C’est ce mercredi 14 février, que se réuniront les membres du Conseil de ville de Casablanca, au titre de la seconde partie de la session ordinaire du mois de février. Parmi les 8 points qui seront soumis au vote, on sait d’ores et déjà que l’un d’entre eux fera l’objet de vives discussions: la création d’un centre de maintenance automobile dans l’arrondissement Moulay Rachid.

L’ordre du jour de la réunion du Conseil communal, qui se tient mercredi 14 février, comprend 8 points en tout et pour tout. 5 d’entre eux portent sur l’octroi de terrains communaux en vue de l’implantation d’équipements publics – dont trois en faveur de la Sûreté nationale.

Deux autres points concernent le plan d’action communal et l’élection de représentants communaux au sein de différents organes du Conseil.

Toutefois, la discussion de l’un des points à l’ordre du jour risque de créer de vives tensions. Le Conseil soumettra en effet au vote un projet de convention, entre la commune de Casablanca et la SNTL (Société nationale de transport et de logistique).

Le projet en question porte sur la création d’un centre de maintenance automobile au sein de l’arrondissement Moulay Rachid. Ce centre devrait regrouper en un seul lieu l’ensemble des métiers automobiles: mécanique, tôlerie, peinture, électricité auto,…

Sur le papier, ce projet recèle un réel potentiel économique. Le centre créera 700 à 800 emplois directs et permettra de structurer les métiers de la maintenance automobile. Il comprendra également un centre de formation dont bénéficieront en premier lieu les jeunes de Moulay Rachid.

Sauf que le projet se heurte à un obstacle de taille: "Lorsqu’ils ont été consultés, les élus de l’arrondissement Moulay Rachid ont refusé la construction de ce centre sur leur territoire, arguant du fait qu’il y a d’autres priorités et des projets plus intéressants à développer sur ce terrain", nous explique Lhoucine Nasrollah, élu communal et président de la commission de l’Urbanisme, de l’aménagement du territoire et de l’environnement.

D’un point de vue purement procédural, les élus de l’arrondissement Moulay Rachid peuvent émettre un avis consultatif, mais le pouvoir décisionnaire reste entre les mains du Conseil de la ville, qui est appelé à trancher mercredi.

"La SNTL nous a assuré de sa disponibilité. Les infrastructures du centre seront en location, et la commune pourra ainsi récupérer gratuitement les locaux sous un délai de 20-30 ans. Aucun élu sensé ne pourrait rejeter une convention signée avec une entreprise publique, pour un projet générateur d’emplois et créateur de valeur", s’étonne Nasrollah.

Pour le président de la commission Urbanisme, le blocage dont ce centre fait l’objet est symptomatique du manque de vision dont font preuve les membres du Conseil de ville: "La gestion communale de l’actuel conseil n’accorde aucun intérêt à la création d’emplois. Ils se contentent de gérer les affaires courantes". Nasrollah, qui est également président du groupe de l’Istiqlal au sein de la Commune, compte interpeller différentes parties prenantes au sujet du Plan d’action communal, qui ne seraient pas à la hauteur des attentes des Casablancais. Affaire à suivre…

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C’est ce mercredi 14 février, que se réuniront les membres du Conseil de ville de Casablanca, au titre de la seconde partie de la session ordinaire du mois de février. Parmi les 8 points qui seront soumis au vote, on sait d’ores et déjà que l’un d’entre eux fera l’objet de vives discussions: la création d’un centre de maintenance automobile dans l’arrondissement Moulay Rachid.

L’ordre du jour de la réunion du Conseil communal, qui se tient mercredi 14 février, comprend 8 points en tout et pour tout. 5 d’entre eux portent sur l’octroi de terrains communaux en vue de l’implantation d’équipements publics – dont trois en faveur de la Sûreté nationale.

Deux autres points concernent le plan d’action communal et l’élection de représentants communaux au sein de différents organes du Conseil.

Toutefois, la discussion de l’un des points à l’ordre du jour risque de créer de vives tensions. Le Conseil soumettra en effet au vote un projet de convention, entre la commune de Casablanca et la SNTL (Société nationale de transport et de logistique).

Le projet en question porte sur la création d’un centre de maintenance automobile au sein de l’arrondissement Moulay Rachid. Ce centre devrait regrouper en un seul lieu l’ensemble des métiers automobiles: mécanique, tôlerie, peinture, électricité auto,…

Sur le papier, ce projet recèle un réel potentiel économique. Le centre créera 700 à 800 emplois directs et permettra de structurer les métiers de la maintenance automobile. Il comprendra également un centre de formation dont bénéficieront en premier lieu les jeunes de Moulay Rachid.

Sauf que le projet se heurte à un obstacle de taille: "Lorsqu’ils ont été consultés, les élus de l’arrondissement Moulay Rachid ont refusé la construction de ce centre sur leur territoire, arguant du fait qu’il y a d’autres priorités et des projets plus intéressants à développer sur ce terrain", nous explique Lhoucine Nasrollah, élu communal et président de la commission de l’Urbanisme, de l’aménagement du territoire et de l’environnement.

D’un point de vue purement procédural, les élus de l’arrondissement Moulay Rachid peuvent émettre un avis consultatif, mais le pouvoir décisionnaire reste entre les mains du Conseil de la ville, qui est appelé à trancher mercredi.

"La SNTL nous a assuré de sa disponibilité. Les infrastructures du centre seront en location, et la commune pourra ainsi récupérer gratuitement les locaux sous un délai de 20-30 ans. Aucun élu sensé ne pourrait rejeter une convention signée avec une entreprise publique, pour un projet générateur d’emplois et créateur de valeur", s’étonne Nasrollah.

Pour le président de la commission Urbanisme, le blocage dont ce centre fait l’objet est symptomatique du manque de vision dont font preuve les membres du Conseil de ville: "La gestion communale de l’actuel conseil n’accorde aucun intérêt à la création d’emplois. Ils se contentent de gérer les affaires courantes". Nasrollah, qui est également président du groupe de l’Istiqlal au sein de la Commune, compte interpeller différentes parties prenantes au sujet du Plan d’action communal, qui ne seraient pas à la hauteur des attentes des Casablancais. Affaire à suivre…

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