"Nous ne pouvons permettre au Maroc de prospecter devant nos îles". Dixit la coalition au pouvoir dans l'archipel canarien, selon le journal électronique Canariasenred du 13 janvier.

Selon Canariasend, la Coalition nationaliste à la tête du gouvernement autonome a présenté des motions de rejet auprès des institutions politiques de l’archipel contre le démarrage des forages pétroliers marocains, via la société d’hydrocarbures ENI, dans les eaux territoriales du Royaume.

Les prospections s’effectueront sur une superficie de 23.900 kilomètres carrés et jusqu’à une profondeur de 1.000 mètres, en face des villes marocaines de Sidi Ifni, Tan-Tan et Tarfaya.

La coalition rappelle qu’elle s’était déjà jointe aux Canariens, trois ans auparavant, quand ils s’étaient opposés aux prospections menées par Repsol dans les eaux territoriales espagnoles. Ses mobiles sont écologiques et économiques à la fois, car elle estime que les forages risquent d’abîmer la biodiversité maritime et de mettre en danger le tourisme dans les îles, en cas de "marée noire". 

Des garanties environnementales 

Le président du gouvernement régional, Fernando Clavijo, a exprimé de son côté, son intention d'agir en commandant une étude à un cabinet d'avocats, spécialisé en droit international.

Son ministre de l’Economie, Pedro Manuel Ortega, a fait lui aussi part de son inquiétude, estimant toutefois que "les relations se font d’Etat à Etat" et que c’est au gouvernement central de réagir.

Selon Canarias ahorra la réaction de ce dernier, ne s’est pas faite attendre, par le biais de sa déléguée aux Iles Canaries, Mercedes Roldós, qui a contesté le 11 janvier la possibilité d'intervenir: "Ce sont des eaux de juridiction marocaine", a-t-elle déclaré. "La seule chose qui peut être faite est de demander des informations au gouvernement marocain et des garanties environnementales, rien de plus".

Il sera en tout cas difficile pour le gouvernement espagnol de se départir de sa neutralité, dans la mesure où il avait fortement soutenu, en 2014, les forages initiés sous son égide, dans une zone beaucoup plus proche des Iles Canaries, que ne le sont les prospections marocaines.

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Les prospections s’effectueront sur une superficie de 23.900 kilomètres carrés et jusqu’à une profondeur de 1.000 mètres, en face des villes marocaines de Sidi Ifni, Tan-Tan et Tarfaya.

La coalition rappelle qu’elle s’était déjà jointe aux Canariens, trois ans auparavant, quand ils s’étaient opposés aux prospections menées par Repsol dans les eaux territoriales espagnoles. Ses mobiles sont écologiques et économiques à la fois, car elle estime que les forages risquent d’abîmer la biodiversité maritime et de mettre en danger le tourisme dans les îles, en cas de "marée noire". 

Des garanties environnementales 

Le président du gouvernement régional, Fernando Clavijo, a exprimé de son côté, son intention d'agir en commandant une étude à un cabinet d'avocats, spécialisé en droit international.

Son ministre de l’Economie, Pedro Manuel Ortega, a fait lui aussi part de son inquiétude, estimant toutefois que "les relations se font d’Etat à Etat" et que c’est au gouvernement central de réagir.

Selon Canarias ahorra la réaction de ce dernier, ne s’est pas faite attendre, par le biais de sa déléguée aux Iles Canaries, Mercedes Roldós, qui a contesté le 11 janvier la possibilité d'intervenir: "Ce sont des eaux de juridiction marocaine", a-t-elle déclaré. "La seule chose qui peut être faite est de demander des informations au gouvernement marocain et des garanties environnementales, rien de plus".

Il sera en tout cas difficile pour le gouvernement espagnol de se départir de sa neutralité, dans la mesure où il avait fortement soutenu, en 2014, les forages initiés sous son égide, dans une zone beaucoup plus proche des Iles Canaries, que ne le sont les prospections marocaines.

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