Dans un document de 14 pages publié lundi 5 septembre, Fitch Ratings juge “la performance des banques marocaines dépendante de l’économie domestique “. Fitch attire l’attention sur la “détérioration de la qualité des actifs détenus par les banques et une profitabilité sous pression ».

Disposant d’un double siège à Londres et à New York et de bureaux à Dubaï, Singapour et Hong Kong, Fitch est l’une trois principales agences de notation, de recherche et d’informations financières du monde.

Pas de reprise du crédit avant 2017

Fitch sort un petit carton jaune: “la profitabilité des banques marocaines est sous pression, en raison d’un manque de croissance au Maroc et des charges de crédits immobiliers importantes“, assènent les analystes.  Ces derniers mots soulignent la mauvaise solvabilité actuelle du marché de l’immobilier marocain, côté promoteurs et côté clientèle.

Côté promoteurs, de nouvelles dations seront conclues dans les prochains jours, au moins par deux grands groupes immobiliers. Elle viennent s’ajouter au stock déjà élevé de dations.

Fitch ne s’attend pas à une reprise du crédit “avant 2017“. L’agence financière table sur un taux de croissance économique inférieur à 2% en 2016 et de seulement 3% en 2017.

La publication de ce communiqué de Fitch intervient quelques semaines après la publication ce 5 septembre  de notes d’évaluation sur la BMCI et SGMB. La Banque Populaire et le Crédit du Maroc ne sont pas notés par Fitch.

AWB est notée  BB+/Stable/bb- et la BMCE Bank   BB+/Stable/b+.  La BP détient 27% du marché marocain, AWB 26%, la BMCE Bank 14%, la SGMB 7%, le BMCI et le Crédit du Maroc 5% chacune et 16% pour le reste.

Afrique: économies affaiblies

Cependant, note Fitch, la performance des trois plus importantes banques du pays, particulièrement l’activité de la BMCE Bank, continuent d’être soutenue par ses activités de crédit en Afrique subsaharienne.

Fitch s’attend à des profits exceptionnels au niveau des trois banques leaders (AWB, la BP et BMCE Bank), notamment grâce à leur gestion de portefeuille et à la baisse des taux d’intérêts de base de 25 points au premier trimestre 2016.

«La qualité des actifs est sous pression dans les banques marocaines»  écrit Fitch, qui regarde la qualité des actifs des banques marocaines «comme modeste selon les critères internationaux». «Les principales raisons, juge Fitch, sont la fragilité du secteur des PME, qui attend toujours un rebond de ses exportations vers l’Europe. Fitch cite également « les difficultés rencontrées par certains opérateurs économiques nationaux  et la baisse de demande de crédits en l’absence d’une forte croissance économique».

Fitch assure également que la situation est plus saine au sein des trois banques franco-marocaines, la Société Générale, la BMCI et le Crédit du Maroc en raison “d’une évaluation plus stricte de la politique de crédit“.

Sur le rôle d’AWB, de la BMCE et de la BP en Afrique, Fitch juge que «cette expansion est source de diversification de revenus, mais aussi de risques opérationnels et de crédit plus importants». «L’exposition substantielle des trois plus grandes banques à des économies africaines affaiblies pèse sur leur profil de risque». Selon Fitch, la BMCI est la seule «dont la capitalisation est égale à son profil de risque».

Fitch conclut en attirant l’attention sur le fait que le financement des banques marocaines est solide et stable, mais basé sur les dépôts non rémunérés de la clientèle, donc trop dépendant de la stricte économie domestique. “La liquidité s’est améliorée depuis 2013 et est satisfaisante“, juge Fitch, qui s’attend à ce que «cette tendance continue au moins jusqu’en 2017».

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Dans un document de 14 pages publié lundi  5 septembre, Fitch Ratings juge “la performance des banques marocaines dépendante de l’économie domestique “. Fitch attire l’attention sur la “détérioration de la qualité des actifs détenus par les banques et une profitabilité sous pression ».

Disposant d’un double siège à Londres et à New York et de bureaux à Dubaï, Singapour et Hong Kong, Fitch est l’une trois principales agences de notation, de recherche et d’informations financières du monde.

Pas de reprise du crédit avant 2017

Fitch sort un petit carton jaune: “la profitabilité des banques marocaines est sous pression, en raison d’un manque de croissance au Maroc et des charges de crédits immobiliers importantes“, assènent les analystes.  Ces derniers mots soulignent la mauvaise solvabilité actuelle du marché de l’immobilier marocain, côté promoteurs et côté clientèle.

Côté promoteurs, de nouvelles dations seront conclues dans les prochains jours, au moins par deux grands groupes immobiliers. Elle viennent s’ajouter au stock déjà élevé de dations.

Fitch ne s’attend pas à une reprise du crédit “avant 2017“. L’agence financière table sur un taux de croissance économique inférieur à 2% en 2016 et de seulement 3% en 2017.

La publication de ce communiqué de Fitch intervient quelques semaines après la publication ce 5 septembre  de notes d’évaluation sur la BMCI et SGMB. La Banque Populaire et le Crédit du Maroc ne sont pas notés par Fitch.

AWB est notée  BB+/Stable/bb- et la BMCE Bank   BB+/Stable/b+.  La BP détient 27% du marché marocain, AWB 26%, la BMCE Bank 14%, la SGMB 7%, le BMCI et le Crédit du Maroc 5% chacune et 16% pour le reste.

Afrique: économies affaiblies

Cependant, note Fitch, la performance des trois plus importantes banques du pays, particulièrement l’activité de la BMCE Bank, continuent d’être soutenue par ses activités de crédit en Afrique subsaharienne.

Fitch s’attend à des profits exceptionnels au niveau des trois banques leaders (AWB, la BP et BMCE Bank), notamment grâce à leur gestion de portefeuille et à la baisse des taux d’intérêts de base de 25 points au premier trimestre 2016.

«La qualité des actifs est sous pression dans les banques marocaines»  écrit Fitch, qui regarde la qualité des actifs des banques marocaines «comme modeste selon les critères internationaux». «Les principales raisons, juge Fitch, sont la fragilité du secteur des PME, qui attend toujours un rebond de ses exportations vers l’Europe. Fitch cite également « les difficultés rencontrées par certains opérateurs économiques nationaux  et la baisse de demande de crédits en l’absence d’une forte croissance économique».

Fitch assure également que la situation est plus saine au sein des trois banques franco-marocaines, la Société Générale, la BMCI et le Crédit du Maroc en raison “d’une évaluation plus stricte de la politique de crédit“.

Sur le rôle d’AWB, de la BMCE et de la BP en Afrique, Fitch juge que «cette expansion est source de diversification de revenus, mais aussi de risques opérationnels et de crédit plus importants». «L’exposition substantielle des trois plus grandes banques à des économies africaines affaiblies pèse sur leur profil de risque». Selon Fitch, la BMCI est la seule «dont la capitalisation est égale à son profil de risque».

Fitch conclut en attirant l’attention sur le fait que le financement des banques marocaines est solide et stable, mais basé sur les dépôts non rémunérés de la clientèle, donc trop dépendant de la stricte économie domestique. “La liquidité s’est améliorée depuis 2013 et est satisfaisante“, juge Fitch, qui s’attend à ce que «cette tendance continue au moins jusqu’en 2017».

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