Coup de tonnerre dans le monde sportif marocain. La Fédération Royale Marocaine d'Athlétisme (FRMA) veut sévir contre le dopage. Une plainte a été déposée par son directeur. Un réseau de commerçants et intermédiaires a été démantelé. Des athlètes de haut niveau, des cliniques et pharmacies sont impliqués.

Elle ne pouvait plus ignorer ce problème. La FRMA a sollicité l'ouverture d'une procédure pénale, suite à la constatation, ces derniers temps, d'une augmentation des cas de dopage parmi des athlètes marocains évoluant aux niveaux national et international, apprend Médias24 de sources sûres.

Une plainte a été déposée courant avril par Chakib Filali Adib, directeur de la Fédération. L'affaire est actuellement devant le tribunal de première instance de Salé. Elle concerne la détention, la consommation et le commerce illicites de produits dopants.

L'ampleur de l'affaire pourrait se préciser dans les prochains jours, mais l'on sait d’emblée que les personnes impliquées sont des athlètes de plus ou moins haut niveau, en activité ou retraités.

Certains ont déjà représenté l'équipe nationale d'athlétisme. D'autres évoluent dans des équipes marocaines ou étrangères. Des cliniques et pharmacies sont suspectées.

Les produits dopants (Déca, Recormon, Ferlixit, Testo rapid, Susta Med, Eprex, etc.) ont été saisis, suite à des perquisitions effectuées dans les locaux des concernés. 

Des écoutes téléphoniques et des flux financiers ont permis de remonter les filières de ce trafic, permettant d'identifier des fournisseurs en France ou en Italie.

Début mars, l'administration médicale de la FRMA avait présenté les grandes lignes de son programmes de lutte contre le dopage.

La loi 51-08 afférente à cette lutte, prévoit que "des opérations de contrôle seront effectuées dans tout espace sportif ou en dehors de celui-ci, à l'occasion ou en dehors de compétitions sportives, de manière inopinée ou programmée par l'administration, agissant de sa propre initiative ou à la demande d'une fédération sportive, à l’effet de rechercher et constater les infractions" liées au dopage.

Selon la même loi, "est puni d'un emprisonnement d'un à trois ans et d'une amende de 50.000 à 100.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, le fait de prescrire, de céder, d'offrir, d'administrer ou d'appliquer à un joueur ou athlète licencié ou à un animal utilisé dans le sport une substance ou un procédé mentionné à l’article 2 de la loi, de faciliter son utilisation ou d'inciter, de quelque manière que ce soit, un joueur ou un athlète licencié à leur usage.

Le maximum des peines prévues à l'alinéa précédent est porté à cinq ans d'emprisonnement et à 200.000 dirhams d'amende lorsque les faits sont commis à l'égard d'un mineur."
L'athlète consommateur est, lui, frappé de sanctions disciplinaires (suspension ou peines pécuniaires).

Selon les premiers résultats de l'enquête, le réseau est très étendu, avec des ramifications au Maroc et à l'étranger.  

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Coup de tonnerre dans le monde sportif marocain. La Fédération Royale Marocaine d'Athlétisme (FRMA) veut sévir contre le dopage. Une plainte a été déposée par son directeur. Un réseau de commerçants et intermédiaires a été démantelé. Des athlètes de haut niveau, des cliniques et pharmacies sont impliqués. 

Elle ne pouvait plus ignorer ce problème. La FRMA a sollicité l'ouverture d'une procédure pénale, suite à la constatation, ces derniers temps, d'une augmentation des cas de dopage parmi des athlètes marocains évoluant aux niveaux national et international, apprend Médias24 de sources sûres.

Une plainte a été déposée courant avril par Chakib Filali Adib, directeur de la Fédération. L'affaire est actuellement devant le tribunal de première instance de Salé. Elle concerne la détention, la consommation et le commerce illicites de produits dopants.

L'ampleur de l'affaire pourrait se préciser dans les prochains jours, mais l'on sait d’emblée que les personnes impliquées sont des athlètes de plus ou moins haut niveau, en activité ou retraités.

Certains ont déjà représenté l'équipe nationale d'athlétisme. D'autres évoluent dans des équipes marocaines ou étrangères. Des cliniques et pharmacies sont suspectées.

Les produits dopants (Déca, Recormon, Ferlixit, Testo rapid, Susta Med, Eprex, etc.) ont été saisis, suite à des perquisitions effectuées dans les locaux des concernés. 

Des écoutes téléphoniques et des flux financiers ont permis de remonter les filières de ce trafic, permettant d'identifier des fournisseurs en France ou en Italie.

Début mars, l'administration médicale de la FRMA avait présenté les grandes lignes de son programmes de lutte contre le dopage.

La loi 51-08 afférente à cette lutte, prévoit que "des opérations de contrôle seront effectuées dans tout espace sportif ou en dehors de celui-ci, à l'occasion ou en dehors de compétitions sportives, de manière inopinée ou programmée par l'administration, agissant de sa propre initiative ou à la demande d'une fédération sportive, à l’effet de rechercher et constater les infractions" liées au dopage.

Selon la même loi, "est puni d'un emprisonnement d'un à trois ans et d'une amende de 50.000 à 100.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, le fait de prescrire, de céder, d'offrir, d'administrer ou d'appliquer à un joueur ou athlète licencié ou à un animal utilisé dans le sport une substance ou un procédé mentionné à l’article 2 de la loi, de faciliter son utilisation ou d'inciter, de quelque manière que ce soit, un joueur ou un athlète licencié à leur usage.

Le maximum des peines prévues à l'alinéa précédent est porté à cinq ans d'emprisonnement et à 200.000 dirhams d'amende lorsque les faits sont commis à l'égard d'un mineur."
L'athlète consommateur est, lui, frappé de sanctions disciplinaires (suspension ou peines pécuniaires).

Selon les premiers résultats de l'enquête, le réseau est très étendu, avec des ramifications au Maroc et à l'étranger.  

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