Saâdeddine Elotmani et Mohamed Amara convoqués au procès de Larbi Rich. Le juge a ordonné la traduction en arabe de tous les rapports éffectués par la Gendarmerie lors de l'enquête préliminaire. Une vingtaine de témoins convoqués par le tribunal.

Coup d’accélérateur dans le procès de Larbi Rich, conducteur du TNR9 ayant déraillé le 16 octobre à Bouknadel. Ce mardi 11 décembre, au tribunal de 1ère instance de Salé, le juge El Malki Hazim a annoncé plusieurs décisions importantes pour le cheminement de ce dossier.

Le président a décidé de convoquer d’une part, l’Etat marocain en la personne du Chef du gouvernement et d’autre part, le ministère de l’Equipement et du Transport en la personne de son représentant, Mohamed Amara. L’Agence judiciaire est également concernée par cette mesure.

Ces convocations ont été ordonnées suite à la demande de l’avocate de l’une des victimes, partie civile au procès. Les trois entités ont été greffées au dossier par le biais de « l’intervention forcée », mécanisme permettant d’introduire un tiers au procès. Leur présence est attendue à la prochaine audience, prévue le 25 décembre 2018.

Questionnée en marge de l’audience sur les motifs de la convocation de l’Etat et le département des transports, l’avocate invoque leur responsabilité civile dans l’accident qui a fait 7 morts et 125 blessés. Sachant que l’Office national des chemins de fer et son assureur, Wafa Assurance, sont déjà présents dans ce procès.

Par ailleurs, le juge a chargé le représentant du parquet, Rachid El Manjri, de fournir « une traduction en arabe des rapports effectués par  la Gendarmerie Royale » lors de l’enquête préliminaire. Il s’agit, entre autres, de rapports techniques et d’analyse numériques, d’un rapport d’accident de Bombardier et d’une analyse des fichiers récupérés du disque dur du DVR embarqué sur le train n°9.

Tous ces documents avaient été dressés en langue française. Ce que contestait la défense du prévenu, faisant valoir que « l’arabe est la langue officielle de la Justice ». Là encore, les versions traduites devront être versées d’ici le 25 décembre.

Une autre tache a été confiée au ministère public. M. El Manjri devra veiller à la convocation de plusieurs témoins. Ce mardi, le président en a cité 21, parmi lesquels des passagers du TNR9 ou des techniciens de l’ONCF. L’un des témoins, un étranger, devra se présenter en compagnie d’un traducteur assermenté.

Le 25 décembre, Larbi Rich aura passé deux mois et deux jours derrière les barreaux. Poursuivi le 23 octobre pour homicide et blessures involontaires, il avait été écroué le même jour.  Ce mardi, ses avocats ont réclamé pour la énième fois sa liberté provisoire. Pour sa part, le parquet invoque "la gravité des faits" comme motif de sa détention préventive. On reproche au conducteur d'avoir roulé à 158 Km/H dans une zone où la signalisation indiquait une vitesse limite de 60Km, provoquant ainsi le déraillement du train. 

Au moment où nous rédigions ces lignes, le juge El Malki n’avait pas encore rendu son verdict sur la liberté provisoire. 

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Saâdeddine Elotmani et Mohamed Amara convoqués au procès de Larbi Rich. Le juge a ordonné la traduction en arabe de tous les rapports éffectués par la Gendarmerie lors de l'enquête préliminaire. Une vingtaine de témoins convoqués par le tribunal. 

Coup d’accélérateur dans le procès de Larbi Rich, conducteur du TNR9 ayant déraillé le 16 octobre à Bouknadel. Ce mardi 11 décembre, au tribunal de 1ère instance de Salé, le juge El Malki Hazim a annoncé plusieurs décisions importantes pour le cheminement de ce dossier.

Le président a décidé de convoquer d’une part, l’Etat marocain en la personne du Chef du gouvernement et d’autre part, le ministère de l’Equipement et du Transport en la personne de son représentant, Mohamed Amara. L’Agence judiciaire est également concernée par cette mesure.

Ces convocations ont été ordonnées suite à la demande de l’avocate de l’une des victimes, partie civile au procès. Les trois entités ont été greffées au dossier par le biais de « l’intervention forcée », mécanisme permettant d’introduire un tiers au procès. Leur présence est attendue à la prochaine audience, prévue le 25 décembre 2018.

Questionnée en marge de l’audience sur les motifs de la convocation de l’Etat et le département des transports, l’avocate invoque leur responsabilité civile dans l’accident qui a fait 7 morts et 125 blessés. Sachant que l’Office national des chemins de fer et son assureur, Wafa Assurance, sont déjà présents dans ce procès.

Par ailleurs, le juge a chargé le représentant du parquet, Rachid El Manjri, de fournir « une traduction en arabe des rapports effectués par  la Gendarmerie Royale » lors de l’enquête préliminaire. Il s’agit, entre autres, de rapports techniques et d’analyse numériques, d’un rapport d’accident de Bombardier et d’une analyse des fichiers récupérés du disque dur du DVR embarqué sur le train n°9.

Tous ces documents avaient été dressés en langue française. Ce que contestait la défense du prévenu, faisant valoir que « l’arabe est la langue officielle de la Justice ». Là encore, les versions traduites devront être versées d’ici le 25 décembre.

Une autre tache a été confiée au ministère public. M. El Manjri devra veiller à la convocation de plusieurs témoins. Ce mardi, le président en a cité 21, parmi lesquels des passagers du TNR9 ou des techniciens de l’ONCF. L’un des témoins, un étranger, devra se présenter en compagnie d’un traducteur assermenté.

Le 25 décembre, Larbi Rich aura passé deux mois et deux jours derrière les barreaux. Poursuivi le 23 octobre pour homicide et blessures involontaires, il avait été écroué le même jour.  Ce mardi, ses avocats ont réclamé pour la énième fois sa liberté provisoire. Pour sa part, le parquet invoque "la gravité des faits" comme motif de sa détention préventive. On reproche au conducteur d'avoir roulé à 158 Km/H dans une zone où la signalisation indiquait une vitesse limite de 60Km, provoquant ainsi le déraillement du train. 

Au moment où nous rédigions ces lignes, le juge El Malki n’avait pas encore rendu son verdict sur la liberté provisoire. 

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