Hakima El Haité: “Je ne me suis pas réveillée plus pessimiste ce matin“

Hakima El Haité est la première officielle marocaine à réagir à l’élection de Donald Trump à la présidence américaine ce mercredi matin à la COP22 à Marrakech. “Je ne me suis pas réveillée plus pessimiste sur le changement climatique ce mercredi matin, car Washington a ratifié l’Accord de Paris“, a indiqué Mme El Haité à une question de Médias 24.

L’élection de Donald Trump n’est pas forcément une bonne nouvelle dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique.  Au cours de sa campagne électorale, Trump avait annoncé qu’une fois élu, “il lèvera les restrictions à la production d'énergies fossiles, relancera le projet d'oléoduc Keystone XL, un gigantesque projet américano-canadien, auquel le président Barack Obama avait mis son veto en février 2015, et annulera des milliards de dollars de paiements prévus aux Nations-Unies pour les programmes visant à lutter contre le changement climatique“.

“Les urnes ont parlé, c’est la démocratie“, a tout d’abord indiqué Mme El Haité, qui a poursuivi en félicitant «les Américains pour cette élection».

Mme El Haité dans sa réponse a rappelé que l’Accord de Paris (AP) est entré en vigueur le 4 novembre dernier et les Etats-Unis l’ont ratifié . «Il va falloir laisser du temps au nouveau Président».

Mesurée, Mme El Haité souligne que «le nombre des climato-sceptiques a baissé au cours des dernières années». «Trump a-t-elle rappelé, est un entrepreneur et il sait avec des études et en observant le terrain que le réchauffement climatique a un impact sur le business, la croissance économique et le niveau de vie des gens».

«Je ne me suis pas réveillée plus pessimiste ce matin aussi, parce qu’il y a une importante communauté internationale qui est mobilisée et qui travaille sur la maîtrise des évolutions climatiques, et qui sait que c’est une affaire de dignité et de bien-être de milliards de gens», a indiqué la ministre marocaine et "championne nationale du climat“.

Du côté de l’U.S. Center 2016, le pavillon américain à la COP22 de Marrakech, on se refuse à toute déclaration ce mercredi matin. «Plus tard» était le maître-mot au bureau de presse indiquant que le président Obama fera une déclaration dans la journée.

 L’apparition de Salaheddine Mezouar devant la presse plus tard dans la journée est attendue avec impatience ici. La présidence marocaine de la COP22 pour l’année 2017 devine que de nouveaux défis diplomatiques et politiques pointent à l’horizon.

Depuis l’ouverture de la COP22 lundi 7 novembre,  les spéculations avaient cours sur l’impact d’une élection de Donald Trump sur les négociations climatiques multilatérales.

Trump veut notamment rouvrir les mines de charbon de Virginie et autoriser une exploration pétrolière offshore plus massive que ses prédécesseurs. Son approche conflictuelle des relations avec son voisin mexicain ou avec les partenaires arabes de l’Amérique n’augurent pas forcément d’un mandat de Trump apaisé sur le plan diplomatique multilatéral.

Avec le Canada, le Japon et la Russie, les Etats-Unis avaient refusé de ratifier le Protocole de Kyoto (PK) en 2001 sous George W. Bush. Cette position continue d’être une source de conflits dans les négociations climatiques. La mise en œuvre du PK est à l’arrêt, une situation régulièrement dénoncée.

En mai dernier, Trump a annoncé son intention “d’annuler l’Accord de Paris“, dont il n’est pas “un grand fan“.

C’est la crainte de l’élection de Trump qui avait amené Paris à faire le forcing pour un engagement fort de Washington et de Pékin pour la COP21, puis pour une ratification simultanée des deux principaux pollueurs du monde en septembre dernier lors du sommet du G8.

Obama a même déjà signé le versement d’une somme de 3 milliards de dollars au fonds climat sur un total cumulé de 10 MM jusqu’à présent.

 Barack Obama a mis l’argument climat dans la balance pour inciter à voter en faveur d’Hillary Clinton. Malgré sa ratification de l’AP, Washington peut s’en retirer après 4 ans, dont un de préavis.

400 scientifiques américains avaient dans une lettre ouverte publiée cet été exhorté leur pays à respecter ses engagements de la COP21 et de l’Accord de Paris. Ces derniers jours responsables des îles du Pacifique et responsables chinois n’avaient pas caché leurs craintes. «Je pense qu’un dirigeant sage devrait prendre des positions conformes aux grandes tendances du monde» a indiqué le négociateur chinois pour le climat Xie Zhenhua à Reuters cette semaine à Marrakech.

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Hakima El Haité est la première officielle marocaine à réagir à l’élection de Donald Trump à la présidence américaine ce mercredi matin à la COP22 à Marrakech. “Je ne me suis pas réveillée plus pessimiste sur le changement climatique ce mercredi matin, car Washington a ratifié l’Accord de Paris“, a indiqué Mme El Haité à une question de Médias 24.

L’élection de Donald Trump n’est pas forcément une bonne nouvelle dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique.  Au cours de sa campagne électorale, Trump avait annoncé qu’une fois élu, “il lèvera les restrictions à la production d'énergies fossiles, relancera le projet d'oléoduc Keystone XL, un gigantesque projet américano-canadien, auquel le président Barack Obama avait mis son veto en février 2015, et annulera des milliards de dollars de paiements prévus aux Nations-Unies pour les programmes visant à lutter contre le changement climatique“.

“Les urnes ont parlé, c’est la démocratie“, a tout d’abord indiqué Mme El Haité, qui a poursuivi en félicitant «les Américains pour cette élection».

Mme El Haité dans sa réponse a rappelé que l’Accord de Paris (AP) est entré en vigueur le 4 novembre dernier et les Etats-Unis l’ont ratifié . «Il va falloir laisser du temps au nouveau Président».

Mesurée, Mme El Haité souligne que «le nombre des climato-sceptiques a baissé au cours des dernières années». «Trump a-t-elle rappelé, est un entrepreneur et il sait avec des études et en observant le terrain que le réchauffement climatique a un impact sur le business, la croissance économique et le niveau de vie des gens».

«Je ne me suis pas réveillée plus pessimiste ce matin aussi, parce qu’il y a une importante communauté internationale qui est mobilisée et qui travaille sur la maîtrise des évolutions climatiques, et qui sait que c’est une affaire de dignité et de bien-être de milliards de gens», a indiqué la ministre marocaine et "championne nationale du climat“.

Du côté de l’U.S. Center 2016, le pavillon américain à la COP22 de Marrakech, on se refuse à toute déclaration ce mercredi matin. «Plus tard» était le maître-mot au bureau de presse indiquant que le président Obama fera une déclaration dans la journée.

 L’apparition de Salaheddine Mezouar devant la presse plus tard dans la journée est attendue avec impatience ici. La présidence marocaine de la COP22 pour l’année 2017 devine que de nouveaux défis diplomatiques et politiques pointent à l’horizon.

Depuis l’ouverture de la COP22 lundi 7 novembre,  les spéculations avaient cours sur l’impact d’une élection de Donald Trump sur les négociations climatiques multilatérales.

Trump veut notamment rouvrir les mines de charbon de Virginie et autoriser une exploration pétrolière offshore plus massive que ses prédécesseurs. Son approche conflictuelle des relations avec son voisin mexicain ou avec les partenaires arabes de l’Amérique n’augurent pas forcément d’un mandat de Trump apaisé sur le plan diplomatique multilatéral.

Avec le Canada, le Japon et la Russie, les Etats-Unis avaient refusé de ratifier le Protocole de Kyoto (PK) en 2001 sous George W. Bush. Cette position continue d’être une source de conflits dans les négociations climatiques. La mise en œuvre du PK est à l’arrêt, une situation régulièrement dénoncée.

En mai dernier, Trump a annoncé son intention “d’annuler l’Accord de Paris“, dont il n’est pas “un grand fan“.

C’est la crainte de l’élection de Trump qui avait amené Paris à faire le forcing pour un engagement fort de Washington et de Pékin pour la COP21, puis pour une ratification simultanée des deux principaux pollueurs du monde en septembre dernier lors du sommet du G8.

Obama a même déjà signé le versement d’une somme de 3 milliards de dollars au fonds climat sur un total cumulé de 10 MM jusqu’à présent.

 Barack Obama a mis l’argument climat dans la balance pour inciter à voter en faveur d’Hillary Clinton. Malgré sa ratification de l’AP, Washington peut s’en retirer après 4 ans, dont un de préavis.

400 scientifiques américains avaient dans une lettre ouverte publiée cet été exhorté leur pays à respecter ses engagements de la COP21 et de l’Accord de Paris. Ces derniers jours responsables des îles du Pacifique et responsables chinois n’avaient pas caché leurs craintes. «Je pense qu’un dirigeant sage devrait prendre des positions conformes aux grandes tendances du monde» a indiqué le négociateur chinois pour le climat Xie Zhenhua à Reuters cette semaine à Marrakech.

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