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Lahlimi: "L'agriculture, premier contributeur à la croissance et à la hausse du niveau de vie" 

Jeudi 11 janvier 2018 à 16h29
Lahlimi:
 

Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au Plan, a consacré une partie de sa traditionnelle conférence de presse sur la situation économique, au monde agricole. Il a préconisé de relever le niveau des investissements dans ce secteur, pour des raisons de sécurité alimentaire, de niveau de vie des populations et pour développer l'activité agro-industrielle. Le volume d’investissement dans le secteur primaire ne représente que 10% de la valeur ajoutée qu’il crée.

Voici les extraits les plus significatifs des propos d'Ahmed Lahlimi sur le monde agricole. La conférence de presse a eu lieu mercredi 10 janvier à Casablanca. 

>Une croissance agricole en amélioration tendancielle, toujours soumise aux aléas de la météorologie

Après une année 2016 marquée par une sécheresse éprouvante, une bonne gestion de ses effets et de ses séquelles sur 2017 et le bénéfice d’une pluviométrie bien répartie dans le temps et l’espace auraient permis à notre pays de réaliser, au cours de cette année 2017, une meilleure année agricole.

Le secteur primaire aurait, dans ces conditions, amélioré sa valeur ajoutée de 15% accompagnée d’une reprise relative de l’emploi après 3 années de baisses successives, d’une réduction du déficit chronique de la balance commerciale agricole, d’une reconstitution de la trésorerie des agriculteurs et d’une augmentation des crédits agricoles à l’équipement.

En 2018, il devrait s’inscrire dans le prolongement de la tendance enregistrée au cours des 10 dernières années, confortée par la mise en œuvre des programmes publics d’appui à la production et à l’organisation des agriculteurs, mais pénalisé par le retour, au cours des derniers mois de 2017, du déficit de la pluviométrie et l’accentuation de l’amplitude thermique.

>La baisse prévue de la valeur ajoutée à -2,1% en 2018, contribue à cette alternance de mauvaises et bonnes campagnes agricoles à laquelle s’est habituée l’économie marocaine en attendant que les réformes du secteur apportent leurs pleins effets dans la durée qu’ils requièrent. [NDLR: au final et grâce aux dernières pluies, 2017-2018 ne sera pas une saison de sècheresse. Elle sera tout au plus marquée par un certain déficit pluviométrique dans quelques régions]

Lahlimi relève:

- Le taux de croissance moyen de l’agriculture s’est nettement amélioré au cours des 10 dernières années: 3% entre 2000 et 2007 à 7,3% entre 2008 et 2017.

- L’agriculture est, parmi tous les secteurs, premier contributeur à la croissance de l’économie nationale et l’amélioration du niveau de vie de la population.

- Le volume d’investissement dont bénéficie le secteur primaire ne représente que 10% de la valeur ajoutée qu’il crée.

- Le relèvement du niveau de l’investissement est requis par la nécessaire sécurité alimentaire du pays et le développement de son potentiel d’industrie agroalimentaire pour diversifier le tissu productif national et accroitre sa compétitivité.

Deux préoccupations sont listées par le Haut commissaire:

-La baisse structurelle du niveau de remplissage des barrages à 35% en décembre 2017, après 71,2% il y’a 4 ans : Cela représente une menace sur l’avenir des cultures irriguées et des produits de l’élevage, si important facteur de résilience du secteur de l’agriculture aux effets de la sécheresse.

-La tendance structurelle à la baisse du taux d’activité en milieu rural passant de 63,1% en 1999 à 52,3% en 2017, ce qui risque à terme de pénaliser les capacités de modernisation des exploitations et la diversification des activités de production et des services dans le milieu rural.

Le Maroc est ainsi appelé à:

- Systématiser la mobilisation des ressources hydriques par la viabilisation des équipements réalisés dans ce domaine aussi bien au niveau des infrastructures lourdes qu’à celui des équipements d’irrigation  et le recours à l’exploitation des technologies  non conventionnelles pour l’apport de nouvelles  sources hydriques.

Accélérer la modernisation des techniques culturales et des modes de production agricole, en vue de réduire les besoins potentiels futurs en main d’œuvre agricole.

- Améliorer en même temps les structures sociales d’accueil d’un salariat agricole moderne par le relèvement des niveaux des salaires et les conditions de vie en termes d’habitat et de services sociaux et culturels en milieu rural.

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