Ce sont les producteurs de clémentines berkanaises qui s’inquiètent. Les calibres des fruits ont été impactés par le stress hydrique de l’été passé. Pour les autres variétés, les yeux sont rivés sur début 2018.

Si l’on se base sur les chiffres de l’EACCE (Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations), la campagne agrumicole semble bien lancée. Les exportations couvrant la période allant du 1er septembre au 30 novembre 2017 ont grimé à 177.200 tonnes, en croissance de 7% par rapport au même trimestre de  la précédente saison.

La campagne en cours est également marquée par une croissance significative sur les principaux marchés, notamment l’Union Européenne avec un taux de l’ordre de 54% et le Canada avec 20%, selon les données de l’EACCE.

Ces statistiques sont globales, incluant toutes les variétés d’agrumes, y compris les oranges.  

Cependant, du côté des producteurs de clémentine, l’inquiétude est palpable. "A Berkane, cette variété a souffert de problèmes d’irrigation entre juin et aout 2017 avec des coupures d’eau provenant des barrages. Cette période correspond à celle du grossissement du fruit. Sous stress hydrique, les clémentines de Berkane n’ont pas profité des quantités suffisantes en eau pour avoir le bon calibre exportable", nous explique Khalid Bounajma, président de l’Ascam (Association des conditionneurs d’agrumes au Maroc).

Certains d'entre eux seront obligés de se retourner vers le marché local, peu rémunérateur et dont la demande est limitée. L’année dernière par exemple, de grandes quantités ont servi à l’alimentation du bétail.

Pour les autres variétés d’agrumes, les producteurs croisent les doigts. "Etant en pleine période de cueillette, les pluies auront un effet indirect sur la production de la saison à venir, en reconstituant la nappe phréatique et en améliorant les niveaux de remplissage des barrages qui serviront à l’irrigation par la suite. L’attente commencera réellement à partir de début 2018 pour préparer la prochaine saison. L’arbre, une fois taillé, entrera en hivernation et devra être alimenté par la suite  en eau pour préparer la feuille qui va porter le fruit de l’année suivante", ajoute M. Bounajma.

"Pour le moment, tout va bien", insiste-t-il.

"Les volumes de production des agrumes risquent de baisser d’une manière générale, d'après de nombreux producteurs avec lesquels nous sommes en contact permanent, mais cette évolution négative sera compensée en grande partie par l’entrée en production de nouvelles plantations à partir de cette année", estime, pour sa part, Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome.

"Les baisses de production toucheront également l’Espagne, la Turquie et l’Egypte", ajoute-t-il.

Les prévisions du ministère de l’Agriculture n’ont pas encore été communiquées. " Ce sont ces données en termes de production attendue qui donneront la visibilité nécessaire aux producteurs pour définir leur politique commerciale et négocier leurs prix de vente",  poursuit M. Guennouni.

Rappelons que les exportations au titre de 2016-2017 ont atteint 650.000 tonnes, avec un profil variétal dominé par les clémentines , la Maroc Late  et les Navels .

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Ce sont les producteurs de clémentines berkanaises qui s’inquiètent. Les calibres des fruits ont été impactés par le stress hydrique de l’été passé. Pour les autres variétés, les yeux sont rivés sur début 2018.  

Si l’on se base sur les chiffres de l’EACCE (Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations), la campagne agrumicole semble bien lancée. Les exportations couvrant la période allant du 1er septembre au 30 novembre 2017 ont grimé à 177.200 tonnes, en croissance de 7% par rapport au même trimestre de  la précédente saison.

La campagne en cours est également marquée par une croissance significative sur les principaux marchés, notamment l’Union Européenne avec un taux de l’ordre de 54% et le Canada avec 20%, selon les données de l’EACCE.

Ces statistiques sont globales, incluant toutes les variétés d’agrumes, y compris les oranges.  

Cependant, du côté des producteurs de clémentine, l’inquiétude est palpable. "A Berkane, cette variété a souffert de problèmes d’irrigation entre juin et aout 2017 avec des coupures d’eau provenant des barrages. Cette période correspond à celle du grossissement du fruit. Sous stress hydrique, les clémentines de Berkane n’ont pas profité des quantités suffisantes en eau pour avoir le bon calibre exportable", nous explique Khalid Bounajma, président de l’Ascam (Association des conditionneurs d’agrumes au Maroc).

Certains d'entre eux seront obligés de se retourner vers le marché local, peu rémunérateur et dont la demande est limitée. L’année dernière par exemple, de grandes quantités ont servi à l’alimentation du bétail.

Pour les autres variétés d’agrumes, les producteurs croisent les doigts. "Etant en pleine période de cueillette, les pluies auront un effet indirect sur la production de la saison à venir, en reconstituant la nappe phréatique et en améliorant les niveaux de remplissage des barrages qui serviront à l’irrigation par la suite. L’attente commencera réellement à partir de début 2018 pour préparer la prochaine saison. L’arbre, une fois taillé, entrera en hivernation et devra être alimenté par la suite  en eau pour préparer la feuille qui va porter le fruit de l’année suivante", ajoute M. Bounajma.

"Pour le moment, tout va bien", insiste-t-il.

"Les volumes de production des agrumes risquent de baisser d’une manière générale, d'après de nombreux producteurs avec lesquels nous sommes en contact permanent, mais cette évolution négative sera compensée en grande partie par l’entrée en production de nouvelles plantations à partir de cette année", estime, pour sa part, Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome.

"Les baisses de production toucheront également l’Espagne, la Turquie et l’Egypte", ajoute-t-il.

Les prévisions du ministère de l’Agriculture n’ont pas encore été communiquées. " Ce sont ces données en termes de production attendue qui donneront la visibilité nécessaire aux producteurs pour définir leur politique commerciale et négocier leurs prix de vente",  poursuit M. Guennouni.

Rappelons que les exportations au titre de 2016-2017 ont atteint 650.000 tonnes, avec un profil variétal dominé par les clémentines , la Maroc Late  et les Navels .

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