Tournée d'inspection du Roi Mohammed VI le 23 mai à Fès. Ici, Dar Al Mouakkit.

Un ambitieux programme de réhabilitation de 27 monuments de la ville de Fès s'est achevé. Il a nécessité une enveloppe de 300 millions de dirhams. Cette sauvegarde mémorielle gagnerait à être étendue à l’ensemble des lieux historiques du Royaume.

Ce qui est intéressant, c'est que le programme de réhabilitation de 27 monuments de la ville de Fès ne s'est pas arrêté à la restauration physique. Il a redonné vie à ces monuments, les inscrivant dans l'activité sociétale: tourisme, enseignement, hébergement... Il ne s'agit donc pas d'une vision muséographique mais d'une vision vivante, comme doit l'être la vraie culture.

Le 23 mai, le Roi Mohammed VI a inspecté les 5 médersas qui ont été réhabilitées et réouvertes. Les médersas sont de superbes internats d'époque. Ces 5 médersas accueillent de nouveau des étudiants venus de l'extérieur de la ville de Fès, et inscrits à l'université Qaraouyine, dans le cadre d'un nouveau cursus supérieur. Le Roi a probablement voulu s'assurer personnellement que le projet a été mené jusqu'à son terme et que les médersas fonctionnent bien. L'opération de réhabilitation a respecté comme il se doit l'intention première des fondateurs

La réhabilitation de ces 5 médersas fait donc partie d'un ensemble plus vaste qui concerne 27 monuments.

Composé de 14.000 bâtisses, le centre historique de la capitale spirituelle a vécu pendant un an au rythme de travaux qui ont abouti à la rénovation des 27 monuments suivants: 5 medersas, 2 ponts, 2 murailles, 3 borjs, 3 foundouks, 1 kissaria (et pas n'importe laquelle comme on va le voir), 3 tanneries, 1 souk de teinturiers, 2 demeures, 1 ancienne banque, 1 bibliothèque, 1 observatoire d’astronomie, 1 mausolée et 1 hammam.

Médias24 revient à l’aide d’un aperçu historique, d’une fiche technique et de photos fournies par l'agence en charge des travaux (ADER) et le ministère des Habous, sur ces réhabilitations qui exerceront certainement une attractivité sur les amateurs d’art et sur le tourisme international.

La seconde vie des premières médersas de Fès

>Medersa Sahrij:

Située à proximité de la Mosquée des Andalous, la medersa Sahrij fondée au XIVème siècle par le sultan mérinide Abou Lhassan doit son nom au bassin central qui lui confère un cachet andalou.

Propriété du ministère des Habous, elle s’étale sur une surface au sol de 478 mètres carrés en plus des deux niveaux qui accueillent 26 chambres ainsi que des salles de réunion et de prière.

Les travaux de rénovation ont nécessité un budget de 10,7 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Medersa Sebaaiyyine

Edifiée en 1323 par le Sultan Abou El-Hassan Al Marini. celle qui s’appelait au départ "Al-Madrasa as-Soghra" s’est fait connaître par l’enseignement des 7 psalmodies coraniques,

D’une surface au sol de 183 mètres carrés, cet édifice qui compte un étage a nécessité 3,8 MDH de budget pour rénover l’ensemble composé de 23 chambres d’étudiants et trois bureaux (photo copyright ADER).

 

>Medersa Mesbahia:

Appelée aussi Medersa Rokham (marbre) ou Medersa El Khossa (fontaine), elle fut érigée en 1347 par le sultan mérinide Abou Hassan. Son nom vient du 1er savant Mesbah Al Yaslouti qui y enseigna la théologie et certains historiens affirment que le Sultan alaouite Moulay Rachid y a suivi des cours.

D’une superficie de 336 m2 et de deux niveaux, la medersa qui compte 35 chambres, une grande salle (Kobba) et une salle de prière au 1er étage a nécessité 15 MDH de travaux de réhabilitation (photo copyright ADER).

 

>Medersa Mohammadia:

Cette école coranique qui était une annexe de la Medersa Seffarine a été construite au 18ème siècle. Après avoir été rénovée par le sultan Mohammed V au XXème siècle, la rénovation initiée par son petit-fils a coûté 5,5 millions de dirhams.

D’une surface de 752 m2, elle compte un étage qui accueille 25 chambres, un hall d’accueil, des bureaux administratifs, une salle de réunion, des locaux techniques et 12 commerces à l’extérieur, (photo copyright ADER).

 

>Medersa Seffarine:

Elevée en 1276 par le sultan Abou Youssef Yaâcoub, elle représente la première medersa de l’époque mérinide au Maroc, comme l’atteste sa sobriété, sa salle de prière déboîtée par rapport au patio et son minaret au caractère distingué. 8 millions de dirhams ont été consacré à sa rénovation.

S’étendant sur 928 m2 et deux étages, cette medersa est composée de 25 chambres, d’une salle polyvalente, une buvette, une salle de prière, des locaux techniques et 8 commerces à l’extérieur (photo copyright ADER).

 

Rénovation de deux ponts historiques de la médina

 

>Pont Khrachfiyine (photos ci-dessous, avant et après):

Faisant partie des 4 ponts de la médina de Fès, il a été construit au XIème siècle par l’Emir Zénète Dounas au dessus de l’Oued Al-Jawahir. Restauré pour la dernière fois à l’époque mérinide (XIVème siècle), le pont Khrachfiyine d’une longueur de 80 mètres carrés a subi un lifting qui a coûté 0,9 MDH (photo copyright ADER).

 

 

 

 

>Pont Terrafine:

Egalement édifié par l’émir Zénète Dounas au XIème siècle pour faciliter la communication entre les deux rives de la ville, il était connu pour être le 1er pont commercial au Maroc. Il a fallu débourser 3 MDH pour cet ouvrage d’une longueur de 290 m2 qui compte 25 magasins sur ses deux versants (photo copyright ADER).

 

La mémoire des Borjs et des Forteresses

>Borj Al Kawkab:

Ce bastion datant de l’époque Mérinide fut élevé au 14ème siècle pour renforcer les remparts Almohades au Nord de la Médina de Fès. Son intérêt réside dans son état de vestige à conserver.

Appartenant au domaine public, ces vestiges d’une longueur de 130 mètres carrés comportent une tour et une esplanade dont la réhabilitation a coûté 7.4 millions de dirhams (photo copyright ADER).

>Borj Sidi Bounafae:

C’est la dynastie des Saâdiens qui a marqué la Médina de Fès au 16ème siècle en construisant plusieurs forts militaires dont les plus importants sont le borj Nord et le borj Sud.

A Fès Jdid, les fortins Sidi Bounafae et Boutouil encadraient la porte Bab Jiaf, aujourd’hui disparue. Ce borj servait à manœuvrer l’artillerie comme en témoignent les canons sur la terrasse. D’une longueur de 770 m2, la réfection des murs, des salles, de la terrasse et du café maure s’est élevée à 6,1 MDH (photo copyright ADER).

>Borj Boutouil:

Ce bastion édifié par le Sultan Saâdien Ahmad Al Mansour au XVIème siècle, jouit d’une position stratégique pour la défense du quartier Fès Jdid.

La rénovation de cet ouvrage militaire d’une surface de 475 m2 a nécessité 5.3 M DH de travaux (photo copyright ADER).

>Murailles de Bab Makina:

Cette enceinte du grand méchouar a été construite au XIVème siècle pour sa partie est et au XIXème pour le côté ouest. La réhabilitation des éléments majestueux de cette place de 700 mètres de long a requis des travaux qui ont coûté 2,4 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Murailles Jnane Drader:

Cette muraille construite au 12ème siècle garde encore les traces de l’époque Almoahade avec  la porte historique Sidi Boujida reconstruite par la dynastie des Alaouites. Pour rénover ses 900 mètres de long, 3 millions de dirhams ont été nécessaires (photo copyright ADER).

 

Fondouks et Kissariat

>Fondouk Achich:

D’après ses caractéristiques architecturales et un texte historique anonyme, ce fondouk qui date de l’époque Saâdienne du 16ème siècle avait pour fonction de recevoir les commerçants et leurs équidés.

D’une surface au sol de 652 m2, la remise à neuf de ce bâtiment composé de galeries d’exposition, de 3 grandes salles et de 7 boutiques à l’extérieur a demandé un budget de 7,1 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Fondouk Kettanine:

Remontant au 19ème siècle à l’époque du Sultan My Hassan 1er, cet édifice rénové pour 15 MDH a été construit par Haj Houssein Bennani, responsable des Habous de l’époque. Ses 604 mètres de superficie au sol  et ses deux étages accueillent 68 ateliers, une buvette et 10 boutiques à l’extérieur (photo copyright ADER).

 

>Fondouk Sagha:

Datant du début du XVIIIème siècle, ce fondouk a été déterminant pour développer les échanges commerciaux dans la Médina et notamment celui du thé qui a prospéré au début du XXème siècle.

Il a fallu débourser 12,8 MDH pour rénover les 23 ateliers, 8 show-room et 5 commerces extérieurs qui s’étendent sur 311 mètres carrés au sol et sur deux étages, (photo copyright ADER).

 

>Kissariat Alkifah:

Edifiée à l’époque Idrisside, elle a été incendiée fois au début du 20ème siècle avant d’être rénovée avec des structures en béton armé à l’exception d’une zone à l’ouest épargnée des incendies.

Pour rénover ses 4.000 mètres carrés et ses 641 boutiques, 30,5 MDH ont été nécessaires (photo copyright ADER).

 

Tanneries et teinturerie: La mémoire du savoir-faire artisanal

>Tannerie Ain Azliten:

Cette tannerie traditionnelle située au nord de la médina à la lisière du bâti qui a été construite à une date incertaine comporte trois niveaux rénovés avec une enveloppe de 16,2 MDH (photo copyright ADER).

>Tannerie Sidi Moussa:

Ses origines remontent à l’époque idrisside au 9ème siècle mais contrairement à celles de Ain Azliten et de Chouara, cette tannerie est enclavée dans le cœur historique de la Médina. La remise à neuf de sa surface au sol de 1.887 mètres carrés et de ses trois niveaux a coûté 22,5 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Dar Dbagh Chouara:

La plus grande tannerie de Fès remonterait au moins à la période Saadienne  du 16ème siècle. Son hectare de superficie (10180 mètres carrés) ont nécessité pas moins de 59 MDH de travaux (photo copyright ADR).

 

>Souk Sebbaghine:

D’après les rares références historiques, sa fondation date de l’époque Zénéte au 10ème siècle avant d’être reconstruit par le Sultan mérinide Abou Said Othmane en 1325 à la suite d’une inondation.

La réhabilitation des 18 ateliers de teinture qui s’étendent sur 600 mètres carrés a coûté 7,1 MDH (photo copyright ADER).

 

Rénovation des équipements sociaux-culturels

>Borj Neffara/ Dar Al Mouakkit

Elevée sous le règne du Sultan mérinide Abou Inan au 14ème siècle, la tour Borj Neffara avait pour vocation de contrôler la carte astronomique du ciel pour des raisons liées au calcul du temps. La maison jouxtant la tour a été édifiée pour abriter le mouakkit chargé de définir les horaires de prière.

Les travaux de rénovation de la tour d’observation et des locaux mitoyens se sont élevés à 3,6 MDH (photo copyright ADER).

 

>Dar Dmana:

Cette très belle demeure qui remonte à l’époque mérinide du 14ème siècle est connue pour avoir abrité de nombreuses activités sociales et spirituelles liées aux profondes traditions de Fès. Le coût de réalisation des travaux a été de 9,7 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Dar Lazrak:

Fondée également à l’époque mérinide, cette bâtisse est considérée comme un joyau architectural domestique de Fès. Des qualités artistiques qui la classent dans les rangs des prestigieuses Medersas.

Expropriée par l’ADER (agence de dédensification et de réhabilitation de la médina de Fès), la demeure composée de 4 salles, 2 Masrias et 1 Menzeh sur 277 m2 a demandé 8.9 MDH de travaux (photo copyright ADER).

 

>Ex-Agence Bank AL Maghrib:

Cette ancienne agence bancaire construite au  XXème siècle a été une des premières du Maroc moderne qui se distingue par sa coupole transparente considérée comme l’une des plus belles de l’histoire.

Toujours propriété de Bank Al Maghrib, la réfection totale de ses 301 m2 a été réalisée pour 7.8 MDH (photo copyright ADER).

 

>Bibliothèque Quaraouiyine:

Edifié par le défunt Roi Mohammed V, cet espace de lecture est considéré comme une extension de la bibliothèque Saâdienne située dans l’enceinte de la mosquée Quaraouiyine.

Ses salles de lecture, de débat, de bibliothèque, de musée et ses bureaux qui s’étendent sur 1.120 mètres carrés ont été rénovées pour une enveloppe de 8,5 millions de dirhams (photo copyright ADER).

>Mausolée Sidi Hrazem:

Ce sanctuaire où repose la sépulture du Sultan Moulay Rachid fondateur de la dynastie Alaouite a été construit en 1671. Restauré par le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, ce mausolée de 264 m2 a retrouvé son lustre d’antan avec des travaux d’une valeur de 2,8 millions de dirhams (photo copyright ADER).

>Hammam Ben Abbad:

Ce bain public de 507 m2 qui remonte à l’époque mérinide du 14ème siècle, est considéré comme l’un des joyaux des hammams traditionnels de Fès avec sa distribution spatiale et sa richesse décorative.

Ses 3 salles d’eau froide, tiède et chaude, son espace Gualsa ont été remis à neuf pour 4,5 MDH (photo copyright ADER).

 

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Tournée d'inspection du Roi Mohammed VI le 23 mai à Fès. Ici, Dar Al Mouakkit.

Un ambitieux programme de réhabilitation de 27 monuments de la ville de Fès s'est achevé. Il a  nécessité une enveloppe de 300 millions de dirhams. Cette sauvegarde mémorielle gagnerait à être étendue à l’ensemble des lieux historiques du Royaume.

Ce qui est intéressant, c'est que le programme de réhabilitation de 27 monuments de la ville de Fès ne s'est pas arrêté à la restauration physique. Il a redonné vie à ces monuments, les inscrivant dans l'activité sociétale: tourisme, enseignement, hébergement... Il ne s'agit donc pas d'une vision muséographique mais d'une vision vivante, comme doit l'être la vraie culture.

Le 23 mai, le Roi Mohammed VI a inspecté les 5 médersas qui ont été réhabilitées et réouvertes. Les médersas sont de superbes internats d'époque. Ces 5 médersas accueillent de nouveau des étudiants venus de l'extérieur de la ville de Fès, et inscrits à l'université Qaraouyine, dans le cadre d'un nouveau cursus supérieur. Le Roi a probablement voulu s'assurer personnellement que le projet a été mené jusqu'à son terme et que les médersas fonctionnent bien. L'opération de réhabilitation a respecté comme il se doit l'intention première des fondateurs

La réhabilitation de ces 5 médersas fait donc partie d'un ensemble plus vaste qui concerne 27 monuments.

Composé de 14.000 bâtisses, le centre historique de la capitale spirituelle a vécu pendant un an au rythme de travaux qui ont abouti à la rénovation des 27 monuments suivants: 5 medersas, 2 ponts, 2 murailles, 3 borjs, 3 foundouks, 1 kissaria (et pas n'importe laquelle comme on va le voir), 3 tanneries, 1 souk de teinturiers, 2 demeures, 1 ancienne banque, 1 bibliothèque, 1 observatoire d’astronomie, 1 mausolée et 1 hammam.

Médias24 revient à l’aide d’un aperçu historique, d’une fiche technique et de photos fournies par l'agence en charge des travaux (ADER) et le ministère des Habous, sur ces réhabilitations qui exerceront certainement une attractivité sur les amateurs d’art et sur le tourisme international.

La seconde vie des premières médersas de Fès

>Medersa Sahrij:

Située à proximité de la Mosquée des Andalous, la medersa Sahrij fondée au XIVème siècle par le sultan mérinide Abou Lhassan doit son nom au bassin central qui lui confère un cachet andalou.

Propriété du ministère des Habous, elle s’étale sur une surface au sol de 478 mètres carrés en plus des deux niveaux qui accueillent 26 chambres ainsi que des salles de réunion et de prière.

Les travaux de rénovation ont nécessité un budget de 10,7 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Medersa Sebaaiyyine

Edifiée en 1323 par le Sultan Abou El-Hassan Al Marini. celle qui s’appelait au départ "Al-Madrasa as-Soghra" s’est fait connaître par l’enseignement des 7 psalmodies coraniques,

D’une surface au sol de 183 mètres carrés, cet édifice qui compte un étage a nécessité 3,8 MDH de budget pour rénover l’ensemble composé de 23 chambres d’étudiants et trois bureaux (photo copyright ADER).

 

>Medersa Mesbahia:

Appelée aussi Medersa Rokham (marbre) ou Medersa El Khossa (fontaine), elle fut érigée en 1347 par le sultan mérinide Abou Hassan. Son nom vient du 1er savant Mesbah Al Yaslouti qui y enseigna la théologie et certains historiens affirment que le Sultan alaouite Moulay Rachid y a suivi des cours.

D’une superficie de 336 m2 et de deux niveaux, la medersa qui compte 35 chambres, une grande salle (Kobba) et une salle de prière au 1er étage a nécessité 15 MDH de travaux de réhabilitation (photo copyright ADER).

 

>Medersa Mohammadia:

Cette école coranique qui était une annexe de la Medersa Seffarine a été construite au 18ème siècle. Après avoir été rénovée par le sultan Mohammed V au XXème siècle, la rénovation initiée par son petit-fils a coûté 5,5 millions de dirhams.

D’une surface de 752 m2, elle compte un étage qui accueille 25 chambres, un hall d’accueil, des bureaux administratifs, une salle de réunion, des locaux techniques et 12 commerces à l’extérieur, (photo copyright ADER).

 

>Medersa Seffarine:

Elevée en 1276 par le sultan Abou Youssef Yaâcoub, elle représente la première medersa de l’époque mérinide au Maroc, comme l’atteste sa sobriété, sa salle de prière déboîtée par rapport au patio et son minaret au caractère distingué. 8 millions de dirhams ont été consacré à sa rénovation.

S’étendant sur 928 m2 et deux étages, cette medersa est composée de 25 chambres, d’une salle polyvalente, une buvette, une salle de prière, des locaux techniques et 8 commerces à l’extérieur (photo copyright ADER).

 

Rénovation de deux ponts historiques de la médina

 

>Pont Khrachfiyine (photos ci-dessous, avant et après):

Faisant partie des 4 ponts de la médina de Fès, il a été construit au XIème siècle par l’Emir Zénète Dounas au dessus de l’Oued Al-Jawahir. Restauré pour la dernière fois à l’époque mérinide (XIVème siècle), le pont Khrachfiyine d’une longueur de 80 mètres carrés a subi un lifting qui a coûté 0,9 MDH (photo copyright ADER).

 

 

 

 

>Pont Terrafine:

Egalement édifié par l’émir Zénète Dounas au XIème siècle pour faciliter la communication entre les deux rives de la ville, il était connu pour être le 1er pont commercial au Maroc. Il a fallu débourser 3 MDH pour cet ouvrage d’une longueur de 290 m2 qui compte 25 magasins sur ses deux versants (photo copyright ADER).

 

La mémoire des Borjs et des Forteresses

>Borj Al Kawkab:

Ce bastion datant de l’époque Mérinide fut élevé au 14ème siècle pour renforcer les remparts Almohades au Nord de la Médina de Fès. Son intérêt réside dans son état de vestige à conserver.

Appartenant au domaine public, ces vestiges d’une longueur de 130 mètres carrés comportent une tour et une esplanade dont la réhabilitation a coûté 7.4 millions de dirhams (photo copyright ADER).

>Borj Sidi Bounafae:

C’est la dynastie des Saâdiens qui a marqué la Médina de Fès au 16ème siècle en construisant plusieurs forts militaires dont les plus importants sont le borj Nord et le borj Sud.

A Fès Jdid, les fortins Sidi Bounafae et Boutouil encadraient la porte Bab Jiaf, aujourd’hui disparue. Ce borj servait à manœuvrer l’artillerie comme en témoignent les canons sur la terrasse. D’une longueur de 770 m2, la réfection des murs, des salles, de la terrasse et du café maure s’est élevée à 6,1 MDH (photo copyright ADER).

>Borj Boutouil:

Ce bastion édifié par le Sultan Saâdien Ahmad Al Mansour au XVIème siècle, jouit d’une position stratégique pour la défense du quartier Fès Jdid.

La rénovation de cet ouvrage militaire d’une surface de 475 m2 a nécessité 5.3 M DH de travaux (photo copyright ADER).

>Murailles de Bab Makina:

Cette enceinte du grand méchouar a été construite au XIVème siècle pour sa partie est et au XIXème pour le côté ouest. La réhabilitation des éléments majestueux de cette place de 700 mètres de long a requis des travaux qui ont coûté 2,4 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Murailles Jnane Drader:

Cette muraille construite au 12ème siècle garde encore les traces de l’époque Almoahade avec  la porte historique Sidi Boujida reconstruite par la dynastie des Alaouites. Pour rénover ses 900 mètres de long, 3 millions de dirhams ont été nécessaires (photo copyright ADER).

 

Fondouks et Kissariat

>Fondouk Achich:

D’après ses caractéristiques architecturales et un texte historique anonyme, ce fondouk qui date de l’époque Saâdienne du 16ème siècle avait pour fonction de recevoir les commerçants et leurs équidés.

D’une surface au sol de 652 m2, la remise à neuf de ce bâtiment composé de galeries d’exposition, de 3 grandes salles et de 7 boutiques à l’extérieur a demandé un budget de 7,1 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Fondouk Kettanine:

Remontant au 19ème siècle à l’époque du Sultan My Hassan 1er, cet édifice rénové pour 15 MDH a été construit par Haj Houssein Bennani, responsable des Habous de l’époque. Ses 604 mètres de superficie au sol  et ses deux étages accueillent 68 ateliers, une buvette et 10 boutiques à l’extérieur (photo copyright ADER).

 

>Fondouk Sagha:

Datant du début du XVIIIème siècle, ce fondouk a été déterminant pour développer les échanges commerciaux dans la Médina et notamment celui du thé qui a prospéré au début du XXème siècle.

Il a fallu débourser 12,8 MDH pour rénover les 23 ateliers, 8 show-room et 5 commerces extérieurs qui s’étendent sur 311 mètres carrés au sol et sur deux étages, (photo copyright ADER).

 

>Kissariat Alkifah:

Edifiée à l’époque Idrisside, elle a été incendiée fois au début du 20ème siècle avant d’être rénovée avec des structures en béton armé à l’exception d’une zone à l’ouest épargnée des incendies.

Pour rénover ses 4.000 mètres carrés et ses 641 boutiques, 30,5 MDH ont été nécessaires (photo copyright ADER).

 

Tanneries et teinturerie: La mémoire du savoir-faire artisanal

>Tannerie Ain Azliten:

Cette tannerie traditionnelle située au nord de la médina à la lisière du bâti qui a été construite à une date incertaine comporte trois niveaux rénovés avec une enveloppe de 16,2 MDH (photo copyright ADER).

>Tannerie Sidi Moussa:

Ses origines remontent à l’époque idrisside au 9ème siècle mais contrairement à celles de Ain Azliten et de Chouara, cette tannerie est enclavée dans le cœur historique de la Médina. La remise à neuf de sa surface au sol de 1.887 mètres carrés et de ses trois niveaux a coûté 22,5 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Dar Dbagh Chouara:

La plus grande tannerie de Fès remonterait au moins à la période Saadienne  du 16ème siècle. Son hectare de superficie (10180 mètres carrés) ont nécessité pas moins de 59 MDH de travaux (photo copyright ADR).

 

>Souk Sebbaghine:

D’après les rares références historiques, sa fondation date de l’époque Zénéte au 10ème siècle avant d’être reconstruit par le Sultan mérinide Abou Said Othmane en 1325 à la suite d’une inondation.

La réhabilitation des 18 ateliers de teinture qui s’étendent sur 600 mètres carrés a coûté 7,1 MDH (photo copyright ADER).

 

Rénovation des équipements sociaux-culturels

>Borj Neffara/ Dar Al Mouakkit

Elevée sous le règne du Sultan mérinide Abou Inan au 14ème siècle, la tour Borj Neffara avait pour vocation de contrôler la carte astronomique du ciel pour des raisons liées au calcul du temps. La maison jouxtant la tour a été édifiée pour abriter le mouakkit chargé de définir les horaires de prière.

Les travaux de rénovation de la tour d’observation et des locaux mitoyens se sont élevés à 3,6 MDH (photo copyright ADER).

 

>Dar Dmana:

Cette très belle demeure qui remonte à l’époque mérinide du 14ème siècle est connue pour avoir abrité de nombreuses activités sociales et spirituelles liées aux profondes traditions de Fès. Le coût de réalisation des travaux a été de 9,7 millions de dirhams (photo copyright ADER).

 

>Dar Lazrak:

Fondée également à l’époque mérinide, cette bâtisse est considérée comme un joyau architectural domestique de Fès. Des qualités artistiques qui la classent dans les rangs des prestigieuses Medersas.

Expropriée par l’ADER (agence de dédensification et de réhabilitation de la médina de Fès), la demeure composée de 4 salles, 2 Masrias et 1 Menzeh sur 277 m2 a demandé 8.9 MDH de travaux (photo copyright ADER).

 

>Ex-Agence Bank AL Maghrib:

Cette ancienne agence bancaire construite au  XXème siècle a été une des premières du Maroc moderne qui se distingue par sa coupole transparente considérée comme l’une des plus belles de l’histoire.

Toujours propriété de Bank Al Maghrib, la réfection totale de ses 301 m2 a été réalisée pour 7.8 MDH (photo copyright ADER).

 

>Bibliothèque Quaraouiyine:

Edifié par le défunt Roi Mohammed V, cet espace de lecture est considéré comme une extension de la bibliothèque Saâdienne située dans l’enceinte de la mosquée Quaraouiyine.

Ses salles de lecture, de débat, de bibliothèque, de musée et ses bureaux qui s’étendent sur 1.120 mètres carrés ont été rénovées pour une enveloppe de 8,5 millions de dirhams (photo copyright ADER).

>Mausolée Sidi Hrazem:

Ce sanctuaire où repose la sépulture du Sultan Moulay Rachid fondateur de la dynastie Alaouite a été construit en 1671. Restauré par le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, ce mausolée de 264 m2 a retrouvé son lustre d’antan avec des travaux d’une valeur de 2,8 millions de dirhams (photo copyright ADER).

>Hammam Ben Abbad:

Ce bain public de 507 m2 qui remonte à l’époque mérinide du 14ème siècle, est considéré comme l’un des joyaux des hammams traditionnels de Fès avec sa distribution spatiale et sa richesse décorative.

Ses 3 salles d’eau froide, tiède et chaude, son espace Gualsa ont été remis à neuf pour 4,5 MDH (photo copyright ADER).

 

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