Casablanca s'attaque à la gestion des panneaux d’affichage

En voilà un sujet qui fâche, eu égard aux forts lobbies qui y interviennent. Le Conseil arrivera-t-il à y mettre de l’ordre ? Une étude est en cours de finalisation pour recenser le parc et déterminer son potentiel réel.

Selon un communiqué publié le 24 mai par le Conseil de la ville, les premiers résultats de l’opération de recensement du mobilier urbain dédié à l’affichage publicitaire au niveau des arrondissements Casa-Anfa viennent d’être présentés.

Comme à l’accoutumée, le Conseil se contente d’une communication sommaire, une sorte d’énoncé de l’ordre du jour de la précédente réunion, sans jamais aller au fond des choses, ni dévoiler les premiers résultats évoqués.

Contacté par Médias24, Abdessamad Haiker, est resté fidèle à l’esprit du communiqué.

«Il sera difficile de vous dévoiler tous les résultats. Il y a beaucoup de détails. Il me faudrait deux jours pour tout dire», a répondu laconiquement le premier vice-président du Conseil.

«Donnez-nous alors les principales conclusions, le nombre de panneaux recensés, leur potentiel réel, le manque à gagner…», l’a-t-on interrogé.

«Je n’ai pas les détails en tête».

«Nous vous rappellerons, vous laissant le temps de consulter le document, alors»

«Il n’y a pas de document écrit»

«Des chiffres- clés alors ?»

M. Haikar finira par nous donner un seul chiffre, celui qui concerne l’arrondissement qu’il préside lui-même. «Au niveau du Maârif, les société d’affichages nous doivent 25MDH comme redevances au titre de 2016.

Les résultats finaux de l’étude menée depuis 3 mois par le cabinet de consulting et d’ingénierie «White House» seront prêts fin juin 2016. Ils  permettront, outre de recenser et de catégoriser les panneaux existants, de proposer un mode de gestion basé sur les nouvelles technologies.

«Chaque panneau sera doté d’une puce électronique qui donnera des informations mises à jour et centralisées sur sa localisation, si les redevances y afférentes sont payées, la société qui l’exploite…», ajoute M.Haikar.

Ce n’est pas la première fois que le Conseil de la ville déclare vouloir s’attaquer à l’anarchie qui règne dans la gestion de l’affichage à Casablanca. En 2013 déjà, l’ancien maire, Mohamed Sajid, avait annoncé des mesures d’urgence consistant à enlever tous les panneaux installés sans autorisation sur le domaine public. Il avait aussi évoqué le lancement d’une étude permettant de déterminer les lieux appropriés à l’affichage, le nombre de panneaux à consentir, ainsi que leur format.

On verra si cette fois sera la bonne.

 

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Comme à l’accoutumée, le Conseil se contente d’une communication sommaire, une sorte d’énoncé de l’ordre du jour de la précédente réunion, sans jamais aller au fond des choses, ni dévoiler les premiers résultats évoqués.

Contacté par Médias24, Abdessamad Haiker, est resté fidèle à l’esprit du communiqué.

«Il sera difficile de vous dévoiler tous les résultats. Il y a beaucoup de détails. Il me faudrait deux jours pour tout dire», a répondu laconiquement le premier vice-président du Conseil.

«Donnez-nous alors les principales conclusions, le nombre de panneaux recensés, leur potentiel réel, le manque à gagner…», l’a-t-on interrogé.

«Je n’ai pas les détails en tête».

«Nous vous rappellerons, vous laissant le temps de consulter le document, alors»

«Il n’y a pas de document écrit»

«Des chiffres- clés alors ?»

M. Haikar finira par nous donner un seul chiffre, celui qui concerne l’arrondissement qu’il préside lui-même. «Au niveau du Maârif, les société d’affichages nous doivent 25MDH comme redevances au titre de 2016.

Les résultats finaux de l’étude menée depuis 3 mois par le cabinet de consulting et d’ingénierie «White House» seront prêts fin juin 2016. Ils  permettront, outre de recenser et de catégoriser les panneaux existants, de proposer un mode de gestion basé sur les nouvelles technologies.

«Chaque panneau sera doté d’une puce électronique qui donnera des informations mises à jour et centralisées sur sa localisation, si les redevances y afférentes sont payées, la société qui l’exploite…», ajoute M.Haikar.

Ce n’est pas la première fois que le Conseil de la ville déclare vouloir s’attaquer à l’anarchie qui règne dans la gestion de l’affichage à Casablanca. En 2013 déjà, l’ancien maire, Mohamed Sajid, avait annoncé des mesures d’urgence consistant à enlever tous les panneaux installés sans autorisation sur le domaine public. Il avait aussi évoqué le lancement d’une étude permettant de déterminer les lieux appropriés à l’affichage, le nombre de panneaux à consentir, ainsi que leur format.

On verra si cette fois sera la bonne.

 

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