EXCLUSIF. Bank Al Maghrib avance conjointement avec l’Agence nationale de réglementation des télécommunications, dans la mise en place d’une solution nationale de paiement mobile. Un vaste chantier qui s’inscrit dans une optique de réduction de la circulation du cash pour éviter les aléas qui entourent sa manipulation dans sa chaîne de collecte et d’acheminement.

Bank Al Maghrib estime que la solution du paiement mobile, qui sera introduite fin 2017, pourra capter 60 milliards de DH sur 5 ans: "Cela permettra aux opérateurs qui offrent cette solution, un gain très conséquent en matière de gestion du cash et en réduction des risques opérationnels", confie une source autorisée à la Banque centrale, contactée par Médias24.

Une aubaine pour les entreprises d'abord. Ces dernières collectent du cash auprès d’un réseau très dispersé (petits commerces et épiciers), et endurent différents problèmes de collecte, de sécurité et d’acheminement. Sans compter le coût que cela représente.

Les études menées par la Banque centrale et l’ANRT ont permis d’identifier les principaux flux de paiement en cash, représentant une enveloppe globale annuelle de 400 MMDH.

Ces flux sont au nombre de six: le versement des prestations sociales de faibles montants, les transferts nationaux entre particuliers de faibles montants, les achats de particuliers dans le commerce de détail, le paiement de factures de services en réseau, l’achat de recharges téléphoniques et le paiement des fournisseurs par les commerçants de détail.

L’appel d’offres public a été remporté par un groupement composé de BearingPoint, Atos et JohnsDay, institutions spécialisées en la matière. Il a été lancé conjointement par Bank Al Maghrib et l’ANRT afin de les accompagner dans la mise en œuvre effective d’une solution nationale de paiement mobile. Le consortium définira les spécifications techniques, fonctionnelles, économiques et organisationnelles du projet.

Pour rappel, Bank Al-Maghrib avait finalisé, après consultation des différents opérateurs, deux circulaires relatives aux conditions d’exercice des établissements de paiement et aux modalités d’offres de services de paiement. Elles ont été validées par le comité des établissements de crédit le 1er juin dernier.

Trois types de comptes de paiement

Ces circulaires énumèrent également les types de comptes de paiement qui pourront être ouverts chez les nouveaux "établissements de paiement", nouveaux opérateurs non bancaires qui seront habilités, en complément des établissements de crédit, à ouvrir des comptes et à offrir des services de paiement pour leur clientèle.

Ils sont au nombre de trois:

- Des comptes de paiement niveau 1: dont le plafond maximum ne doit, à aucun moment, dépasser un montant de 200 DH. L’ouverture de ces comptes requiert que le client dispose d’un numéro national de téléphonie mobile.

- Les comptes de paiement de niveau 2: dont le plafond ne doit pas être supérieur à 5.000 DH. L’ouverture du compte donne lieu au renseignement d’une fiche d’ouverture de compte au nom du titulaire, sur présentation d'un document d’identité officiel (en cours de validité, délivré par une autorité marocaine habilitée ou une autorité étrangère reconnue) portant la photographie du client et dont une copie est annexée à cette fiche.

- Les comptes de paiement de niveau 3: dont le plafond maximum ne doit, à aucun moment, dépasser un montant de 20.000 DH. L’ouverture du compte se fait suite à un entretien avec le titulaire du compte, en vue de recueillir tous les renseignements nécessaires pour vérifier son identité notamment le document d'identité officiel fourni pour l'identification ainsi qu’un justificatif de domicile.

Contrairement aux comptes de dépôts ouverts sur les livrets des banques, ces comptes sont plafonnés et ne donnent pas droit à la délivrance d’un chéquier, ni la possibilité d’avoir un crédit (y compris le découvert).

Un compte de paiement pour tous

"Le compte de paiement constitue une première étape d’inclusion financière et un outil de familiarisation des personnes pour la plupart non bancarisées aux services de paiement", souligne notre source.

Ainsi, la mise en place des établissements de paiement a principalement pour but de permettre l’instauration d’un environnement favorisant l’innovation, la création d’un marché concurrentiel des services de paiement et la démocratisation des opérations de paiement, notamment à travers les services financiers mobiles, de sorte à capter une population peu desservie aujourd’hui. Les banques ont également la possibilité, de leur côté, d’offrir le même types de services.

La Banque centrale note également qu’elle est en train d’affiner, avec les différentes parties prenantes, un ensemble d’incitations notamment d’ordre fiscal, afin de garantir la réussite de l’adoption de cette solution.

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EXCLUSIF. Bank Al Maghrib avance conjointement avec l’Agence nationale de réglementation des télécommunications, dans la mise en place d’une solution nationale de paiement mobile. Un vaste chantier qui s’inscrit dans une optique de réduction de la circulation du cash pour éviter les aléas qui entourent sa manipulation dans sa chaîne de collecte et d’acheminement.

Bank Al Maghrib estime que la solution du paiement mobile, qui sera introduite fin 2017, pourra capter 60 milliards de DH sur 5 ans: "Cela permettra aux opérateurs qui offrent cette solution, un gain très conséquent en matière de gestion du cash et en réduction des risques opérationnels", confie une source autorisée à la Banque centrale, contactée par Médias24.

Une aubaine pour les entreprises d'abord. Ces dernières collectent du cash auprès d’un réseau très dispersé (petits commerces et épiciers), et endurent différents problèmes de collecte, de sécurité et d’acheminement. Sans compter le coût que cela représente.

Les études menées par la Banque centrale et l’ANRT ont permis d’identifier les principaux flux de paiement en cash, représentant une enveloppe globale annuelle de 400 MMDH.

Ces flux sont au nombre de six: le versement des prestations sociales de faibles montants, les transferts nationaux entre particuliers de faibles montants, les achats de particuliers dans le commerce de détail, le paiement de factures de services en réseau, l’achat de recharges téléphoniques et le paiement des fournisseurs par les commerçants de détail.

L’appel d’offres public a été remporté par un groupement composé de BearingPoint, Atos et JohnsDay, institutions spécialisées en la matière. Il a été lancé conjointement par Bank Al Maghrib et l’ANRT afin de les accompagner dans la mise en œuvre effective d’une solution nationale de paiement mobile. Le consortium définira les spécifications techniques, fonctionnelles, économiques et organisationnelles du projet.

Pour rappel, Bank Al-Maghrib avait finalisé, après consultation des différents opérateurs, deux circulaires relatives aux conditions d’exercice des établissements de paiement et aux modalités d’offres de services de paiement. Elles ont été validées par le comité des établissements de crédit le 1er juin dernier.

Trois types de comptes de paiement

Ces circulaires énumèrent également les types de comptes de paiement qui pourront être ouverts chez les nouveaux "établissements de paiement", nouveaux opérateurs non bancaires qui seront habilités, en complément des établissements de crédit, à ouvrir des comptes et à offrir des services de paiement pour leur clientèle.

Ils sont au nombre de trois:

- Des comptes de paiement niveau 1: dont le plafond maximum ne doit, à aucun moment, dépasser un montant de 200 DH. L’ouverture de ces comptes requiert que le client dispose d’un numéro national de téléphonie mobile.

- Les comptes de paiement de niveau 2: dont le plafond ne doit pas être supérieur à 5.000 DH. L’ouverture du compte donne lieu au renseignement d’une fiche d’ouverture de compte au nom du titulaire, sur présentation d'un document d’identité officiel (en cours de validité, délivré par une autorité marocaine habilitée ou une autorité étrangère reconnue) portant la photographie du client et dont une copie est annexée à cette fiche.

- Les comptes de paiement de niveau 3: dont le plafond maximum ne doit, à aucun moment, dépasser un montant de 20.000 DH. L’ouverture du compte se fait suite à un entretien avec le titulaire du compte, en vue de recueillir tous les renseignements nécessaires pour vérifier son identité notamment le document d'identité officiel fourni pour l'identification ainsi qu’un justificatif de domicile.

Contrairement aux comptes de dépôts ouverts sur les livrets des banques, ces comptes sont plafonnés et ne donnent pas droit à la délivrance d’un chéquier, ni la possibilité d’avoir un crédit (y compris le découvert).

Un compte de paiement pour tous

"Le compte de paiement constitue une première étape d’inclusion financière et un outil de familiarisation des personnes pour la plupart non bancarisées aux services de paiement", souligne notre source.

Ainsi, la mise en place des établissements de paiement a principalement pour but de permettre l’instauration d’un environnement favorisant l’innovation, la création d’un marché concurrentiel des services de paiement et la démocratisation des opérations de paiement, notamment à travers les services financiers mobiles, de sorte à capter une population peu desservie aujourd’hui. Les banques ont également la possibilité, de leur côté, d’offrir le même types de services.

La Banque centrale note également qu’elle est en train d’affiner, avec les différentes parties prenantes, un ensemble d’incitations notamment d’ordre fiscal, afin de garantir la réussite de l’adoption de cette solution.

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