Le Maroc a suspendu officiellement tout contact avec les institutions de l'UE, a annoncé le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, en ouverture du Conseil de gouvernement, ce jeudi 25 février 2016.

M. Benkirane a indiqué qu'il a reçu ce jour l'ambassadeur de l'UE, sur instructions du Roi Mohammed VI. Il lui a indiqué que le Maroc n'accepte et rejette catégoriquement la dernière décision de la Cour de Justice européenne, qu'il la considère comme une décision grave. Il s'agit de la décision concernant les provinces du sud.

Le Maroc considère que l'UE doit changer d'approche et de comportement vis-à-vis de ce dossier, dans sa prochaine phase qui est la phase d'appel. Il ne s'agit pas d'une affaire commerciale ou de produits commerciaux. "Le Royaume est un pays sincère et fidèle, qui a été un allié loyal de l'Occident et de l'Europe, sur la base de la reconnaissance des intérêts mutuels. De plus, le Maroc est un pays qui est un modèle et une exception dans le monde arabe et c'est sur cette base qu'il doit être traité et perçu".

Pour le Maroc, le "Sahara n'est pas une affaire banale ou secondaire, c'est une question vitale. Nous ne demandons pas à nos partenaires d'intervenir dans leur justice. Mais ils doivent savoir prendre la mesure de la gravité de la situation. C'est une question géostratégique vitale. Nous allons être dans l'obligation de suspendre toute communication avec l'UE jusqu'à obtenir les garanties d'être traités à l'avenir en tant que partenaire essentiel et de premier plan".

"Nous attendons également des explications concernant ce qui s'est passé. Notre position n'est pas une position d'inimitié. Le Maroc peut consommer ses propres tomates et laisser son poisson en liberté, mais sera intransigeant sur la question du Sahara".

Le Maroc avait déjà suspendu, début janvier 2016, toute communication avec la délégation de l'UE. La démarche du chef du gouvernement vient officialiser cette situation, la médiatiser et l'étendre à l'ensemble des institutions européennes.

Le 10 décembre 2016,  la CJUE (10/12/2015) avait annulé partiellement l’accord commercial (2012) entre le Maroc et l’Union Européenne portant sur les produits agricoles.

La seule exception à cette suspension de contacts avec l'UE concernera les échanges portant sur le recours relatif à l'accord agricole signé entre le Royaume du Maroc et l'Union Européenne.

Le Conseil du Gouvernement, qui a consacré, jeudi, une partie de ses travaux au développement des relations entre le Royaume du Maroc et l'Union Européenne, a de son côté réitéré le rejet total du gouvernement de l'arrêt du Tribunal de l'Union européenne en date du 10 décembre 2015, a indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Mustapha El Khalfi, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion du Conseil.

''Le Gouvernement dénonce le caractère hautement politique de cette décision, ses arguments infondés, sa logique biaisée et ses conclusions contraires au droit international et en désaccord avec les résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU'', a affirmé M. El Khalfi.

Le gouvernement a écouté des exposés du ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Aziz Akhannouch et le ministre délégué aux Affaires étrangères sur cette affaire.

M. Khalfi a expliqué que l'UE, à l'unanimité de ses membres et avec la célérité nécessaire, a fait appel de la décision de la Cour de Justice. Et les hautes instances de l'Europe se sont engagées à une collaboration transparente et réactive avec les autorités marocaines sur cette affaire. Malheureusement, toutes les instances de l'Europe n'ont pas respecté cet engagement, à la surprise et à la déception du Maroc. M. Khalfi fait état d'un comportement inamical, incompatible avec le respect dû à un partenaire.

En attendant que l'Europe s'engage réellement dans cette affaire qui n'est pas une banale question de procédure juridique, le Maroc a créé une commission tripartite Intérieur -Affaires étrangères - Agriculture pour suivre le dossier.


 

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M. Benkirane a indiqué qu'il a reçu ce jour l'ambassadeur de l'UE, sur instructions du Roi Mohammed VI. Il lui a indiqué que le Maroc n'accepte et rejette catégoriquement la dernière décision de la Cour de Justice européenne, qu'il la considère comme une décision grave. Il s'agit de la décision concernant les provinces du sud.

Le Maroc considère que l'UE doit changer d'approche et de comportement vis-à-vis de ce dossier, dans sa prochaine phase qui est la phase d'appel. Il ne s'agit pas d'une affaire commerciale ou de produits commerciaux. "Le Royaume est un pays sincère et fidèle, qui a été un allié loyal de l'Occident et de l'Europe, sur la base de la reconnaissance des intérêts mutuels. De plus, le Maroc est un pays qui est un modèle et une exception dans le monde arabe et c'est sur cette base qu'il doit être traité et perçu".

Pour le Maroc, le "Sahara n'est pas une affaire banale ou secondaire, c'est une question vitale. Nous ne demandons pas à nos partenaires d'intervenir dans leur justice. Mais ils doivent savoir prendre la mesure de la gravité de la situation. C'est une question géostratégique vitale. Nous allons être dans l'obligation de suspendre toute communication avec l'UE jusqu'à obtenir les garanties d'être traités à l'avenir en tant que partenaire essentiel et de premier plan".

"Nous attendons également des explications concernant ce qui s'est passé. Notre position n'est pas une position d'inimitié. Le Maroc peut consommer ses propres tomates et laisser son poisson en liberté, mais sera intransigeant sur la question du Sahara".

Le Maroc avait déjà suspendu, début janvier 2016, toute communication avec la délégation de l'UE. La démarche du chef du gouvernement vient officialiser cette situation, la médiatiser et l'étendre à l'ensemble des institutions européennes.

Le 10 décembre 2016,  la CJUE (10/12/2015) avait annulé partiellement l’accord commercial (2012) entre le Maroc et l’Union Européenne portant sur les produits agricoles.

La seule exception à cette suspension de contacts avec l'UE concernera les échanges portant sur le recours relatif à l'accord agricole signé entre le Royaume du Maroc et l'Union Européenne.

Le Conseil du Gouvernement, qui a consacré, jeudi, une partie de ses travaux au développement des relations entre le Royaume du Maroc et l'Union Européenne, a de son côté réitéré le rejet total du gouvernement de l'arrêt du Tribunal de l'Union européenne en date du 10 décembre 2015, a indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Mustapha El Khalfi, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion du Conseil.

''Le Gouvernement dénonce le caractère hautement politique de cette décision, ses arguments infondés, sa logique biaisée et ses conclusions contraires au droit international et en désaccord avec les résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU'', a affirmé M. El Khalfi.

Le gouvernement a écouté des exposés du ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Aziz Akhannouch et le ministre délégué aux Affaires étrangères sur cette affaire.

M. Khalfi a expliqué que l'UE, à l'unanimité de ses membres et avec la célérité nécessaire, a fait appel de la décision de la Cour de Justice. Et les hautes instances de l'Europe se sont engagées à une collaboration transparente et réactive avec les autorités marocaines sur cette affaire. Malheureusement, toutes les instances de l'Europe n'ont pas respecté cet engagement, à la surprise et à la déception du Maroc. M. Khalfi fait état d'un comportement inamical, incompatible avec le respect dû à un partenaire.

En attendant que l'Europe s'engage réellement dans cette affaire qui n'est pas une banale question de procédure juridique, le Maroc a créé une commission tripartite Intérieur -Affaires étrangères - Agriculture pour suivre le dossier.


 

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