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Culture: Médias24 vous propose "Rhapsody in Blue" 

Jeudi 12 juillet 2018 à 11h14
Culture: Médias24 vous propose
 

A l’occasion de la sortie miraculeuse d’un album inédit de John Coltrane, Médias24 vous fait découvrir l’histoire d’une composition qui a bouleversé le cours de la musique moderne. C’est indéniablement le cas de "Rhapsody in Blue", 1ère œuvre majeure de Georges Gershwin, qui a donné ses lettres de noblesse au jazz naissant, qualifié à l’époque de "musique de nègres".

Pour beaucoup de gens, l’été est synonyme de farniente mais pour d’autres, il donne enfin le temps de lire et/ou d’écouter de la musique.

Si les vrais mélomanes n'ont pas besoin de mes services pour connaître l'Histoire du jazz avec un grand H, je profite cependant de cette période pour reprendre ma chronique "Médias24 vous propose…" et faire découvrir aux éventuels amateurs, des petites anecdotes sur ma musique de prédilection.

L’occasion en ce mois de juillet de revenir sur l'histoire d'une œuvre fabuleuse qui a permis à la musique populaire américaine de faire (enfin) son entrée dans le Panthéon mondial de la grande musique.

Si j’ai préféré me limiter à cette seule composition de Georges Gershwin, c’est d’abord pour son énorme impact sur le champ musical mondial et ensuite parce qu’il aurait été trop compliqué de résumer en un seul article l’apport de ce génial compositeur pour le monde de la musique.

Revenons donc au début du siècle dernier où le jazz est encore une musique d’une extrême jeunesse, moquée et méprisée par les blancs WASP pour son côté communautariste et "simpliste".

Très tôt, Georges Gershwin est pourtant un des rares musiciens à reconnaître que ce registre naissant est un art majeur qui peut constituer, à terme, la base d’œuvres symphoniques sérieuses et même s’inscrire dans l’éternité comme la musique classique d’origine européenne ou égyptienne.

Afin de le prouver, ce pianiste autodidacte âgé d’à peine 25 ans, fils d'immigrants juifs russes, décide alors d’écrire une grande œuvre pour piano conjuguant les rythmes et les formules du jazz avec une orchestration symphonique.

C’est ainsi que naîtra le Chef-d'œuvre Absolu "Rhapsody in Blue" dans un train entre les gares ferroviaires de New-York et Boston.

Pendant son voyage et alors qu’il n’avait aucune structure de base ou refrain, il s’inspirera du rythme d’acier et du cliquetis de son train pour écrire, dans sa tête, la musique de ce qui n’était encore qu’une ébauche de projet.

Selon son parolier de frère Ira, une fois en gare de Boston, il possédait déjà un plan précis et la substance de ce morceau de 15 minutes qui marquera à jamais les musicologues.

Rentré chez lui, il se mit alors à son piano "Steinway" et "s’entendit jouer un thème qui devait être en lui depuis longtemps et qui ne demandait qu’à émerger".

Fruit d’une union libre entre tradition symphonique et liberté d'improvisation jazzy, la thématique de "Rhapsody in Blue" s'inspire du melting pot et de l'effervescence de l’Amérique des années 20 pour donner lieu à un kaléidoscope musical de New York, ville qu’il chérissait plus que tout au monde.

Dans cette pièce hybride et composite que l’on peut qualifier de concerto jazz ou de jazz symphonique, Gershwin combine, en effet, allégrement jazz et musique orchestrale.

Rhapsody in Blue s’ouvre molto moderato avec un glissando ascendant de clarinette qui est le passage le plus connu et emblématique du morceau. L’œuvre se poursuit avec une cadence pour piano interprétée dans un tempo rapide et bluesy voire ragtime pour se terminer avec un rappel de la mélodie initiale de la clarinette.

Les critiques musicaux ne s’y sont pas trompés en affirmant que cette œuvre a révolutionné la musique américaine populaire en lui permettant de trouver sa place face à celle d'Europe.

Trop souvent méprisé par les musiciens du vieux continent, le jazz a donc acquis ses lettres de noblesse grâce à cette œuvre orchestrale majeure qui sera reprise dans le monde entier.

Si certains envieux ont osé parler de "simple coup de chance" pour expliquer son succès planétaire, Gershwin transformera l’essai avec son "Concerto in fa", "An American in Paris" puis son fabuleux opéra "Porgy and Bess" repris par tous les grands chefs d'orchestre de la planète.

Pour moi, le vrai génie de ce compositeur (et d'autres comme Cole Porter ...) est d’avoir créé une œuvre qui nous semble d'entrée familière et qui se grave instantanément dans notre mémoire alors que nous ne l'avions jamais écoutée auparavant.

Occupant une large place dans "The American Song Book" qui constitue l’essentiel et l’essence des compositions américaines de jazz, Gershwin n’a malheureusement pas eu assez de temps pour poursuivre son exceptionnel travail de compositeur après avoir été fauché, à seulement 39 ans (1898-1937), par une tumeur fulgurante au cerveau.

A ceux qui s’évertuent à penser que le jazz n’est pas un art majeur comme la musique classique, je concluerai mon propos par une célèbre citation de Sir Duke Ellington pour qui, il n’existe que 2 sortes de musiques: "La bonne et la mauvaise".

Ci-après, "Rhapsody in Blue", repris par le Chef d'orchestre Léonard Bernstein:

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