Réponse étrange ou incomplète de la part de M. Rabbah, ministre de l'Energie et à ce titre, portant la tutelle du secteur raffinage.

Dans une réponse lue en son nom mardi 14 novembre à la Chambre des conseillers, le ministre de l'Energie, Aziz Rabbah a qualifié les retombées économiques de la crise de la Samir d'"obsolètes".

"Le déficit causé par l'absence de la société des marchés de production et de distribution des produits pétroliers a été comblé", a souligné le ministre.

Il a expliqué que l'intervention de nombreux acteurs économiques dans le domaine a permis de renforcer la compétitivité, de dépasser les situations de monopole et de réduire les risques de domination du marché par un seul acteur économique.

Il a, de même, affirmé qu'il a été procédé à la compensation des répercussions économiques, suite à l'arrêt de l'activité de la Samir, à travers des mécanismes créés par le marché ouvert basés sur la liberté et l'initiative individuelle. De nombreuses entreprises ont commencé à réaliser des investissements égal ou supérieur à ceux réalisés par la Samir, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le ministre a relevé que le gouvernement a veillé au versement des salaires de l'ensemble des employés de la Samir depuis le déclenchement de la crise, suite à une levée partielle de la saisie conservatoire sur tous les comptes de la raffinerie par le service des douanes.

Il a, à cet égard, expliqué que les employés reçoivent leur salaire par priorité, conformément aux articles 1241 et 1242 du Code des contrats et des obligations ainsi que des accords de joint-venture (les articles de 504 au 510 du Code civil).

Si l'on se base sur ce compte rendu, transmis par les services de M. Rabbah à la MAP, cette réponse du ministre appelle les remarques suivantes:

1. M. Rabbah veut-il dire que la fermeture de la raffinerie n'a aucun impact et pourrait être envisagée?

2. La situation fatale de la raffinerie est-elle provoquée par une mauvaise gestion, voire davantage que mauvaise, ou bien par le marché ce qui aurait rendu le raffinage inutile?

3. Si le raffinage est devenu inutile, pourquoi les opérateurs s'approvisionnaient-ils auprès de la Samir? C'est bien parce qu'elle était compétitive...

4. Si le problème de la Samir est venu du marché, donc M. Rabbah donne raison à Al-Amoudi.

5. La liquidation de la Samir ou son redémarrage sont un problème national. Il concerne tout le Maroc:

- la ville de Mohammédia, les salariés, les sous-traitants.

- les créanciers dont le premier est l'Etat. La Samir doit à l'Etat au moins 15 milliards de DH, soit 1,5% du PIB. 

- la totalité des créances se monte à 35 à 45 MMDH, entre 3,5 et 4,5% du PIB. Si cela s'évapore, M. Rabbah peut-il dire qu'il n'ya pas de retombées économiques?

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Réponse étrange ou incomplète de la part de M. Rabbah, ministre de l'Energie et à ce titre, portant la tutelle du secteur raffinage. 

Dans une réponse lue en son nom mardi 14 novembre à la Chambre des conseillers, le ministre de l'Energie, Aziz Rabbah a qualifié les retombées économiques de la crise de la Samir d'"obsolètes".

"Le déficit causé par l'absence de la société des marchés de production et de distribution des produits pétroliers a été comblé", a souligné le ministre.

Il a expliqué que l'intervention de nombreux acteurs économiques dans le domaine a permis de renforcer la compétitivité, de dépasser les situations de monopole et de réduire les risques de domination du marché par un seul acteur économique.

Il a, de même, affirmé qu'il a été procédé à la compensation des répercussions économiques, suite à l'arrêt de l'activité de la Samir, à travers des mécanismes créés par le marché ouvert basés sur la liberté et l'initiative individuelle. De nombreuses entreprises ont commencé à réaliser des investissements égal ou supérieur à ceux réalisés par la Samir, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le ministre a relevé que le gouvernement a veillé au versement des salaires de l'ensemble des employés de la Samir depuis le déclenchement de la crise, suite à une levée partielle de la saisie conservatoire sur tous les comptes de la raffinerie par le service des douanes.

Il a, à cet égard, expliqué que les employés reçoivent leur salaire par priorité, conformément aux articles 1241 et 1242 du Code des contrats et des obligations ainsi que des accords de joint-venture (les articles de 504 au 510 du Code civil).

Si l'on se base sur ce compte rendu, transmis par les services de M. Rabbah à la MAP, cette réponse du ministre appelle les remarques suivantes:

1. M. Rabbah veut-il dire que la fermeture de la raffinerie n'a aucun impact et pourrait être envisagée?

2. La situation fatale de la raffinerie est-elle provoquée par une mauvaise gestion, voire davantage que mauvaise, ou bien par le marché ce qui aurait rendu le raffinage inutile?

3. Si le raffinage est devenu inutile, pourquoi les opérateurs s'approvisionnaient-ils auprès de la Samir? C'est bien parce qu'elle était compétitive...

4. Si le problème de la Samir est venu du marché, donc M. Rabbah donne raison à Al-Amoudi.

5. La liquidation de la Samir ou son redémarrage sont un problème national. Il concerne tout le Maroc:

- la ville de Mohammédia, les salariés, les sous-traitants.

- les créanciers dont le premier est l'Etat. La Samir doit à l'Etat au moins 15 milliards de DH, soit 1,5% du PIB. 

- la totalité des créances se monte à 35 à 45 MMDH, entre 3,5 et 4,5% du PIB. Si cela s'évapore, M. Rabbah peut-il dire qu'il n'ya pas de retombées économiques?

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