Au sortir de la Cour d'appel de Fès, Hamidine, main levée et doigts en signe de victoire, quitte les lieux sous les applaudissements de ses camarades au PJD

Première audience tendue du procès d'Abdelali Hamidine. Présence de Abdelaliah Benkirane et d'autres figures du PJD, venus soutenir leur camarade accusé de meurtre. La prochaine audience se tiendra en février 2019.

Abdelali Hamidine a comparu ce mardi 25 novembre devant la Chambre criminelle près la cour d’appel, où le PJDiste est poursuivi pour l’assassinat, il y a 25 ans, de Benaissa Ait El Jid.

Après une courte audience, la première de ce procès polémique, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 12 février 2019, les avocats ayant réclamé un « délai suffisant » pour préparer le dossier.

Plusieurs dizaines d’avocats se sont déclarés ce mardi auprès du Président. Médias24 en a compté une soixantaine venue plaider pour l’une ou l’autre partie. Plusieurs sources font état de 80 à 90 plaideurs.

Dans la salle 1 où se tient le procès, il n’y avait pas de places assises. Encore heureux d’avoir pu y accéder. Devant la porte principale de la Cour, les forces de l’ordre étaient fortement mobilisées pour filtrer les entrées. Avec le défi de contenir l’afflux de personnes venues suivre ce dossier médiatique. Du reste, il s’agissait aussi de sécuriser les abords de la juridiction, dans une ambiance manifestement tendue. 

Sur les bancs de l’assistance, la présence de Abdelalilah Benkirane, ancien Chef du gouvernement et de Abdellah Bouanou, président de commission à la Chambre des représentants a été très remarquée. Idem pour le maire de Fès, Driss El Azami Idrissi. Comme beaucoup d’autres figures du PJD, ils sont venus soutenir leur camarade qui s’est présenté en état de liberté provisoire. 

Présents en nombre, les soutiens de la victime Benaissa Ait El Jid ont pour leur part tenu un rassemblement avant, pendant et après l’audience. Les participants ont scandé des slogans dénonçant le crime survenu en 1993.

L’audience levée, Abdelali Hamidine a quant à lui quitté les lieux sous les applaudissements synchronisés de ses camarades. 

Visionnez notre vidéo retransmise en direct de la cour d'appel de Fès

En 1994, Hamidine avait été condamné à deux ans de prison ferme « pour participation à une rixe ayant entrainé la mort » d’Ait El Jid. Cette fois ci, le secrétaire régional du PJD est jugé en tant que coauteur « d’homicide avec préméditation et guet-apens », infraction passible de la peine capitale.

Les débats n’ayant pas encore démarré, c’est en marge de l’audience et devant les micros de la presse que se prépare la bataille juridique. Avec un petit air de déjà entendu: « Ce procès n’avait pas lieu d’être. Pour nous, l’affaire est réglée d’un point de vue légal. N’importe quel débutant en droit vous dira que ce n’est pas possible de juger une personne deux fois », affirme Me Abdessamad El Idrissi, avocat de l’accusé et membre du PJD, qui se dit néanmoins « confiant en la justice ».

Côté partie civile, Me Jaouad Touimi Benjelloun prévient que « toute déclaration susceptible de faire pression sur la Justice tombe sous le coup du code pénal ». Il rappelle qu’une « plainte » a déjà été soumise en ce sens à la Cour de cassation, en allusion à la requête pour « outrage à corps constitué » visant Mustapaha Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’homme. Ce dernier avait qualifié de « grotesque », l’inculpation de Hamidine.

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Première audience tendue du procès d'Abdelali Hamidine. Présence de Abdelaliah Benkirane et d'autres figures du PJD, venus soutenir leur camarade accusé de meurtre. La prochaine audience se tiendra en février 2019.

Abdelali Hamidine a comparu ce mardi 25 novembre devant la Chambre criminelle près la cour d’appel, où le PJDiste est poursuivi pour l’assassinat, il y a 25 ans, de Benaissa Ait El Jid.

Après une courte audience, la première de ce procès polémique, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 12 février 2019, les avocats ayant réclamé un « délai suffisant » pour préparer le dossier.

Plusieurs dizaines d’avocats se sont déclarés ce mardi auprès du Président. Médias24 en a compté une soixantaine venue plaider pour l’une ou l’autre partie. Plusieurs sources font état de 80 à 90 plaideurs.

Dans la salle 1 où se tient le procès, il n’y avait pas de places assises. Encore heureux d’avoir pu y accéder. Devant la porte principale de la Cour, les forces de l’ordre étaient fortement mobilisées pour filtrer les entrées. Avec le défi de contenir l’afflux de personnes venues suivre ce dossier médiatique. Du reste, il s’agissait aussi de sécuriser les abords de la juridiction, dans une ambiance manifestement tendue. 

Sur les bancs de l’assistance, la présence de Abdelalilah Benkirane, ancien Chef du gouvernement et de Abdellah Bouanou, président de commission à la Chambre des représentants a été très remarquée. Idem pour le maire de Fès, Driss El Azami Idrissi. Comme beaucoup d’autres figures du PJD, ils sont venus soutenir leur camarade qui s’est présenté en état de liberté provisoire. 

Présents en nombre, les soutiens de la victime Benaissa Ait El Jid ont pour leur part tenu un rassemblement avant, pendant et après l’audience. Les participants ont scandé des slogans dénonçant le crime survenu en 1993.

L’audience levée, Abdelali Hamidine a quant à lui quitté les lieux sous les applaudissements synchronisés de ses camarades. 

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En 1994, Hamidine avait été condamné à deux ans de prison ferme « pour participation à une rixe ayant entrainé la mort » d’Ait El Jid. Cette fois ci, le secrétaire régional du PJD est jugé en tant que coauteur « d’homicide avec préméditation et guet-apens », infraction passible de la peine capitale.

Les débats n’ayant pas encore démarré, c’est en marge de l’audience et devant les micros de la presse que se prépare la bataille juridique. Avec un petit air de déjà entendu: « Ce procès n’avait pas lieu d’être. Pour nous, l’affaire est réglée d’un point de vue légal. N’importe quel débutant en droit vous dira que ce n’est pas possible de juger une personne deux fois », affirme Me Abdessamad El Idrissi, avocat de l’accusé et membre du PJD, qui se dit néanmoins « confiant en la justice ».

Côté partie civile, Me Jaouad Touimi Benjelloun prévient que « toute déclaration susceptible de faire pression sur la Justice tombe sous le coup du code pénal ». Il rappelle qu’une « plainte » a déjà été soumise en ce sens à la Cour de cassation, en allusion à la requête pour « outrage à corps constitué » visant Mustapaha Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’homme. Ce dernier avait qualifié de « grotesque », l’inculpation de Hamidine.

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