L’accord de principe signifie la fin de l’étape politique de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. La seconde étape sera juridique et ne devrait pas être très longue: ce sont les instruments de ratification et l’adaptation du traité fondateur de la CEDEAO. La dernière étape sera technique: il y aura des négociations d’adaptation, notamment sectorielle.

>Ce qu’en dit Nasser Bourita.

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a conduit la délégation marocaine à Monrovia. Le Roi Mohammed VI s’était désisté en raison du contexte né de la présence du premier ministre israélien.

"Il s’agit d’une décision très importante par laquelle les pays membres de la CEDEAO ont lancé trois messages importants, à savoir leur accord de principe sur l’adhésion du Maroc à cette organisation, la reconnaissance des liens forts et multidimensionnels unissant le Royaume et les pays de la CEDEAO et, en particulier, l’invitation adressée à SM le Roi pour prendre part au prochain sommet de cette organisation", a déclaré M. Bourita à la presse dans la soirée du dimanche 4 juin.
"Avec cette décision, la phase politique dans laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont déclaré politiquement qu’ils sont favorables à cette adhésion, vient d’être achevée", a ajouté le ministre.

La prochaine étape est juridique, et au cours de laquelle la commission doit examiner les dispositions juridiques à adapter pour rendre cette adhésion effective, et le Maroc entreprendra, de son côté, un travail juridique par rapport aux textes fondateurs de la CEDEAO.
La troisième étape concernant l’aspect technique , permettra, quant à elle par la suite, de négocier les différents secteurs et domaines qui constituent l’acquis de la CEDEAO, a-t-il enchaîné.
Après avoir rappelé que le Souverain a effectué plus de 25 visites dans les pays de la CEDEAO depuis 2001, au cours desquels plus de 600 accords ont été signés avec les pays de la CEDEAO, M. Bourita a souligné qu’au niveau économique, le Maroc est aujourd’hui le premier investisseur dans cette région avec presque les deux tiers des investissements étrangers extérieurs du Maroc qui se concentrent dans cette région.
Au niveau de la coopération sécuritaire, militaire et des liens humains, a-t-il poursuivi, cette décision vient conforter cet investissement et ces liens entre le Maroc et les pays de la CEDEAO et ouvre une nouvelle perspective pour la coopération entre les deux parties.

>Ce qu’en disent les milieux économiques.

Malgré l’existence de liens forts entre le Maroc et les 15 pays de la CEDEAO, le commerce entre les deux parties reste faible, le volume est inférieur à un milliard de dollars par an, moins de 4% des exportations du Maroc et moins de 2% de ses échanges globaux.

Les discussions techniques porteront notamment sur les convergences réglementaires. La CEDEAO est en effet un ensemble très intégré et le Maroc est plutôt dans une situation de convergence avec l’Europe

 

 

>Ce qu’est la CEDEAO.

La CEDEAO, Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, regroupe 15 Etats qui vont du Bénin (Cotonou) au Togo (Lomé) en passant par le Burkina Faso (Ouagadougou), Cabo Verde (Praia), Côte d’Ivoire (Abidjan), Gambie (Banjul), Ghana (Accra), Guinée (Conakry), Guinée-Bissau (Bissau), Libéria (Monrovia), Mali (Bamako), Niger (Niamey), Nigéria (Abuja), Sénégal (Dakar) et Sierra Leone (Freetown).

La continuité terrestre entre le Maroc et ces pays est interrompue par la sortie de la Mauritanie. Mais ce pays va peut-être réintégrer la CEDEAO qu’il avait quittée en 2000.

Il a déposé une demande pour un accord d’association qui a été examinée dimanche au cours du sommet de Monrovia. Le sommet a répondu en appelant la Mauritanie à déposer plutôt une demande de réintégration.

A cet ensemble, le Maroc va apporter un marché de 34 millions d’habitants, des accords de libre-échange avec l’Union européenne, les Etats-Unis, la Turquie et les Emirats arabes unis et une expertise en matière d’infrastructures, d’agriculture, de services délégués et de production d’engrais.

>Union douanière, libre circulation des biens et capitaux, liberté d’établissement et de résidence

Les pays-membres de la CEDEAO, 15 aujourd’hui, 16 demain avec le Maroc comme partenaire fiable, doivent abriter plus de 550 millions d’habitants en 2050.

Selon les chiffres 2015 de la Banque Mondiale le poids de cet ensemble est de 630 milliards de dollars de PIB nominal dont 490 milliards pour le Nigéria. Il représente donc le 21e PIB mondial. Avec le Maroc (103 milliards de dollars), il se hisserait au 18e rang mondial.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a pour objectif une intégration économique régionale très poussée avec un horizon de monnaie unique en 2020, voire 2022 selon les déclarations en marge du sommet de Monrovia. En attendant, ce qui existe aujourd’hui, c’est l’union douanière, la libre circulation des biens et des capitaux, la liberté d’établissement et de résidence et enfin des outils de convergence des politiques macro-économiques.

Le Maroc a déjà des accords bilatéraux avec 13 des 15 pays de la CEDEAO. Les relations sont donc très avancées. "Ce qui compte pour le Royaume, ce ne sont pas les opportunités commerciales, ni les débouchés. Nous ne sommes pas dans une logique mercantile. Ce qui compte, c'est la dynamique d'intégration régionale, le co-développement, le partenariat", nous déclare une source autorisée au sein du ministère marocain du Commerce extérieur.

Quoi de neuf ?
Rendez-vous Partenaires
  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.

L’accord de principe signifie la fin de l’étape politique de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. La seconde étape sera juridique et ne devrait pas être très longue: ce sont les instruments de ratification et l’adaptation du traité fondateur de la CEDEAO. La dernière étape sera technique: il y aura des négociations d’adaptation, notamment sectorielle.

>Ce qu’en dit Nasser Bourita.

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a conduit la délégation marocaine à Monrovia. Le Roi Mohammed VI s’était désisté en raison du contexte né de la présence du premier ministre israélien.

"Il s’agit d’une décision très importante par laquelle les pays membres de la CEDEAO ont lancé trois messages importants, à savoir leur accord de principe sur l’adhésion du Maroc à cette organisation, la reconnaissance des liens forts et multidimensionnels unissant le Royaume et les pays de la CEDEAO et, en particulier, l’invitation adressée à SM le Roi pour prendre part au prochain sommet de cette organisation", a déclaré M. Bourita à la presse dans la soirée du dimanche 4 juin.
"Avec cette décision, la phase politique dans laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont déclaré politiquement qu’ils sont favorables à cette adhésion, vient d’être achevée", a ajouté le ministre.

La prochaine étape est juridique, et au cours de laquelle la commission doit examiner les dispositions juridiques à adapter pour rendre cette adhésion effective, et le Maroc entreprendra, de son côté, un travail juridique par rapport aux textes fondateurs de la CEDEAO.
La troisième étape concernant l’aspect technique , permettra, quant à elle par la suite, de négocier les différents secteurs et domaines qui constituent l’acquis de la CEDEAO, a-t-il enchaîné.
Après avoir rappelé que le Souverain a effectué plus de 25 visites dans les pays de la CEDEAO depuis 2001, au cours desquels plus de 600 accords ont été signés avec les pays de la CEDEAO, M. Bourita a souligné qu’au niveau économique, le Maroc est aujourd’hui le premier investisseur dans cette région avec presque les deux tiers des investissements étrangers extérieurs du Maroc qui se concentrent dans cette région.
Au niveau de la coopération sécuritaire, militaire et des liens humains, a-t-il poursuivi, cette décision vient conforter cet investissement et ces liens entre le Maroc et les pays de la CEDEAO et ouvre une nouvelle perspective pour la coopération entre les deux parties.

>Ce qu’en disent les milieux économiques.

Malgré l’existence de liens forts entre le Maroc et les 15 pays de la CEDEAO, le commerce entre les deux parties reste faible, le volume est inférieur à un milliard de dollars par an, moins de 4% des exportations du Maroc et moins de 2% de ses échanges globaux.

Les discussions techniques porteront notamment sur les convergences réglementaires. La CEDEAO est en effet un ensemble très intégré et le Maroc est plutôt dans une situation de convergence avec l’Europe

 

 

>Ce qu’est la CEDEAO.

La CEDEAO, Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, regroupe 15 Etats qui vont du Bénin (Cotonou) au Togo (Lomé) en passant par le Burkina Faso (Ouagadougou), Cabo Verde (Praia), Côte d’Ivoire (Abidjan), Gambie (Banjul), Ghana (Accra), Guinée (Conakry), Guinée-Bissau (Bissau), Libéria (Monrovia), Mali (Bamako), Niger (Niamey), Nigéria (Abuja), Sénégal (Dakar) et Sierra Leone (Freetown).

La continuité terrestre entre le Maroc et ces pays est interrompue par la sortie de la Mauritanie. Mais ce pays va peut-être réintégrer la CEDEAO qu’il avait quittée en 2000.

Il a déposé une demande pour un accord d’association qui a été examinée dimanche au cours du sommet de Monrovia. Le sommet a répondu en appelant la Mauritanie à déposer plutôt une demande de réintégration.

A cet ensemble, le Maroc va apporter un marché de 34 millions d’habitants, des accords de libre-échange avec l’Union européenne, les Etats-Unis, la Turquie et les Emirats arabes unis et une expertise en matière d’infrastructures, d’agriculture, de services délégués et de production d’engrais.

>Union douanière, libre circulation des biens et capitaux, liberté d’établissement et de résidence

Les pays-membres de la CEDEAO, 15 aujourd’hui, 16 demain avec le Maroc comme partenaire fiable, doivent abriter plus de 550 millions d’habitants en 2050.

Selon les chiffres 2015 de la Banque Mondiale le poids de cet ensemble est de 630 milliards de dollars de PIB nominal dont 490 milliards pour le Nigéria. Il représente donc le 21e PIB mondial. Avec le Maroc (103 milliards de dollars), il se hisserait au 18e rang mondial.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a pour objectif une intégration économique régionale très poussée avec un horizon de monnaie unique en 2020, voire 2022 selon les déclarations en marge du sommet de Monrovia. En attendant, ce qui existe aujourd’hui, c’est l’union douanière, la libre circulation des biens et des capitaux, la liberté d’établissement et de résidence et enfin des outils de convergence des politiques macro-économiques.

Le Maroc a déjà des accords bilatéraux avec 13 des 15 pays de la CEDEAO. Les relations sont donc très avancées. "Ce qui compte pour le Royaume, ce ne sont pas les opportunités commerciales, ni les débouchés. Nous ne sommes pas dans une logique mercantile. Ce qui compte, c'est la dynamique d'intégration régionale, le co-développement, le partenariat", nous déclare une source autorisée au sein du ministère marocain du Commerce extérieur.

  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Quoi de neuf ?

A lire aussi


Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.