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Accident train ONCF: La défense veut récupérer les fichiers supprimés  

Mardi 27 novembre 2018 à 17h35
Accident train ONCF: La défense veut récupérer les fichiers supprimés
 

L'ONCF aux abonnés absents malgré la convocation du tribunal. De nouveaux demandeurs civils à chaque audience. La défense réclame la traduction des expertises en arabe et la récupération des données supprimées lors de l'enquête préliminaire.

Le tribunal de première instance de Salé poursuivra, le 4 décembre, le procès de Larbi Rich, poursuivi suite à l’accident du train à Bouknadel. Cette date a été fixée à l’issue de l’audience tenue ce mardi 27 novembre. Les avocats de Wafa Assurance (assureur de l’ONCF) ont réclamé un report afin de préparer leur défense. Il en est de même pour des victimes qui se sont nouvellement constituées parties civiles.

Malgré sa convocation par le tribunal, le représentant l’ONCF n’a pas répondu présent. La responsabilité de l'Office, en tant que transporteur, est invoquée. L'ONCF compte sur son assureur pour s’acquitter d’éventuelles indemnisations.

Quelques jours à peine après l’accident, l’Office avait appelé toutes les victimes à venir réclamer des dédommagements. Cette invitation au règlement amiable ne semble pas avoir séduit tout le monde. A chaque audience, de nouvelles personnes se manifestent auprès du tribunal pour demander réparation. Médias24 en a compté au moins une trentaine.

Certaines victimes se présentent même sans l’assistance d’un avocat. C’est le cas de ce jeune homme qui s’est présenté au juge muni de sa seule carte d’identité et d’un certificat médical. « Voulez-vous demander des dédommagements ?», lui dit le président. Le vingtenaire lui répond par l’affirmative.

Conducteur du train accidenté, Rich est accusé d’avoir involontairement provoqué la mort de 7 personnes et les blessures de 124 autres (le 125ème blessé, c’est lui). « Des faits graves » qui justifient selon le parquet la détention du prévenu. Une position que partage visiblement le juge, qui rejette systématiquement les demandes de liberté provisoire soumises par la défense.  

A l’heure où nous rédigions ces lignes, le président n’avait pas encore livré sa décision sur une énième demande de liberté.

L’audience de ce mardi est la quatrième. Mais nous en sommes encore aux demandes préliminaires. Ce qui n’empêche pas les parties de baliser le terrain à la future  bataille juridique. Parquet et défense se disent prêts à entamer les débats qui s’annoncent longs et lents. A commencer par la partie « vices de forme », qui sera entamée dès la prochaine audience.

Une expertise en langue arabe 

Lundi 5 novembre, la défense a reçu les copies des différentes expertises menées au cours de l’enquête préliminaire.  Il s’agit, entre autres, de rapports techniques et d’analyse numériques, d’un rapport d’accident de Bombardier et d’une analyse des fichiers récupérés du disque du DVR embarqué sur le train n°9.

Consultés par Médias24, tous ces documents ont été rédigés en langue française. Ce qui agace la défense. « L’arabe est la langue officielle de la Justice. En tant qu’avocat, je ne suis pas obligé de comprendre le français, qui plus est quand il s’agit de termes techniques. Pour sa part, le tribunal ne peut déchiffrer les expertises qu’en présence d’une traduction en langue arabe »,  estime Me Chouaki Ajana, avocat du prévenu.

Le parquet a une proposition : « On peut citer les personnes concernées par l’expertises. Elles pourront nous traduire le contenu des documents lors de l'audience, tout en expliquant les termes techniques », lance son représentant Rachid El Manjri, sans trouver écho auprès de la défense, qui insiste sur la traduction des documents en arabe.

Lui-même ancien cheminot, un des avocats n’a cure de la langue : « Nous ne voulons pas qu’un expert nous disent ce que les expertises contiennent. Nous voulons récupérer les données qui ont été supprimées du DVR ! », rétorque Me Mehdi Sabik. L’allusion est ici faite au disque dur de la caméra avant du TNR9. Le PV de la gendarmerie relève que son contenu a été effacé « par inadvertance » par un prestataire externe. Après cet incident, la gendarmerie royale a récupéré le DVR (disque dur externe qui enregistre les images filmées par la caméra du train) et confié à deux de ses services le soin de récupérer les fichiers du support effacé puis de les lire.

Malgré le formatage "par inadvertance" du disque dur, le département d'analyse numérique de la gendarmerie royale a pu le restaurer et récupérer 1557 fichiers. Le département de l'audiovisuel a malheureusement constaté que seuls 655 fichiers sont lisibles. Le plus récent d'entre eux date du mois de mai 2018. Aucun ne se rapporte à l'accident.

Techniquement, la demande de l’avocat est-elle réalisable ? Ce dernier affirme que oui : « A la question de savoir s’il pouvait récupérer les fichiers effacés, un des techniciens a affirmé qu’il n’était pas habilité à le faire, pas qu’il ne le pouvait pas ». Plus léger, un de ses confrères en appelle aux compétences techniques de « Derb Ghellaf ». « Là-bas, tout le monde sait que la suppression d’un fichier n’empêche pas sa récupération ». 

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