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Cérémonie à la BNRM en hommage à Abdelhaï Diouri 

Samedi 30 juin 2018 à 15h18
Cérémonie à la BNRM en hommage à Abdelhaï Diouri
Abdelilah Tahani, directeur par intérim de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc 

La Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc (BNRM) a accueilli, jeudi 28 juin, l’artiste Abdelhaï Diouri pour le happening “ArtClash: l’œuvre enfante l’œuvre“ qui s’est déroulé sur l’esplanade de la Bibliothèque nationale. Au-delà de l'hommage, l'objectif était de démanteler et de déplacer pour faire renaître sous une autre forme, le mur digital créé par Abdelhaï Diouri sur l'esplanade de la BNRM.

Cet événement a connu la participation de plusieurs artistes dont Lahcen Zinoun, Abdelmajid EL Haouasse, Bouazza Sanaâoui, Achraf Laâlaj et le groupe Overboys. Il a été organisé en partenariat avec le ministère de la Culture et de la communication, la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc et le Théâtre national Mohammed V.

Il a été marqué par une présentation des œuvres de l'artiste, faite par le poète du zajal et président de la Maison de la poésie au Maroc, Morad Kadiri.

Le directeur par intérim de la BNRM, Abdelilah Tahani, a rendu un hommage appuyé à Abdellhaï Diouri qui "donne une seconde vie à ses œuvres en les remodelant et qui semble avoir trouvé la formule magique afin de réaliser avec succès ses créations, sa créativité disparaissant à un endroit pour réapparaître ailleurs".

Tahani a expliqué que cet événement artistique “marque un moment de renaissance, celle d’une œuvre qui s’est tenue debout, pendant plus de quatre ans, dans ce lieu de savoir et de rayonnement culturel“.

L’œuvre en question est le mur digital créé il y a cinq ans par Abdelhaï Diouri sur l’esplanade de la BNRM et qui a été démantelé à cette occasion, pour être déplacé. La formule pour ce faire, a été trouvée conjointement par l’artiste et la BNRM grâce à l’apport de Noureddine Saïl. Le démantèlement et le déplacement ont été effectués sous forme de happening, donc sous le signe de “la célébration de l’art et de la culture“, comme l’a souligné Abdelilah Tahani.

“Cette œuvre, appelée à disparaitre ce soir pour renaître sous d’autres cieux et enfanter une autre œuvre,  comme le dit si bien l’artiste, cette œuvre  a magnifiquement duré dans le temps et dans l’espace. Elle a atteint le seuil de ses objectifs artistiques et esthétiques, et c’est dans le souci de sa sauvegarde et de sa conservation que nous la désinstallons ce soir.  L’œuvre sera transformée, et donc son démantèlement n’est pas une destruction mais une reconstruction d’une autre œuvre. Une nouvelle vie…“, explique Tahani.

Noureddine Saïl a joué un rôle clé pour trouver une formule originale de déplacement de l'oeuvre

A son tour, le cinéaste Noureddine Saïl, ancien directeur du Centre cinématographique marocain, a noté que Diouri a choisi de consacrer sa vie exclusivement à l'art et de rester à la marge, hors contexte, faisant observer que ses œuvres créatives et ses travaux de remodelage et de reconstruction mettent en relief ce choix.

Noureddine Saïl, fondateur en 1973 de la Fédération nationale des ciné-clubs du Maroc, a expliqué que les oeuvres de Abdelhaï Diouri démontrent le bien-fondé de la réflexion de Franz Kafka, cet écrivain pragois de langue allemande et de religion juive, d'après lequel, chaque début a une fin, mais que cette fin est toujours le début de quelque chose de nouveau, relevant que l'observation de ces œuvres donne un sens à la vie d'un être qui n'était pas censé mourir et implique l'admirateur, auquel l'artiste donne le droit de rêver, dans la créativité.

L'oeuvre de Abdelhaï Diouri avant son démantèlement

Dans un autre témoignage, le poète et romancier Hassan Najmi est revenu sur la symbolique de cet événement artistique sans précédent dans l'histoire de la culture marocaine, soulignant que Abdelhaï Diouri donne, dans ses oeuvres artistiques, une forme à son imaginaire, pour leur assurer ensuite une seconde vie et un second souffle.

Il est aussi un artiste intrigué par l'aventure et l'imprévisibilité, dira encore de lui le poète du zajal Ahmed Lemsyeh.

Fils d'un artisan traditionnel de Fès, Abdelhaï Diouri, dont la mémoire a été marquée depuis sa plus tendre enfance par des signes visuels, est lauréat de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat et de la Sorbonne à Paris où il a soutenu sa thèse de doctorat en philosophie.

La cérémonie a été close par la présentation d'une pièce théatrâle mise en scène par le scénographe Abdelmajid Elhaouasse et présentée par la troupe ''Aphrodite''.

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