Alors qu'il a entamé la phase des plaidoiries, le procès du Hirak se poursuivra sans les accusés, excepté Hamid El Mahdaoui. L'annonce a été faite par Nasser Zefzafi au cours de l'audience de ce mardi 12 juin.

Devant le président de la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Casablanca, le leader du mouvement contestataire a fait lecture d'une lettre où il communique au juge la décision des accusés, consistant à boycotter les prochaines audiences. Il y dénonce un procès où "l'instance a failli à son devoir d'impartialité", acquiesçant souvent "aux requêtes du ministère public tout en rejetant celles de la défense."

" La Cour s'est tue sur les errements du parquet, notamment lorsqu'il a estimé que les accusés portaient en eux les gènes de la rébellion", accuse Zefzafi, poursuivi pour atteinte à la sureté intérieure de l'Etat.

L'accusé reproche à la Cour d'avoir fait fi de leurs "doléances concernant les transgressions graves" commises selon lui lors des différentes étapes de la procédure, de l'arrestation au procès en cours. Zefzafi fustige notamment "la torture systématique, la falsification des procès verbaux ainsi que la situation actuelle des détenus à la prison Oukacha".

Prenant la parole juste après le retrait des accusés de la salle d'audience, le représentant du ministère public s'est dit "surpris" par cette décision "alors que le procès entame une étape décisive". 

"Certains accusés voudraient prendre les autres en otage", a dit Hakim El Ouardi en allusion à Nasser Zefzafi, accusant ce dernier "de fuite en avant". 

"Ce genre de comportements dénote de la peur que ressentent certains à l'égard des vérités révélées au fur et à mesure de l'avancement du procès", souligne le procureur général.  "Il semble qu'il n'y ait qu'une vérité qui sied à l'accusé, la sienne", a-t-il ajouté,  tout en assurant que "rien dans le code de procédure pénale n'interdit la poursuite de la procédure, même en l'absence des concernés".

"Nous avons préparé nos réquisitions dans un docuement de 2.000 pages. Les accusés auront l'occasion de le lire, même en prison", conclut El Ouardi. 

Au moment où nous rédigions ces lignes, le président avait levé l'audience pour permettre aux avocats de la défense de s'organiser à la lumière de la décision de leurs clients.

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" La Cour s'est tue sur les errements du parquet, notamment lorsqu'il a estimé que les accusés portaient en eux les gènes de la rébellion", accuse Zefzafi, poursuivi pour atteinte à la sureté intérieure de l'Etat.

L'accusé reproche à la Cour d'avoir fait fi de leurs "doléances concernant les transgressions graves" commises selon lui lors des différentes étapes de la procédure, de l'arrestation au procès en cours. Zefzafi fustige notamment "la torture systématique, la falsification des procès verbaux ainsi que la situation actuelle des détenus à la prison Oukacha".

Prenant la parole juste après le retrait des accusés de la salle d'audience, le représentant du ministère public s'est dit "surpris" par cette décision "alors que le procès entame une étape décisive". 

"Certains accusés voudraient prendre les autres en otage", a dit Hakim El Ouardi en allusion à Nasser Zefzafi, accusant ce dernier "de fuite en avant". 

"Ce genre de comportements dénote de la peur que ressentent certains à l'égard des vérités révélées au fur et à mesure de l'avancement du procès", souligne le procureur général.  "Il semble qu'il n'y ait qu'une vérité qui sied à l'accusé, la sienne", a-t-il ajouté,  tout en assurant que "rien dans le code de procédure pénale n'interdit la poursuite de la procédure, même en l'absence des concernés".

"Nous avons préparé nos réquisitions dans un docuement de 2.000 pages. Les accusés auront l'occasion de le lire, même en prison", conclut El Ouardi. 

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