sebta aujourd’hui, on trouve de plus en plus de vendeuses qui parlent français ou arabe dans les magasins ou les restaurants, ainsi qu’aux réceptions des hôtels. Sebta veut encourager cette tendance pour mieux accueillir ses visiteurs et clients marocains.

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Dans des déclarations reprises par le principal quotidien de Mélilia, Francisco Vizcaino souhaite booster le tourisme “pour créer des emplois et favoriser la croissance économique“.

Membre du Parti socialiste local (PSOE), M. Vizcaino estime que “les standards de qualité de vie de Mélilia sont appréciés des visiteurs à haut pouvoir d’achat de la région“. Si Mélilia est fréquenté par les riches habitants de Nador ou d’Oujda, les Algériens étaient également nombreux à se rendre dans la ville avant la fermeture des frontières maroco-algériennes en août 1994.

Cependant, jusqu’à aujourd’hui, les marchandises espagnoles que l’on trouve dans les supérettes de Taza ou de Berkane se retrouvent également à Tlemcen ou à Oran par la magie des navettes de mulets à la frontière.

M. Vizcaino souhaite que la ville de Mélilia envisage l’ouverture de liaisons aériennes avec Casablanca et Alger, deux capitales qui se situent à moins de 90 mn de vol de l’enclave. Mélilia est desservie quotidiennement par des vols en provenance de Madrid ou de Malaga notamment.

L’ouverture d’une ligne directe avec Casablanca pourrait ouvrir de nouveaux flux d’affaires pour l’enclave espagnole. Même sans visa Schengen classique, un aller-retour sur Mélila en provenance de Casablanca ou d’Alger serait possible.

Airport Transit Visa

Selon Vizcaino, une disposition du traité de Schengen permet d’octroyer à des visiteurs qui arrivent par la voie aérienne d’un pays extra-européen des visas sur place de type Airport Transit Visa. Les conditions à remplir sont de disposer d’un billet d’avion aller-retour et de ressources financières établies pour leurs frais de séjour dans l’enclave.

Mais la réflexion va plus loin, puisque le développement de l’aéroport de Mélilia pourrait inclure l’addition de vols en provenance d’autres villes européennes que Madrid ou Malaga.

Les aéroports d’Al Hoceima, de Nador ou d’Oujda accueillent chaque semaine des  vols en provenance de Paris, Bruxelles, Amsterdam ou Dusseldorf. C’est aussi ce créneau commercial que Mélilia vise à terme. 

A Mélilia comme à Sebta, les autorités locales pensent de plus en plus que c’est le tourisme de shopping et de court séjour marocain –et éventuellement algérien - qui peut contribuer à maintenir les enclaves à flot sur le plan économique.

A Sebta durant cette période de soldes du mois de janvier les autorités espagnoles ont fortement limité le transit des passeurs de «trabendo» pour ne pas encombrer les voies de passage et gêner les centaines de Marocains venant chaque jour pour le shopping des soldes.

De manière officielle, Sebta vient d’achever une étude  pour connaître l’opinion et les préférences des visiteurs marocains à Sebta.

A Sebta aujourd’hui, on trouve de plus en plus de vendeuses qui parlent français ou arabe dans les magasins ou les restaurants, ainsi qu’aux réceptions des hôtels. Sebta veut encourager cette tendance pour mieux accueillir ses visiteurs et clients marocains.

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