Face à l'ampleur de la dette des EEP, l’Etat envisage une restructuration financière

À fin 2016, les dettes de financement des EEP, hors dettes sociales, ont atteint 261,3 milliards de dirhams, selon le Rapport sur les Etablissements et Entreprises Publics accompagnant le PLF. Une dette qui a grossit de 7,6% par rapport à son niveau enregistré en 2015.

Cette situation peut s’avérer handicapante pour les entreprises publiques. Pour cette raison, une réflexion est en cours ayant pour objet la mise en oeuvre d’une restructuration financière des cinq principaux EEP emprunteurs. Le gouvernement espère dans un premier temps réussir à baisser le volume de la dette extérieure des plus grands comptes. 

Pour pouvoir financer leurs programmes d’investissement, les EEP recourent aux emprunts en complément de leur autofinancement et l‘accompagnement budgétaire de l’Etat.

Selon le rapport détaillé du ministère des finances publié dans le cadre des documents du PLF2018, 80% de la dette globale des EEP est contractée par six entités. Il s’agit de l’OCP, l’ONEE, ADM, l’ONCF, MASEN et le groupe TMSA. Ces dernières réalisent d’importants programmes d’investissement et accompagnent l’Etat dans ses politiques et ses plans stratégiques.

A fin 2016, le groupe OCP est celui qui cumule la plus grosse dette à hauteur de 61,4 milliards de DH, en hausse de 12% par rapport à une année plutôt. La dette contractée par le groupe présidé par Mostafa Terrab est à relativiser. OCP détient les plus grosses réserves mondiales de phosphates et son plan stratégique, volontariste, va lui conférer une meileure rentabilité ainsi qu'un déploiement international.

L’ONEE a vu sa dette augmenter de 3% en 2016 pour atteindre 57,5 milliards de dirhams. La société nationale des Autoroutes du Maroc, qui est à la deuxième étape du reprofilage de sa dette, cumule à fin 2016 une dette de 41 milliards de dirhams.

Le transporteur national, ONCF, porte une dette de 26,4 milliards de dirhams, soit 10% en hausse en comparaison avec 2015. Enfin, MASEN a explosé son endettement entre 2015 et 2016. L’entreprise présidée par Mustapha El Bakkoury a vu sa dette progresser de 61%, pour s’établir à 15,6 milliards de dirhams.
En face de cela, le rapport livre aussi des détails sur les bons élèves des EEP, notamment en matière d’endettement. Le groupe TMSA, et malgré le fait qu’il fait partie des plus gros emprunteurs, a réussi à baisser le niveau de sa dette en 2016. Cette dernière a reculé de 1%, soit 11,2 milliards de dirhams. Le Groupe Crédit Agricole du Maroc a réussi a faire baisser sa dette de 20%, qui s’affiche à 6 milliards de dirhams.
En plus du fait qu’elles s’endettent en interne, de nombreux EEP lèvent des fonds sur les marchés internationaux. Leur part dans la dette extérieure publique a atteint 54% à fin 2016, soit une hausse de 1,1 points par rapport à 2015. En d’autres termes, les entreprises publiques ont cumulé une dette de 168 milliards de dirhams à fin 2016. L’Etat s’est porté garant pour 68% de ce montant.

Sur le rapport sur les Etablissements et Entreprises Publics accompagnant le PLF, l’on apprend que le rythme d’augmentation a connu une décélération entre les trois dernières années. En tous les cas, 93% de ces dettes sont concentrés au niveau de 10 EEP, avec 156,9 milliards de dirhams à fin 2016.

Pour rappel, le portefeuille public est composé à fin juin 2017 de 253 EEP répartis comme suit: 210 établissements publics et 43 entreprises publiques à participation directe du Trésor.

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À fin 2016, les dettes de financement des EEP, hors dettes sociales, ont atteint 261,3 milliards de dirhams, selon le Rapport sur les Etablissements et Entreprises Publics accompagnant le PLF. Une dette qui a grossit de 7,6% par rapport à son niveau enregistré en 2015.

Cette situation peut s’avérer handicapante pour les entreprises publiques. Pour cette raison, une réflexion est en cours ayant pour objet la mise en oeuvre d’une restructuration financière des cinq principaux EEP emprunteurs. Le gouvernement espère dans un premier temps réussir à baisser le volume de la dette extérieure des plus grands comptes. 

Pour pouvoir financer leurs programmes d’investissement, les EEP recourent aux emprunts en complément de leur autofinancement et l‘accompagnement budgétaire de l’Etat.

Selon le rapport détaillé du ministère des finances publié dans le cadre des documents du PLF2018, 80% de la dette globale des EEP est contractée par six entités. Il s’agit de l’OCP, l’ONEE, ADM, l’ONCF, MASEN et le groupe TMSA. Ces dernières réalisent d’importants programmes d’investissement et accompagnent l’Etat dans ses politiques et ses plans stratégiques.

A fin 2016, le groupe OCP est celui qui cumule la plus grosse dette à hauteur de 61,4 milliards de DH, en hausse de 12% par rapport à une année plutôt. La dette contractée par le groupe présidé par Mostafa Terrab est à relativiser. OCP détient les plus grosses réserves mondiales de phosphates et son plan stratégique, volontariste, va lui conférer une meileure rentabilité ainsi qu'un déploiement international.

L’ONEE a vu sa dette augmenter de 3% en 2016 pour atteindre 57,5 milliards de dirhams. La société nationale des Autoroutes du Maroc, qui est à la deuxième étape du reprofilage de sa dette, cumule à fin 2016 une dette de 41 milliards de dirhams.

Le transporteur national, ONCF, porte une dette de 26,4 milliards de dirhams, soit 10% en hausse en comparaison avec 2015. Enfin, MASEN a explosé son endettement entre 2015 et 2016. L’entreprise présidée par Mustapha El Bakkoury a vu sa dette progresser de 61%, pour s’établir à 15,6 milliards de dirhams.
En face de cela, le rapport livre aussi des détails sur les bons élèves des EEP, notamment en matière d’endettement. Le groupe TMSA, et malgré le fait qu’il fait partie des plus gros emprunteurs, a réussi à baisser le niveau de sa dette en 2016. Cette dernière a reculé de 1%, soit 11,2 milliards de dirhams. Le Groupe Crédit Agricole du Maroc a réussi a faire baisser sa dette de 20%, qui s’affiche à 6 milliards de dirhams.
En plus du fait qu’elles s’endettent en interne, de nombreux EEP lèvent des fonds sur les marchés internationaux. Leur part dans la dette extérieure publique a atteint 54% à fin 2016, soit une hausse de 1,1 points par rapport à 2015. En d’autres termes, les entreprises publiques ont cumulé une dette de 168 milliards de dirhams à fin 2016. L’Etat s’est porté garant pour 68% de ce montant.

Sur le rapport sur les Etablissements et Entreprises Publics accompagnant le PLF, l’on apprend que le rythme d’augmentation a connu une décélération entre les trois dernières années. En tous les cas, 93% de ces dettes sont concentrés au niveau de 10 EEP, avec 156,9 milliards de dirhams à fin 2016.

Pour rappel, le portefeuille public est composé à fin juin 2017 de 253 EEP répartis comme suit: 210 établissements publics et 43 entreprises publiques à participation directe du Trésor.

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